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Top 10 : Allemagne vs Pays-Bas

Trente-neuvième affrontement entre les ennemis héréditaires. Dixième clash officiel et on sait depuis la finale de la Coupe du monde 74 que ce n’est jamais un match comme un autre…

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RFA - Pays-Bas (2-1), finale de la Coupe du monde, 7 juillet 1974, Munich
À voir la Coupe du monde 74, on aurait dit que les hippies avaient gagné la bataille. Tous ces putains de beatniks en culottes courtes avec leurs coupes atroces, wouah… Heureusement au milieu du bordel, il y avait ce gringalet orange (avec son maillot à deux bandes) au port aristocratique de prince russe qui éclaboussait alentour de toute sa classe. En 1974, Franz Beckenbauer avait gagné le championnat d’Allemagne, la C1 et la Coupe du monde, et, à la fin de l’année, c’est Johan Cruyff qui avait gagné le Ballon d’Or. Ça situe l’altitude à laquelle lévitait le bonhomme…

Pays-Bas - Empire allemand (4-4), amical, 5 avril 1914, Amsterdam
En ce temps-là, les Prussiens avaient des frontières quelque peu évolutives et changeaient souvent de nom. Va pour l’Empire allemand, premier blaze de la Nationalmannschaft. Ça marquait déjà pas mal, ça encaissait beaucoup aussi. Deux ans auparavant, il y avait déjà eu un nul prolifique (5-5) à Zwolle. Le début d’une saga…

RFA - Pays-Bas (1-2), demi-finale Euro, 21 juin 1988, Hambourg
Remplaçant au début de la compétition, Marco van Basten va vite renvoyer la concurrence et l’adversité à leurs études. Après la défaite initiale contre l’URSS (0-1) et son triplé contre l’Angleterre (3-1), le Rossonnero se réjouit de retrouver l’Allemagne de l’Ouest en demi-finale. Avant le match, il rappelle, comme la plupart de ses coéquipiers néerlandais, avoir pleuré après la finale de 1974 - il avait 10 ans. Pendant le match, il crucifie Immel à deux minutes de la fin (2-1). Comme en 1974, en 1980 et en 1990, le vainqueur du match entre frères ennemis gagne le tournoi…

Pays-Bas - République de Weimar (2-3), amical, 31 octobre 1926, Amsterdam
L’Empire allemand vit cette sorte de parenthèse (dés)enchantée qu’on connaît sous le nom de République de Weimar. Il panse ses plaies, de la Première Guerre mondiale à la révolution spartakiste avortée. Ses nazis font déjà des leurs dans les brasseries munichoises (1923). Son équipe nationale de football, qui est une puissance mineure, même si elle joue un quart de finale aux J.O 1928, évolue dans l’indifférence. Alors, elle dispute des parties de campagne contre ses voisins de palier…

Pays-Bas - RFA (2-2), deuxième tour Coupe du monde, 18 juin 1978, Cordoba
Quatre Allemands et cinq Néerlandais sont des survivants de la finale de Munich. La magie n’est plus là chez les Oranje, tout comme Cruyff, dont l’absence fait jaser. Bien qu’inférieure, la RFA mène deux fois au score, mais Haan, d’une frappe bestiale de trente-cinq mètres, et Van de Kerkhof (à six minutes de la fin) égalisent à chaque fois. La Hollande perdra, ensuite, en finale contre l’Argentine (1-3). C’était écrit…

RFA - Pays-Bas (3-2), phase de poules Euro, 14 juin 1980, Naples
De cet Euro, on se souvient surtout des deux buts de Hrubesch en finale. Juste avant, il y eut cet affrontement de titans où les Allemands ont mené trois à zéro, trois buts de Klaus Allofs, intenable en ce samedi après-midi de printemps très new wave, pile entre le suicide de Ian Curtis, le chanteur de Joy Division, en mai, et la mort par overdose de celui des Ruts, Malcom Owen, en juillet. Des anges trépassent et la RFA qui gagne à la fin. Comme toujours… Dans la foulée, la sélection allemande new look, avec Matthaüs et Schuster (vite parti néanmoins), fera trois finales de Coupe du monde de rang…

IIIe Reich - Pays-Bas (2-2), « amical » , 31 janvier 1937, Düsseldorf
Quatre ans après l’avènement d’Hitler, trois ans avant la Blitzkrieg du printemps 40 en Belgique, aux Pays-Bas et en France, la sélection du IIIe Reich disputait quelques rencontres amicales. Pour soigner les RP peut-être. Pour faire quelques repérages… Tout le monde savait depuis, au moins, les Jeux Olympiques de Berlin 1936 que cela allait mal finir. Et ça a mal fini…

Pays-Bas - RFA (1-2), phase de poules Coupe du monde, 24 juin 1990, Milan
Dix ans et dix jours plus tard, le remake en Italie. Les deux équipes se sont déjà affrontées en éliminatoires (deux nuls) pour Italia 90 et le contentieux monte dans les tours. Völler et Rijkaard sont expulsés tôt dans le match (21e). L’Allemagne, étincelante en début de tournoi, attend les champions d’Europe dans son camp. Une merveille de Klinsmann (60e), une douceur de Brehme du droit (85e) expédient la Mannschaft en quarts. À sa place. Celle qu’elle occupe sans discontinuer depuis 1954, dans le grand huit de la Coupe du monde.

Pays-Bas - Allemagne (3-1), phase de poules Euro, 18 juin 1992, Göteborg
Comme en 1980, les ennemis héréditaires sont dans la même poule. Ils en sortiront tous les deux. Comme les Tchèques en 76, les Danois achèveront tour à tour les deux favoris du tournoi dans le même ordre : Pays-Bas en hors-d’œuvre, l’Allemagne en dessert. Comme toujours, les Allemands s’en sortent bien puisque, si cette défaite (on jouait là le troisième match du 1er tour) s’était accompagnée d’une victoire de la CEI, ils ne se seraient pas qualifiés pour les demi-finales… Mais bon…

Allemagne - Pays-Bas (1-1), phase de poules Euro, 15 juin 2004, Porto
Longtemps, on a connu l’Allemagne qui jouait souvent mal, qui énervait à chaque fois et qui gagnait presque toujours (on exagère un peu). Maintenant, on voit une Allemagne qui propose un football brillant et agréable, qui séduit jusqu’à ses plus fervents détracteurs, mais qui ne remporte plus de titres. Entre-temps, il y eut cette Mannschaft catastrophique, comme aux Euros 2000 et 2004, dont il y a peu à dire si ce n’est qu’elle est sortie très tôt comme une vulgaire sélection lambda…


Par Rico Rizzitelli
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Me souviens du but de Van Basten face à l'Allemagne, chez elle, à deux minutes de la fin. Demi-finale 88. Quel coup de tonnerre!

Les autres confrontations ne m'ont pas marqué. Sinon, le crachat de Rijkaard à Voëller.

Pas vu la finale de 74, trop marmot.
big teddy Niveau : DHR
moi ce qui m'à marqué surtout c'est que outre le fait que le but de van basten soit un indéniable bijoux, c'est qu'on ne dit jamais que la hollande s'est fait rentré dedans comme jamais n'à que peu existé dans cette finale et durant certaine périodes plus ou moins longue de ce match s'est littéralement fait marché dessus, par des soviet vraiment pas récompensés. mais bon comme on dit, on ne retient que le vainqueur.
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