Top 10 : 31 Août

Il aura fallu attendre les derniers jours pour que le mercato s'emballe. Et ce n'est peut-être pas fini. Retour sur 10 évènements qui font que le 31 août n'est jamais un jour comme les autres.

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A Madrid, en 2005.

Avec Luxemburgo et ses entraînements dans le sable, le Real croit qu'il est possible de mettre fin au règne du tandem Ronaldinho–Rijkaard. Le dernier jour du mercato, Florentino Perez fait même taire les sceptiques. Pour 25 millions d'euros, il enlève Sergio Ramos au FC Séville, la première recrue espagnole de son règne. A l'époque, la presse se moque. A ce tarif, il fallait apparemment acheter le prometteur Antonio Puerta. Bon, Ramos, lui, est toujours en poste.


A Marseille, en 2004.

4e journée de Ligue 1, 70e minute. Lancé à la limite du hors-jeu, Laurent Batlles frappe au-dessus contre Metz. Derrière, un certain Franck Ribéry traverse le Vélodrome pour plonger l'OM d'Anigo dans le doute. Persuadé que le club doit changer de schéma avec le départ de Drogba, celui qui est alors entraîneur solde celui qu'il avait désigné comme son successeur, Mido, à la Roma. Le club lui avait pourtant payé une cure d'amincissement à Merano. Pour le remplacer, le chauve veut Fabrice Fiorèse du PSG, apparemment parfait pour jouer dans un 442 avec un duo d'attaque Bamogo–Luyindula. Un coup de génie.


A Lyon, en 2004.

Dans le même temps, Lyon a ce qu'on appelle une main heureuse. Après trois titres de champion de France, les Gones ne démarrent pas de la meilleure façon la dernière année Le Guen. Dix joueurs sont partis (dont Müller, Carrière, Dhorasoo, Luyindula), seuls Abidal et Frau sont venus. Alors le dernier jour du mercato, Aulas sort le chéquier. Wiltord, en fin de contrat avec Arsenal, est prié de ne pas rejoindre le Werder Brême. Du Brésil, Marcelo ramène Cris, un mec qui n'a pas réussi à Leverkusen et un jeune prometteur, Nilmar. L'OL n'aura jamais été aussi impressionnant.


A Bordeaux, en 2005.

Les mercatos à Bordeaux, ce n'est jamais bien fou. Alors le 31 août, on s'entraîne intensivement, on ne cherche pas à comprendre. Ce jour-là, l'Inter cherche pourtant activement un arrière gauche. Et comme les Intéristes sont encore dans leur période où ils font n'importe quoi, ils contactent l'agent de Jemmali. Celui-ci, trop heureux de l'aubaine, harcèle son client de messages. Peine perdue, le portable était resté aux vestiaires et, à 18h30, il était trop tard. Ça ne tient parfois à rien d'avoir la carrière de Jérémie Bréchet.


A Manchester, en 2008.

Malgré deux titres de champion, Robinho sait qu'il ne sera jamais le petit prince de Madrid. Le feeling ne passe pas avec Bernabeu. Alors va pour la Premier League sous les ordres du père spirituel, Luiz Felipe Scolari en poste à Chelsea. Problème, les négociations traînent en longueur. Déterminé malgré tout, le Brésilien accepte de rejoindre dans la soirée Manchester City. Le nouveau riche -le nouveau Chelsea en quelque sorte ; oui, c'est dur de s'y retrouver. C'est sans doute pour ça que pour sa première conférence de presse, le meneur de jeu parlera de sa fierté de rejoindre... Chelsea.


A Monaco, en 2003.

En proie à de grosses difficultés financières, l'ASM est obligé de dégraisser. Jean-Louis Campora est même prié de dégager. Pourtant, les joueurs veulent rester tous ensemble, et à l'exception de Marquez qui part à Barcelone, tous font la soude d'oreille. Au bout de 4 journées, Deschamps obtient gain de cause. En même temps, Nonda s'est fait broyer la jambe à Paris. Pierre Svara, les mêmes lunettes que Dominique Grimault, dit banco pour un prêt de Morientes, avec un Real qui prend une partie de son salaire en charge. C'est bête, c'est lui qui les sortira en Ligue des Champions.


A Marseille, en 2001.

Jusqu'au bout, Bernard Tapie aura foiré son mercato de retour. Dans la nuit du 31 août, ça discute sec avec Pascal Nouma et son staff. L'accord sera trouvé... dix minutes après l'heure fatidique. Pierre Dubiton aura beau quémander un cachet de la Poste conciliant, rien n'y fera : Nouma sera considéré comme joker et Youri Djorkaeff ne pourra donc être pris. Assurément la plus sombre période de l'histoire de l'OM.


A Paris, en 2004.

Avec Vahid Halilohdzic, le PSG est de retour en Ligue des Champions. Mais force est de constater que le club ne veut pas y mettre les moyens. Pas de renforcement d'effectif, que du remplacement poste pour poste, Heinze laisse sa place à Armand, Déhu à Yepes, Sorin à Rothen. Coach Vahid tire encore plus la gueule qu'à l'accoutumée. En bon copain, Francis Graille tente de lui redonner le sourire. Le dernier jour du mercato, il met à disposition du Bosniaque Fabrice Pancrate, qui vient du Mans pour 3 millions d'euros et Charles-Edouard Coridon. Leur brouille part sûrement de là.


A Londres, en 2007.

William Gallas avait réussi à quitter Chelsea pour Arsenal avec un argument incroyable : « Si vous me laissez sur le terrain, je marque contre mon camp » . Cela a donné des idées à Lassana Diarra. La grosse tête commence à être appelée par Domenech. Ce serait bête de rater le train sous prétexte d'être remplaçant en club. L'ancien Havrais fait donc le forcing pour aller à Arsenal. Il se cassera six mois plus tard à Portsmouth. Tout ça pour ça...


A Nancy, en 2005.

Jacques Rousselot aurait pu se frotter les mains. Nancy aurait pu réussir là où Marseille a échoué quatre ans auparavant : faire venir Mario Jardel et lui faire signer un contrat. Seulement voilà, la forme du Brésilien n'a pas bonne haleine. Alors dans la dernière ligne droite des négociations, le président nancéen se ravise. Va pour un essai de 15 jours supplémentaires. Vexé, le goaleador s'envole illico pour la Turquie où il enterrera sa carrière à Ankara.

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