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Tolisso, un moment d’égarement

Son tacle de cowboy sur Fabien Lemoine lors du dernier derby fait encore beaucoup parler. Il faut dire que le geste était d’une rare violence. Pourtant, il est à des années-lumière de la personnalité de son auteur, Corentin Tolisso. Un garçon qui a laissé le souvenir de quelqu’un de calme et charmant à tous ceux qu’il a croisés.

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«  J’ai complètement craqué à la fin du match. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé. J’ai fait un très mauvais geste. Je suis désolé. Je n’ai pas pris conscience des conséquences que ça pouvait avoir pour moi et mon équipe. C’est un mauvais exemple que je donne aux plus jeunes. Je suis déçu de ce geste, qui est à bannir des terrains de foot. C’est inexcusable. » Trois jours après le derby, Corentin Tolisso fait amende honorable, au micro de RMC, en présentant ses excuses pour son geste dangereux sur Fabien Lemoine. À savoir, un tacle animalesque dans les dernières secondes de la rencontre. Dangereux et gratuit. Bête et méchant. Soit quelque chose d’assez étrange, quand on s’intéresse à la personnalité du joueur de l’OL. « Ce geste ne colle pas du tout avec l’image que j’ai de Corentin, pose Cyrille Dolce, qui a coaché le bonhomme du côté de l’OL, en U13. Je ne l’ai jamais, mais alors vraiment jamais, vu avoir une réaction intempestive par rapport à l’arbitre ou à un adversaire. Il n’avait que la gaieté du jeu. » Sylvère Paillot, qui a joué avec Coco durant quatre ans à l’académie lyonnaise, va même plus loin dans le raisonnement : « Son tacle m’a surpris, car ça ne lui correspond pas. D’ailleurs, je suis persuadé qu’il s’est passé quelque chose juste avant pour qu’il réagisse comme ça. Je connais quelques mecs qui ont joué avec Lemoine et, on ne va pas se mentir, c’est un type qui cherche vraiment la merde sur le terrain. Donc à mon avis, il a dû dire quelque chose à Coco et ce n’est pas anodin que ce soit lui qui prenne ce tacle-à.  » Une façon plutôt engagée de prendre la défense de celui qu’il juge aux antipodes du joueur qu’il a vu péter les plombs sur la pelouse de Geoffroy-Guichard.

« Il n’est pas du tout dans la provocation »


Pourtant, ce craquage fait écho à d’autres situations houleuses dans lesquelles s’est retrouvé Tolisso. L’année dernière, Pierre-Yves Polomat lui adressait quelques mots doux dans le tunnel du Parc OL. Cette saison, Benjamin Mendy a vu rouge après lui avoir balancé un coup de savate. De là à y voir un joueur qui serait un brin provocateur, à l’image de Thiago Motta, il n’y a qu’un pas. Mais qui serait dans la mauvaise direction, selon Grégoire Viricel, qui a évolué pendant près de huit ans aux côtés du milieu de terrain dans les équipes de jeunes gones : « Il n’a pas l’habitude d’avoir des mots sur le terrain, franchement, il reste vraiment calme. Après, bien sûr, il est agressif, mais dans le bon sens du terme. Dans le jeu, quoi. Ce n’est pas quelqu’un qui a peur de mettre le pied ou d’aller au duel, mais il n’est pas du tout dans la provocation. » Même son de cloche du côté de Sylvère Paillot : « Je ne l’ai jamais vu prendre de carton rouge pour de mauvais gestes. D’ailleurs, dans mon souvenir, je crois qu’il en a pris un seul, et ce n’était pas un attentat. Loin de là. » Loin d’être un bourreau, donc. Finalement, ce serait presque l’inverse, même. Car celui qui était au-dessus de la mêlée d’un point de vue technique, avait l’habitude de prendre un paquet de coups. Sans que ses nerfs explosent pour autant : « Des coups, il en prenait souvent, mais sans se rebiffer plus que ça. Il restait calme et zen, comme à son habitude. » L’image que le bonhomme vient de s’offrir avec ce tacle aberrant serait donc erronée.

« Un gamin adorable »


Mais Tolisso a déjà la possibilité de la changer. Jeune, le garçon a encore le temps de corriger ce genre de défaut et faire en sorte que ce geste reste finalement anecdotique dans la mémoire collective. Lemoine pas blessé, sa suspension levée, Corentin Tolisso peut désormais se reconcentrer sur le football. Ce qu’il sait faire de mieux, finalement. Comme il l’a prouvé le week-end dernier face à Dijon. Car c’est bien lui qui, après avoir manqué les deux précédentes rencontres, a sorti son équipe du tunnel dijonnais. Un doublé qui a permis de maintenir l’OL à flot avant que Lacazette et Fekir ne viennent valider le succès lyonnais dans le foulée. Un match plein qui aura rappelé l’essentiel : Corentin Tolisso est avant tout un putain de bon joueur de football. D’une polyvalence rare. Technique, buteur, solide, défensif, rapide et costaud, celui qui n’a pas encore vingt-trois piges fait déjà office de pièce maîtresse dans l’entrejeu lyonnais. D’ailleurs, l’OL aura bien besoin de son numéro huit pour conserver cette quatrième place. Et mieux encore, pour essayer de faire quelque chose sur la scène européenne. En tout cas, s’il ne perd plus ses nerfs et, par la même occasion, son temps, nul doute que le natif de Tarare est à l’aube d’une belle et grande carrière. Pour cela, ne reste plus qu’à redevenir, ou plutôt rester le môme qu’il était. Celui qu’a connu Cyrille Dolce : « Un gamin adorable et exemplaire, sur comme en dehors du terrain. Toujours la banane, bien élevé, poli, tout le temps positif. Non, vraiment, c’était un chouette gamin, Coco. »




Par Gaspard Manet
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