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Toko-Ekambi : « Hache-P, c’est du cainri façon Paris ! »

Issu du 13e arrondissement de Paris, le buteur du SCO d’Angers Karl Toko-Ekambi a été, quelques années durant, membre du groupe de rap MZ, dissous il y a un peu moins d’un an. En compagnie de son ami Hache-P, ancien de la MZ désormais lancé dans une carrière en solo, Toko-Ekambi se confie sur cette partie de son passé avant l'affiche face au PSG.

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Karl et Hache-P, votre amitié est issue du 13e arrondissement de Paris, où vous vous rencontrez pour la première fois à dix ans. Expliquez-nous un peu d’où vient votre passion pour le rap...
KTE : À la base, c’étaient nos grands frères qui rappaient dans notre quartier, donc on s’y intéressait. Les faits remontent, c’est difficile de trouver l’origine exacte, mais ce sont eux qui nous ont motivé à nous lancer.

Pourquoi Hache-P, au fait ?
Hache-P : Mon vrai prénom c’est Ange-Patrick, et je voulais quelque chose qui soit dans la même sonorité, tout simplement.

Et toi Karl, tu avais choisi MC Loka...
KTE : Loka, c’est lié à Karl. Et puis en espagnol, fou se traduit par loco. Loka, loco, ça se ressemble.

Vous aviez des influences musicales à l’époque, des rappeurs que vous aimiez écouter ?
KTE : Moi c’était Rohff. J’aimais l’artiste dans son ensemble en fait.
Hache-P : Rohff aussi pour moi. J’aimais aussi Booba, la Mafia K’1 Fry... Surtout la Mafia K’1 Fry, ouais. Y avait aussi Salif que j’appréciais.

« Quand il était au Paris FC, j’étais là pour tous ses matchs. Il n’était pas encore connu, mais nous on connaissait déjà le potentiel de Karl. » Hache-P

Comment s'est passée votre jeunesse entre école, football et musique ?
KTE : Pour être franc avec toi, le foot et le rap, c’était du divertissement plus qu’autre chose. Y avait pas vraiment de division à faire, le foot c’était toutes les semaines, on ne rappait pas tous les jours et on allait aussi à l’école. C’était un équilibre.
Hache-P : Ouais, c’était ça. Quand on jouait au foot au quartier, on descendait sur le terrain et on jouait, au calme. Le rap en vrai, on s’en foutait un peu. On vivait plus notre vie à sortir, aller au cinéma... Et puis bon, on faisait des choses qu’on ne peut pas dire aussi ! (Rires.)
KTE : Voilà (Rires.). C’est la vie de quartier...

Karl, tu as quitté le groupe MZ juste avant ta signature au FC Sochaux-Montbéliard... Est-ce que le rap te manquait une fois en Franche-Comté ?
KTE : Je réussissais à faire sans. En vérité, j’étais plus attaché à mes potes que je laissais sur Paris qu’au rap en lui-même.
Hache-P : De notre côté, on souhaitait qu’il puisse percer dans le foot. On l’a soutenu dans son choix quand il est parti à Sochaux, et, aujourd’hui, on voit que ça paie. C’est un esprit entre frérots, pour s’encourager, se dire les choses. Quand il était au Paris FC, j’étais là pour tous ses matchs. Il n’était pas encore connu, mais nous, on connaissait déjà le potentiel de Karl.

Karl, quelle est la musique que tu aimes écouter avant de démarrer ton match ?
KTE : Je n’écoute pas de musique quand je me prépare avant un match. J’ai une préparation très classique, sans écouteur. Je suis focus sur mon match à venir.

« Je suis pour Paris à la base, mais que je marque contre l’OM ou le PSG, l’effet est le même : je marque pour Angers. » Toko-Ekambi

Sur une vidéo Dailymotion, on peut vous voir en train de rapper ensemble, en 2009. Si vous deviez sortir un album de rap solo aujourd’hui, ce serait quel style ?
KTE : Pour moi, ce serait le style Hache-P. Un rap qui explique qui je suis, d’où je viens et ce que je compte faire. Pour moi Hache-P, c’est du cainri façon Paris !
Hache-P : Ce que je rappe, c’est du réel, sans mensonge. La vérité c’est que je raconte le quotidien de ma vie, que je produis du Hache-P. Je vais avoir un album qui va sortir en mars, ça va mélanger le cainri, le mélancolique, le festif... Je reste un être humain avec ses humeurs. Parfois je peux te parler d’amour, d’autres fois je vais te parler façon street énervée, ça dépend.

Karl, pour un Parisien pur souche, ça te fait quel effet de marquer au Vélodrome contre l’OM ?
KTE : Je représente Angers et je suis heureux de marquer pour mon équipe. Sur le plan personnel, je n’ai pas de rivalité avec l’OM. Je suis pour Paris à la base, mais que je marque contre l’OM ou le PSG, l’effet est le même : je marque pour Angers. Et puis dans ce cas-là, ça voudrait dire que contre Paris, je ne souhaite pas marquer. Bah non, pas du tout. Que je marque contre Paris ou une autre équipe, je suis content. Peu importe l’équipe en face, je ne mélange pas les choses.

Dans les années 1990, il y avait cette rivalité Paris-Marseille, dans le rap comme dans le football. Vous pensez qu’aujourd’hui, tout cela reste d’actualité ?
Hache-P : (Catégorique) Mais non, c’est fini tout ça ! Surtout dans le rap, où on se donne des coups de pouce entre artistes. Aujourd’hui quand tu vas sur Youtube, tu vas voir des feats entre Parisiens et Marseillais. Et ça marche, c’est lourd.
KTE : Ouais, c’est clair. Dans le foot, c’est pareil, on est passé dans une autre ère maintenant.

Toujours à propos de cette rivalité PSG-OM, quand vous voyez Kylian Mbappé expliquer après le Classique que les joueurs du PSG n’avaient « pas pris l’importance du match comme il l’était » , ça vous fait mal au cœur d’entendre ça ?
Hache-P : Je suis pour Marseille, moi ! (Rires.)
KTE : Personnellement, ça ne me choque pas. Il ne le dit pas dans un mauvais sens, ce sont juste les gens qui interprètent mal ce qu’il explique. Le PSG joue la Ligue des champions, des gros matchs. En plus, au PSG, mis à part quelques Français, il y a surtout des étrangers. Quand Dani Alves explique qu’il ne connaît pas les joueurs de l’OM, personne ne lui en tient rigueur. Ce n’est pas péjoratif ce qu'il dit, c’est juste qu’à la base, les étrangers ne sont pas parisiens et qu’ils n’ont pas la rage contre Marseille. Ils font leur boulot, pour eux c’est un match de championnat et comme ils visent la Ligue des champions, ils disent ce genre de choses. Mais je le répète, ça n’a rien de péjoratif.

« Avant d’être un sportif, Neymar reste une personne, et le fait de faire une dédicace à Matuidi, c’est positif. C’est un signe de respect envers le joueur et son nouveau club. » Toko-Ekambi

Mais vous comprenez que ce manque de transmission de culture foot puisse choquer l’ancienne génération qui, elle, vivait par ce PSG-OM ? Ça instaurait de la tension émotionnelle, une certaine saveur supplémentaire...

Hache-P : Oui, on le comprend aussi, sans souci.
KTE : Le truc, c’est qu’avec aussi peu de Français dans ton effectif, qui plus est des jeunes, c’est difficile de faire passer ce message. Ce ne sont pas eux qui vont venir parler à Thiago Silva ou Dani Alves pour leur expliquer ça. Et c’est là que les gens se trompent : ça doit être une culture transmise par le club, et non par les joueurs.

Retour à la musique. Si vous deviez retenir une seule punchline du rap français, ce serait laquelle ?
Hache-P : Ouais... Je ne suis pas trop dans les punchlines. Moi je viens, je fais le son, je frappe, ciao !
KTE : Si si, j’en ai une. « Les anciens pas connaître l’ANPE / je suis champion d’Afrique comme KTE. » Voilà de la frappe ! (Rires.)

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Qu’est-ce que vous avez ressenti quand, pour son premier but au Parc des Princes, vous avez vu Neymar imiter la célébration de Matuidi en référence au Charo de Niska ?
KTE : J’ai trouvé ça marrant. Humain, même. Avant d’être un sportif, Neymar reste une personne, et le fait de faire une dédicace à Matuidi, c’est positif. C’est un signe de respect envers le joueur et son nouveau club.
Hache-P : Pareil, je valide fort !

Votre dernier concert, c'était qui ?
Hache-P : Je suis parti voir Lartiste à La Cigale il y a trois semaines. Il m’a invité, c’était lourd.
KTE : Ben moi, c’était le tien à Nantes, Hache-P !
Hache-P : Eh ouais ! Il est monté sur scène avec moi, on a mis l’ambiance. La salle était pleine, c’était le feu, on s’est mis bien.

Comment est-ce que vous expliquez que le rap, le style de musique le plus écouté en France, soit paradoxalement toujours dénigré par ceux qui n’en consomment pas ?
Hache-P : Beaucoup de médias voient le rap comme une musique d’analphabètes, de cons, de bandits... Le truc, c’est que, dans le rap, tu peux parler d’amour, et de manière très bien écrite. Tu vas même avoir des rappeurs qui vont écrire pour de la variété française. Aujourd’hui, quand tu regardes les streams, ce sont les rappeurs qui en font le plus. Les ventes, pareil. Avant, t’avais beaucoup de jeunes qui écoutaient du Tokio Hotel ou Linkin Park. Aujourd’hui, je ne vois plus de phénomènes de rock aussi importants. En revanche, je vois MHD, Niska, Nekfeu, Bigflo & Oli... Aujourd’hui, du mec le plus ghetto au mec le plus bobo, ils écoutent tous du rap. Quand je vois certains rappeurs qui font des plateaux télé et ne sont pas respectés, je ne comprends pas.
KTE : Le vrai problème, c’est la stigmatisation.
Hache-P : En fait, le rap a pris la place du rock des années 1980, quand il était perçu comme une musique de voyous alors qu'en fait, la culture dans ce milieu était énorme. Pour le rap, aujourd'hui, c'est pareil.

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Propos recueillis par Antoine Donnarieix
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