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Titi, sans Wiki…

Souvenirs de Thierry Henry sans filet, ni parachute, ni Internet. Top chrono… C'est parti !

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Un père écrasant qui ne lui passera jamais rien… Le daron qui a aussi tâté du ballon préparait près de la main courante le dézinguage impitoyable qu'il allait administrer en guise de débrief d'après-match à son fils. Thierry a beau avoir planté six buts et réussi tous ses centres, le paternel insistera à mort sur les deux contrôles ratés en début de match… Avec papa, « c'est jamais bien » . Bienvenue dans le foot ! Jusqu'à la fin de sa carrière, Thierry aura « le masque » sur le terrain, ne souriant presque jamais même après avoir marqué. L'insatisfaction paternelle qui pèse, toujours : « Comment être joyeux après un but, alors que j'en ai manqué un deux minutes avant et que j'ai oublié de faire la bonne passe à un coéquipier un quart d'heure plus tôt ? » Une autocritique permanente inspirée du père et qui révèle que, sur un terrain, Titi ne s'appartenait jamais entièrement… L'enfance, c'est un divorce parental, les Ulis bétonnées au milieu de nulle part et le regard dur. Sinon, tu te fais bouffer. Titi est un taciturne. Ce qui lui vaudra pas mal de malentendus : le Caribéen est plutôt jovial, non ? Regardez Wiltord, comme il est volubile ! Ben, non. Titi affiche toujours une gravité tout en retenue, c'est l'autre facette méconnue de la mentalité antillaise. On l'a cru aussi surdoué du ballon rond. Aux débuts de sa gloire naissante, on ressortira les images caméscope en noir et blanc de minimes franciliens où le grand filiforme déboule sur le côté gauche et plante face au gardien. La « spéciale Henry » , déjà ? La caméra embuée s'attardera sur le grand gosse célébrant au milieu de ses potes une victoire en coupe départementale.

Un respect quasi réac


Tout était donc écrit ? Pas vraiment. Le petit lucide à qui Papa ne passe jamais rien s'évalue sommairement : « À part la vitesse, j'avais pas grand-chose » , confessera-t-il. « Un besogneux » , c'est comme ça qu'il se définira à la fin de sa carrière. Il bossera donc dur tout au long de sa vie. Au départ, pour juste exister dans le foot. Ensuite pour laisser une trace dans l'histoire d'un sport dont il a une connaissance encyclopédique. La chance immense de Titi, c'est aussi celle des p'tits gars de sa génération : le système de formation à la française qui sait tailler le diamant brut. Zidane, Barthez, Pirès, Trezeguet… C'est à l'AS Monaco qu'il apprendra le boulot, la concurrence impitoyable, le respect quasi réac dû aux anciens - Titi est resté très réac là-dessus - et l'exigence pro matraquée par les tacles du « grand frère » Thuram ou de Claude Puel. D'un côté, le Rocher et ses tentations, et de l'autre, la Turbie et le turbin. Titi choisira le turbin : à 18-19 ans, il joue attaquant sur le côté pour Sonny Anderson ou Ikpeba. Tigana est comme Papa : il ne lui passe jamais rien. Mais c'est pour son bien. Naviguant en Bleu entre les Espoirs et l'équipe A, c'est son mentor monégasque qui convaincra Aimé Jacquet de les prendre in extremis, son pote Trezeguet et lui, dans les 23 au Mondial 98… Les deux gamins sauveront la patrie en quarts de finale face à l'Italie. À 20 ans, on est fou, alors pour les tirs au but, les deux coquelets se portent volontaires. Bingo ! Ils plantent tous les deux, sauvant la mise à Lizarazu, effondré après son échec face à Pagliuca. Et Titi de se cacher derrière David pour ne pas voir la suite de cette série finalement victorieuse. Les deux potes de l'ASM ne joueront pas la finale, mais seront quand même champions du monde contre le Brésil. Au troisième but de Manu Petit, David éclate en sanglot. Il est réconforté par Titi... C'est lors de la décennie suivante que les deux amis deviendront pourtant adversaires.

Sauf le Ballon d'or…


Titi touchera le ciel à l'Euro 2000. C'est peut-être lors de ce mois de juin 2000 qu'il aura été « meilleur joueur du monde » . Les années suivantes, avec Arsenal, il planera par moment aussi très haut, méritant sans doute le Ballon d'or pour prix de ses buts en flux tendus. Mais c'est en Belgique et aux Pays-Bas, dans un onze en or, qu'il dépassera le numéro 1 de l'époque, Ronaldo, occupé alors à rafistoler ses rotules. Puissance, vitesse, dribble : Titi est une ligne d'attaque à lui tout seul. Et seul Papa pourrait trouver à y redire… Oubliée la mésaventure à la Juve ! À Arsenal, Titi revit en n°9. Un poste que Wenger lui a astucieusement alloué. Pour réussir, celui qui est en passe de devenir bientôt « King Henry » peut compter sur le classieux Dennis Berkgamp, qui s'effacera pour le laisser briller. Nul de la tête, il régalera des deux pieds au vieux Highbury, s'inscrivant comme le dernier héros de l'Arsenal « d'avant » (d'avant l'Emirates). Mais il fâchera aussi par la célébration de ses buts (salut au drapeau, salut à lui-même), tout comme il incarnera l'insupportable hype frenchy d'Arsenal relayée conjointement par TF1 et Canal +. Le boboland parisien émigrera le temps d'un week-end à Londres pour voir jouer Arsenal et Thierry Henry. Titi devient un phénomène médiatique des deux côtés de la Manche, bien aidé par son légendaire débit mitraillette en anglais parfaitement maîtrisé. La hype parisiano-londonienne l'expose sous tous les angles. Jusqu'à évoquer parfois avec lourdeur lors d'interviews l'un de ses surnoms, l'Anaconda…


L'année 2006 est l'autre pic de sa carrière. Arsenal dispute enfin une finale de Ligue des champions, face au Barça, « à Paris » (au SdF). Ce sera le plus grand regret de sa carrière, confessera-t-il : outre qu'Arsenal a été battu 2-1 par les Blaugrana, Titi ne s'est jamais remis d'avoir manqué deux occases nettes. Aujourd'hui encore, il se sent en dette vis-à-vis des Gunners. Voilà pourquoi il se dit prêt à travailler de près ou de loin pour Arsenal afin que « son » club gagne enfin, avec lui, cette foutue C1… 2006, c'est aussi le Mondial en Allemagne. Avec les Bleus, il a déjà vaincu son vieux rival Trezeguet. L'équipe de France a opté depuis quelques années pour l'attaquant de rupture, le dévoreur d'espace qu'est Thierry Henry. Le profil fox in the box de David Trézeget a été sacrifié au profit plus moderne du buteur « partant de loin » , King Henry. Mais en Allemagne, le roi Henry doit en rabattre face au taulier revenu aux affaires, Zidane. Depuis l'Euro 2004 et des propos acerbes qu'on a prêtés au Gunner ( « Zizou ralentit le jeu des Bleus » ) les deux coqs s'apprécient juste le temps de cohabiter à chaque rencontre. En quarts, Zidane offrira son unique passe décisive en bleu sur un coup franc à la volée victorieuse de Thierry face au Brésil (1-0). Après la finale perdue face à l'Italie, Titi consolera à nouveau David sur le balcon de la place de la Concorde…

La Coupe du monde de trop…


Et puis Titi ira au Barça. Pendant trois ans, il se mettra au service du collectif en sniffant la ligne sur le côté gauche. Le boss, devant, c'est Messi. Son ego au frigo, Titi se plie pendant trois saisons avec intelligence tactique au schéma très strict de Guardiola. Ce dernier louera avec admiration l'apport d'un Thierry Henry qu'on a grandement sous-estimé en France (lisez le témoignage étonnant de Pep dans le Spécial Henry de L'Équipe-Mag, vous comprendrez, ndlr). Même Johan Cruijff - à qui Titi a emprunté le n°14 - saluera le passage du Français en Catalogne. En 2009, Titi décroche le seul trophée qui lui manquait : la Ligue des champions, remportée face à Manchester United (2-0). Il a désormais tout gagné, même s'il est trop tard pour le Ballon d'or. La C1, c'est son sommet. Ensuite, tout ira de travers. À cause de cette fameuse trace qu'il veut laisser dans l'histoire du foot. Il a déjà battu le record de buts de Platini avec les Bleus (51 pions), et le Mondial sud-africain approche. Domenech ne compte plus sur le Thierry déclinant qui a perdu sa pointe de vitesse légendaire. Mais une visite à Barcelone le convainc de prendre celui qui jure qu'il jouera le jeu, acceptant d'être remplaçant et aussi le guide des jeunes Bleus. Raymond cède, sans doute en pensant aussi au « sacrifice » de Titi, auteur d'une main contre l'Irlande qui a permis le but de la qualif de Gallas… En Afrique du Sud, Thierry-la-fronde ratera une occasion en or. Pas sur le terrain. Dans un car : lui l'ancien, censé donner l'exemple et raisonner le groupe, il ne se lèvera pas pour descendre du bus en entraînant les autres. Son image en sera durablement flétrie. Elle l'était déjà un peu à cause de ses relations froides avec le public et avec les medias. Très critique vis-à-vis de lui-même, il n'appréciait paradoxalement pas qu'on l'égratigne. C'est d'ailleurs pourquoi, entre autres, il n'a jamais accordé d'entretien à So Foot… Celui qui snobait souvent les medias les recevait avec chaleur quand il avait besoin d'eux au moment de changer de sponsor personnel (Nike, puis Reebok, puis Puma).

En route pour la Sky


À son retour d'Afrique du Sud, Sarkozy l'alpaguera de force à l'Élysée pour un entretien demeuré mystérieux. Il était temps pour lui de quitter la France et d'aller finir sa carrière en vivant pleinement son rêve américain. Il jouera pour les New York Red Bulls, luxueusement installé dans un loft à Manhattan. Quelques buts splendides. Mais aucun titre en MLS… Il reviendra pour une pige hivernale à Arsenal en marquant un but légendaire en Coupe de la Ligue dans cet Emirates Stadium qu'il n'avait pas connu. Il reviendra encore une fois à l'Emirates, mais à l'extérieur du stade, inaugurer sa statue de bronze. L'une des rares fois où l'émotion lui arrachera quelques larmes publiques… En juin-juillet 2014, il fait merveille à la TV anglaise en consultant foot du dernier Mondial brésilien. Il y déploie une excellence rare, à travers des analyses technico-tactiques qui révèlent une profonde connaissance du ballon. C'est cette expertise qui le dirigera aisément vers la profession de consultant (c'est le cas actuellement). Et vers une carrière de coach, comme beaucoup l'espèrent ? Quelle trace laissera-t-il dans le football mondial ? Les témoignages des grands parlent pour lui, son palmarès et sa fortune aussi. En France, Thierry Henry symbolisera tout simplement la réussite au très haut niveau international de l'attaquant français parti à l'étranger. Seul Kopa avec le Real des années 50 avait réussi à ce point. Papin, Cantona, Ginola, Ribéry ou Trezeguet ne sont pas allés si haut. Zidane était milieu et Platini n'a pas été champion du monde… Thierry était un très grand.


Par Chérif Ghemmour
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Dans cet article

TheAutistMonkey Niveau : Loisir
Simpli ze baist!
Henry avait connu l'Emirates lors de sa dernière saison avant son départ au Barça nan?
GougouleBxl Niveau : CFA2
Pas besoin de Wikipedia pour se souvenir qu'avant la CdM 2002, les sélections comptaient 22 joueurs pour aller chercher la coupe, pas 23.
Joli papier Chérif mais c'est pas parce que SoFoot (comme d'autres) ne lui a pas forcément fait une très bonne presse sur les dernières années (comme judicieusement souligné dans l'article) qu'il faut virer à l'excès inverse. En termes de réussite à l'étranger c'est effectivement un modèle mais dans ta liste il est difficile d'affirmer que Trezeguet et surtout Canto et Ribéry (qui se forge un palmarès de taré à Munich) ont été moins haut que lui. Et je dis ça en pur fan du bonhomme (maillot grenat de 2006 floqué du 14 dans le placard).

Au passage j'ai toujours en travers de la gorge l'absence de Canto et Henry dans votre classement des 100 joueurs SoFoot, alors que tu conclues que Thierry était un très grand.
"Celui qui snobait souvent les medias les recevait avec chaleur quand il avait besoin d'eux au moment de changer de sponsor personnel (Nike puis Reebok puis Puma)"

Vous croyez sincèrement qu'il avait besoin de l'appui des médias pour avoir les sponsors à ses pieds ??
La critique est facile je trouve...
Quand on entend la réaction de Monsieur Frank Lampard ce week-end quand il apprend qu'il a égalé Thierry Henry au nombre de buts marqués, il n'y a pas grand chose à ajouter : "I have respect for Henry. He is one of the greatest in Premier League history and to be up there with him his incredible."
Ilscientifico Niveau : Loisir
Titi a toujours été jaloux de Zidane!!! Après les deux départs de Zizou 2004 puis 2006 on a vu l'équipe de France vraiment au ralenti avec Henry et Domenech aux manettes!!!
Titi restera à jamais comme l'un des plus grands à son poste et il s'installera à ce titre au panthéon des meilleurs attaquants/ailiers, qui ont su s'imposer en Angleterre, au coté de joueurs comme Laurent Robert ou Malbranque.

Les mauvaises langues diront de son passage à Barcelone que ce n'était qu'un lieutenant de plus pour Messi, mais il a toujours mouillé le maillot. Cette remarque vaut aussi pour l'équipe de France et son association avec Zidane. Ce n'était certes pas le plus technique, il n'avait qu'un seul dribble, mais je peux vous assurer que toutes les équipes ont besoin de ce genre de joueurs de devoir, qui fera toujours l'effort pour le copain et l'encouragera.
Donc cessons de diaboliser Henry et ne le laissons pas aux anglais, ils nous ont déjà pris Jeanne D'arc et comptent bouter nos clubs hors de la LDC cette année. Son annonce, traduite, officialisant sa retraite m'a émue.
Oui Henry aime la France, donc par résistance et patriotisme j'irai souvent écouter ses analyses footballistiques sur les ondes anglaises. J'aurais aimé qu'il vienne faire une petite pige au PSG ou à Monaco afin qu'il reçoive sur tous les stades français l'ovation à l'anglaise qu'il mérite. On l'a bien fait pour Beckham.
Bonne retraite Champion!
GougouleBxl Niveau : CFA2
Et respect à Lampard pour avoir rejoint Titi dans les hauteurs de ce classement, tout en jouant milieu de terrain.
Thouvenel Ballon d'Or Niveau : CFA2
Message posté par FoX_LorrY
Joli papier Chérif mais c'est pas parce que SoFoot (comme d'autres) ne lui a pas forcément fait une très bonne presse sur les dernières années (comme judicieusement souligné dans l'article) qu'il faut virer à l'excès inverse. En termes de réussite à l'étranger c'est effectivement un modèle mais dans ta liste il est difficile d'affirmer que Trezeguet et surtout Canto et Ribéry (qui se forge un palmarès de taré à Munich) ont été moins haut que lui. Et je dis ça en pur fan du bonhomme (maillot grenat de 2006 floqué du 14 dans le placard).

Au passage j'ai toujours en travers de la gorge l'absence de Canto et Henry dans votre classement des 100 joueurs SoFoot, alors que tu conclues que Thierry était un très grand.


Merci pour ton post, rien à ajouter
Je trépigne déjà en attendant le prochain numéro avec titi en couv'(et miracle, une interview?).
GougouleBxl Niveau : CFA2
Bon, je vais le poster ici aussi hein...

J'ai adoré T. Henry, sa carrière, ses buts et tout ce qu'il nous a procuré.

Mais néanmoins, y'a un truc qui m'empêche de le placer parmi les tous meilleurs, parmi les plus grands: le fait qu'il n'a jamais marqué lors d'une des nombreuses finales qu'il a disputé (il a en fait marqué UNE seule fois en finale, lors de la Community Shield 2003, perdue contre MU. Et je vais pas compter le but en finale de Coupe des Conféd' contre une équipe du Cameroun alors en deuil) alors que ce ne sont pas les occasions qui ont manqué (de tête, je compte une douzaine de finales: coupes nationales, deux C1, une C3, Euro 2000, CdM 2006, CdM des clubs, supercoupe d'Europe). Et pour moi, c'est aussi à cela que l'on reconnait un très, très, très grand joueur.

Sa carrière s'écrit en majuscule, sans aucun doute possible. Mais voilà, il manque ce petit truc en plus, la marque des plus grands, ceux qui savent être déterminants le Jour-J (s'étonne-t-on vraiment de voir Zidane marquer en finale de la LdC 2002 ? ZZ la voulait, alors il a marqué)

Dans un autre commentaire, il était écrit qu'il fallait être un bonhomme pour revenir faire une pige à l'Émirates et marquer dès son premier match. Mouais, c'est sympa pour les images, mais j'échangerai bien tous ses buts à l'Emirates contre des buts en finale de la LdC 2006, en finale de Cup ou de l'Euro 2000.

Quoiqu'il en soit, MERCI Titi pour ces innombrables moments où tu m'as fait me lever et sauter devant ma TV.
Thouvenel Ballon d'Or Niveau : CFA2
Message posté par GougouleBxl
Bon, je vais le poster ici aussi hein...

J'ai adoré T. Henry, sa carrière, ses buts et tout ce qu'il nous a procuré.

Mais néanmoins, y'a un truc qui m'empêche de le placer parmi les tous meilleurs, parmi les plus grands: le fait qu'il n'a jamais marqué lors d'une des nombreuses finales qu'il a disputé (il a en fait marqué UNE seule fois en finale, lors de la Community Shield 2003, perdue contre MU. Et je vais pas compter le but en finale de Coupe des Conféd' contre une équipe du Cameroun alors en deuil) alors que ce ne sont pas les occasions qui ont manqué (de tête, je compte une douzaine de finales: coupes nationales, deux C1, une C3, Euro 2000, CdM 2006, CdM des clubs, supercoupe d'Europe). Et pour moi, c'est aussi à cela que l'on reconnait un très, très, très grand joueur.

Sa carrière s'écrit en majuscule, sans aucun doute possible. Mais voilà, il manque ce petit truc en plus, la marque des plus grands, ceux qui savent être déterminants le Jour-J (s'étonne-t-on vraiment de voir Zidane marquer en finale de la LdC 2002 ? ZZ la voulait, alors il a marqué)

Dans un autre commentaire, il était écrit qu'il fallait être un bonhomme pour revenir faire une pige à l'Émirates et marquer dès son premier match. Mouais, c'est sympa pour les images, mais j'échangerai bien tous ses buts à l'Emirates contre des buts en finale de la LdC 2006, en finale de Cup ou de l'Euro 2000.

Quoiqu'il en soit, MERCI Titi pour ces innombrables moments où tu m'as fait me lever et sauter devant ma TV.


Tu aurais pu rajouter cela pour illustrer ton propos (que je partage):
http://www.dailymotion.com/video/x1071t … guet_sport
Message posté par GougouleBxl
Bon, je vais le poster ici aussi hein...

J'ai adoré T. Henry, sa carrière, ses buts et tout ce qu'il nous a procuré.

Mais néanmoins, y'a un truc qui m'empêche de le placer parmi les tous meilleurs, parmi les plus grands: le fait qu'il n'a jamais marqué lors d'une des nombreuses finales qu'il a disputé (il a en fait marqué UNE seule fois en finale, lors de la Community Shield 2003, perdue contre MU. Et je vais pas compter le but en finale de Coupe des Conféd' contre une équipe du Cameroun alors en deuil) alors que ce ne sont pas les occasions qui ont manqué (de tête, je compte une douzaine de finales: coupes nationales, deux C1, une C3, Euro 2000, CdM 2006, CdM des clubs, supercoupe d'Europe). Et pour moi, c'est aussi à cela que l'on reconnait un très, très, très grand joueur.

Sa carrière s'écrit en majuscule, sans aucun doute possible. Mais voilà, il manque ce petit truc en plus, la marque des plus grands, ceux qui savent être déterminants le Jour-J (s'étonne-t-on vraiment de voir Zidane marquer en finale de la LdC 2002 ? ZZ la voulait, alors il a marqué)

Dans un autre commentaire, il était écrit qu'il fallait être un bonhomme pour revenir faire une pige à l'Émirates et marquer dès son premier match. Mouais, c'est sympa pour les images, mais j'échangerai bien tous ses buts à l'Emirates contre des buts en finale de la LdC 2006, en finale de Cup ou de l'Euro 2000.

Quoiqu'il en soit, MERCI Titi pour ces innombrables moments où tu m'as fait me lever et sauter devant ma TV.


Mouais... Résumer l'entrée au panthéon des attaquants uniquement aux buts dans les grands finales est assez réducteur. J'ai pas le souvenir qu'il soit passé à côté d'une finale en particulier pour autant, et ton argumentaire laisse supposer qu'il était dispensable. En 2006 sans son but de taré contre le Real ils étaient peut-être pas en quart (unique but des 8e). J'ai pas de souvenir de buts de Totti ou Del Piero dans des finales (je dis pas qu'ils ont pas marqué hein), alors qu'Inzaghi il y en a à la pelle, et pourtant les 2 premiers font partie des plus grands alors qu'Inzaghi est "juste" un très bon joueur.
TuniqueRouge Niveau : DHR
Mouais... je peux comprendre ton pdv GougouleBxl mais au delà des buts qui manquent il a quand même sorti de gros matchs en finales.

euro 2000 par exemple, 23 ans: https://www.youtube.com/watch?v=SHOkhX_fdmQ
Thouvenel Ballon d'Or Niveau : CFA2
Message posté par FoX_LorrY

J'ai pas de souvenir de buts de Totti ou Del Piero dans des finales (je dis pas qu'ils ont pas marqué hein), alors qu'Inzaghi il y en a à la pelle, et pourtant les 2 premiers font partie des plus grands alors qu'Inzaghi est "juste" un très bon joueur.


aaaaargh la talonnade de Totti sur le 1er but en 2000 c'est du poulet!!!!?
http://www.dailymotion.com/video/x7g2t5 … alie_sport

;-)
Message posté par Thouvenel Ballon d'Or


aaaaargh la talonnade de Totti sur le 1er but en 2000 c'est du poulet!!!!?
http://www.dailymotion.com/video/x7g2t5 … alie_sport

;-)


Bah justement tu appuies mon propos. Sans l'inspiration géniale de Totti pas de but alors que c'est Delvecchio qui marque (et franchement je me souvenais pas que c'était lui).
LaPaillade91 Niveau : Loisir
Message posté par GougouleBxl
Bon, je vais le poster ici aussi hein...

J'ai adoré T. Henry, sa carrière, ses buts et tout ce qu'il nous a procuré.

Mais néanmoins, y'a un truc qui m'empêche de le placer parmi les tous meilleurs, parmi les plus grands: le fait qu'il n'a jamais marqué lors d'une des nombreuses finales qu'il a disputé (il a en fait marqué UNE seule fois en finale, lors de la Community Shield 2003, perdue contre MU. Et je vais pas compter le but en finale de Coupe des Conféd' contre une équipe du Cameroun alors en deuil) alors que ce ne sont pas les occasions qui ont manqué (de tête, je compte une douzaine de finales: coupes nationales, deux C1, une C3, Euro 2000, CdM 2006, CdM des clubs, supercoupe d'Europe). Et pour moi, c'est aussi à cela que l'on reconnait un très, très, très grand joueur.

Sa carrière s'écrit en majuscule, sans aucun doute possible. Mais voilà, il manque ce petit truc en plus, la marque des plus grands, ceux qui savent être déterminants le Jour-J (s'étonne-t-on vraiment de voir Zidane marquer en finale de la LdC 2002 ? ZZ la voulait, alors il a marqué)

Dans un autre commentaire, il était écrit qu'il fallait être un bonhomme pour revenir faire une pige à l'Émirates et marquer dès son premier match. Mouais, c'est sympa pour les images, mais j'échangerai bien tous ses buts à l'Emirates contre des buts en finale de la LdC 2006, en finale de Cup ou de l'Euro 2000.

Quoiqu'il en soit, MERCI Titi pour ces innombrables moments où tu m'as fait me lever et sauter devant ma TV.


Cet argumentaire me semble très fantaisiste et par ailleurs de très mauvaise foi.

D'une, Thierry Henry a joué à un niveau ex-cep-tion-nel dans la plupart des finales qu'il a jouées, parfois beaucoup plus que ses partenaires, sauf qu'il y a tellement de victimes qui ne veulent pas revoir Italie France 2006 qu'ils ne vont jamais s'en rendre compte...
Je précise que je n'aime pas Thierry Henry, mais je lui reconnais aisément d'avoir été l'homme des très grands rendez-vous, répondant toujours présent


De deux, cette petite allusion à l'équipe du Cameroun en deuil est misérabiliste et inutile, au contraire cela est la marque d'un grand professionnel qui n'oublie pas que le plus bel hommage qu'il puisse faire à Foé, c'est de se défoncer sur le terrain. Et Dieu sait que ça ne devait pas être facile de marquer ce jour là, tout comme de prendre ses responsabilités en faisant main contre l'Irlande.

Je ne l'aime pas, mais sa valeur immense ne fait aucun doute.

A côté de lui, ce guignol de Canto qui lui avait fait la leçon peut aller se recoucher...
GougouleBxl Niveau : CFA2
Clairement, je ne réduis aucunement les perf' de Henry, et la trace qu'il aura laissé dans l'histoire du foot, juste que je suis un peu chafouin de regarder des compil' de ses buts et de n'en voir aucun marqué lors d'un finale de Cup ou de LdC.
Henry est le plus grand joueur d'Arsenal, mais il n'aura pas pû être décisif dans les finales qu'il a joué avec les gunners (à la différence d'un Gerrard en 2005, d'un Drogba en 2012, ou d'un Messi en 2011 qui marque de la tête face à Van der Sar) et je trouve que ça la fout un peu mal quand même.

J'suis pas en train de dire qu'il faut déboulonner sa statue, juste que j'aurais aimé le voir aussi marquer dans ces moments là.
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