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Tim Cahill, l'immortel

À bientôt 37 ans, Tim Cahill n'a plus ses jambes de 20 ans. Mais la légende du foot australien ne lâche pas l'affaire, dispute la Coupe des confédérations, et compte bien en être dans un an au Mondial. Histoire de devenir l'égal de Pelé, Maradona, Henry ou encore Charlton et Klose avec quatre participations au Mondial.

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« Le principal, c'est de ne jamais croire que c'est acquis. Quand on quitte ce camp d'entraînement, tu sais que cela peut être la dernière fois, que tu aies 21 ou 37 ans. C'est génial d'être ici, mais "Russie 2018" c'est encore trop loin. » À plus de 37 ans, Tim Cahill a encore faim. Taulier de l'équipe d'Australie depuis la Coupe du monde 2006, l'ancien milieu offensif d'Everton rêve d'en être pour la Coupe du monde dans un an. Ce qui lui permettrait d'entrer un peu plus au panthéon des Socceroos, dont il est l'un des plus grands joueurs de l'histoire, et de s'immiscer un peu plus dans l'univers des légendes du foot mondial.


Car avec quatre participations à une Coupe du monde, Cahill siègerait aux côtés de Pelé, Maradona, Charlton, Klose ou encore Henry. Pas mal pour un footballeur qui a déjà eu les honneurs de l'équipe type de Premier League en 2004 ou d'une nomination au Ballon d'or 2006. Sauf que le brillant milieu box to box d'Everton, huitième-de-finaliste du Mondial 2006 sous les ordres de Guus Hiddink, a perdu de sa superbe. À bientôt 38 ans, il garde un jeu de tête qui fait de lui une arme redoutable sur coups de pied arrêtés, mais n'a, logiquement, plus les jambes ou les poumons de ses 20 ans.

Joker en équipe d'Australie


D'où un retour au pays l'été dernier, pour défendre les couleurs de Melbourne City en A-League, et ainsi s'épargner de longs déplacements transcontinentaux pour être à la disposition du sélectionneur Ange Postecoglu. Pour qui Tim Cahill n'est plus un titulaire en puissance – comme l'a confirmé sa poignée de minutes de jeu contre l'Allemagne –, mais au mieux un joker de luxe qui doit apporter un peu de magie dans les fins de matchs difficiles. Autant dire que le billet pour la Russie est encore loin d'être composté pour la légende vivante australienne, déjà meilleur buteur de sa sélection, bientôt centenaire et toujours plus proche de Mark Schwarzer, le recordman actuel de capes avec l'Australie.


En novembre 2016, son absence des listes de Postecoglu avait fait du bruit. Une tendance rapidement corrigée grâce à une bonne saison en club, durant laquelle Cahill a claqué 11 buts et hissé Melbourne en finale de A-League – perdue contre Perth Glory – et à la victoire en Cup. Pour l'ancien Toffee, la présence en Russie dans un an dépendra de la qualification ou non des Socceroos et de sa capacité à rester dans une condition physique acceptable. « Tu as toujours envie d'être impliqué, c'est pourquoi je remue ciel et terre pour maintenir mon corps dans une forme optimale.  »

« Chaque sélection doit être considérée comme la première et la dernière »


Ce qui signifie concrètement un entraînement physique intensif pendant 14 jours avant la Coupe des confédérations, à base de footing et de gymnastique. « Les gens l'ont vu, quand je suis en forme, je suis libre. Je marque, je mets de l'intensité, mes statistiques montent au plafond. Quand je ne le suis pas, je dois assumer un rôle différent. » Qui consiste plus à être un simple finisseur, misant sur la ruse et l'intelligence, plutôt que l'infatigable milieu offensif observé sur les terrains anglais et pendant trois Coupes du monde consécutives. Une chose est certaine, si Cahill se bat aujourd'hui pour être en Russie dans un an, ce n'est, selon lui, pas autant pour lui que pour l'Australie : « Les objectifs personnels n'ont jamais été quelque chose que je regarde comme footballeur. Parce que normalement, quand tu commences à trop te focaliser sur ça, tu ne les atteins pas.  »


S'il n'est plus forcément un leader technique des Socceroos, Cahill n'en a pas moins l'intention de rester indispensable depuis le bord du terrain, dans un rôle de grand frère que sa longue expérience du très haut niveau rend légitime. « Désormais, l'équipe est jeune. La première chose que je demande aux joueurs, c'est de la cohérence et du professionnalisme. Ce sont les clés principales pour avoir une équipe qui gagne. Nous devons avoir certains standards pour venir en sélection. Vous ne pouvez venir sans un certain temps de jeu, sans être en forme, sans un certain pourcentage de masse grasse, sans un certain poids, sans une certaine intensité pendant les matchs... » À l'approche de la quarantaine, Cahill n'a donc pas encore prévu de passer la main, et n'hésite pas à le faire savoir aux plus jeunes qui voudraient déjà le voir à la retraite : « Ce n'est pas un environnement (la sélection, ndlr) pour les joueurs fragiles mentalement. Ils ne savent pas s'ils remettront le maillot vert et or la semaine prochaine, ou s'ils seront de nouveau appelés en sélection. Chaque sélection doit être considérée comme la première et la dernière.  » Le secret de la longévité révélé ?

Par Nicolas Jucha Propos de Tim Cahill extraits du Daily Telegraph et du Herald Sun
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