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Tiens, revoilà un nouveau championnat argentin

Ils ont tout essayé : les tournois d’ouverture et de clôture, le championnat à trente équipes ou encore le tournoi de transition. Mais les dirigeants argentins reviennent avec une nouvelle formule : la Superliga. Décryptage.

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Depuis la mort de Julio Grondona il y a deux ans, le football argentin et ses dirigeants se cherchent. Alors que chaque problème était réglé rapidement par Don Julio (resté à la tête de la Fédération argentine pendant 35 ans, jusqu’à sa mort), l’AFA traverse une grosse crise depuis. Ni Luis Ventura l’intérimaire ni Tinelli le présentateur qui devait nettoyer la fédé n’ont su normaliser l’instance du football argentin. Un bordel qui a atteint son paroxysme avec l’élection ridicule pour la présidence de l’AFA, où 76 bulletins de vote ont été comptés, alors que 75 votants étaient présents.


Et depuis la mort du dirigeant corrompu de l’AFA et proche de Sepp Blatter, l’Argentine a tout tenté. Fini les tournois courts, les deux champions par saison, place au championnat à trente équipes. Un système de relégation incompréhensible tout comme les attributions pour les compétitions internationales et cette journée aller-retour de Clásico avec certaines rivalités tirées au sort et donc inventées. La saison passée, le tournoi de transition avec deux groupes a vu le jour : un championnat court (entre février et juin), avec trois descentes et une montée. Mais tenez bon, ce n’est pas fini. Après des jours de négociation, la Superliga est née. Approuvée pour la nouvelle saison, cette nouvelle formule a pour but d’assainir les finances des clubs et de mieux répartir les droits TV et de ne plus dépendre totalement de l’AFA.

20 équipes en 2020


D’abord, 30 équipes vont disputer la première édition de la Superliga. L’Argentine veut calquer son calendrier sur l’européen, en disputant le championnat d’août à juin. Ce qui permettrait enfin au mercato argentin et à celui du Vieux Continent de coïncider. Il y aura cette fois-ci des matchs allers-retours, une journée de Clásico, et la fin des promedios (système de moyenne totalement incongru) pour la relégation. L’idée est de faire descendre quatre équipes par an et de n’en faire monter que deux pendant quatre saisons, pour enfin arriver à vingt clubs en première division en 2020. La Ligue argentine gérera la première et seconde division, tandis que l’AFA s’occupera des autres championnats (Primera B Metropolitana, C, D et les tournois fédéraux) et de la sélection. Véritable problème en Argentine, les changements de date et d’horaire des matchs ne devraient plus avoir lieu, puisque la Superliga sera chargée de les déterminer à l’avance, et sans possibilités de modification.


La Fédération argentine se chargera toujours de la désignation des arbitres et du tribunal de discipline. Enfin, la Copa Argentina survit, sous l’égide de l’AFA. Un nouveau conseil d’administration composé de 18 membres sera créé : 12 de première division et 6 de seconde. Un conseil qui aura un nouveau président, qui pourrait être Tinelli ou Juan Sebastián Vérón, actuellement président d’Estudiantes de la Plata. Impulsée par des dirigeants de grands clubs comme Rodolfo D'Onofrio (River), Daniel Angelici (Boca), Matías Lammens (San Lorenzo) ou Víctor Blanco (Racing), la Superliga veut aussi révolutionner le football argentin sur le plan économique.

Une meilleure répartition des droits TV ?


Et niveau oseille alors ? Le nerf de la guerre semble être ici. En juin, une enquête a été ouverte pour de supposés détournements de fonds dans le cadre des droits télévisés, notamment dans la répartition des recettes entre les clubs. Ainsi, « Fútbol para todos » , le programme étatique lancé en 2009 par le gouvernement de Cristina Kirchner qui permet aux Argentins de voir les matchs gratuitement sur les chaînes publiques, semble vivre ses derniers moments. Via l’AFA, les dirigeants de la Superliga ont demandé la résiliation du contrat « Fútbol para todos » , qui court jusqu’en 2019, au gouvernement de Mauricio Macri, actuel président argentin.



L’argument principal ? Les 2500 millions de pesos (environ 151 millions d’euros) annuels offerts par le gouvernement pour le football seraient insuffisants. La Superliga prétend aussi améliorer la répartition des recettes des droits TV et instaurer un contrôle plus rigoureux des dettes des clubs et créer un fond d’inversion pour l’amélioration des stades du pays. La diffusion du championnat pourrait aussi revenir à une nouvelle entreprise, puisque les dirigeants de la Superliga ont déjà écouté quelques offres, notamment celle du géant américain Turner.

En attendant, la Fédération argentine tente de sortir la tête de l’eau grâce à la Commission de normalisation de la FIFA (demandé par le gouvernement argentin), qui a placé Armando Pérez à la tête de l’AFA. Cette commission en place pour un an devra moderniser les statuts de la Fédération argentine, administrer ses fonds et organiser les prochaines élections. Peut-être qu’enfin on pourra reparler football en Argentine d’ici là.

Par Ruben Curiel
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