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Tiens, revoilà El Shaarawy !

Après une longue absence, Stephan El Shaarawy a enfin fait son retour avec le maillot milanais. Celui qui avait tenu le Milan AC sur ses épaules en début de saison dernière pourrait bien être le renfort dont a tant besoin Massimiliano Allegri.

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Entre deux frasques de Balotelli et deux bourdes défensives de Zapata, on a presque failli l’oublier. Pourtant, Stephan El Shaarawy est toujours là. Même si, cette saison, son temps de jeu est famélique. 138 minutes en Serie A, et 163 lors du tour préliminaire de Ligue des champions face au PSV. Et c’est tout. La faute à un problème au tendon, puis au fameux « cinquième métatarse » , celui que personne ne sait réellement situer. Le jeune attaquant a pris son mal en patience, a travaillé dur et est désormais prêt. El Sha a fait son retour lors du dernier quart d’heure du match de Catane, le 1er décembre, puis a dû remplacer au pied levé Birsa, blessé à la 38e minute de la rencontre Livourne-Milan. Le joueur est encore un peu court physiquement, mais à Milan, on est évidemment enthousiaste à l’idée de le voir à nouveau associé avec Balotelli. Ce soir, pour le match décisif face à l’Ajax, qui va décider si, oui ou non, le Milan AC poursuit l’aventure en C1, il pourrait bien être le joker de luxe d’un Allegri qui sait que, sans son attaquant à crête, il ne serait certainement plus là à l’heure qu’il est.

961 minutes de disette en Serie A

Aucun supporter milanais n’a en effet oublié le début de saison 2012/13 complètement dingue d’El Shaarawy. Milan vient alors de perdre tous ses cadres, de Zlatan à Thiago Silva, en passant par Nesta, Seedorf, Gattuso, Inzaghi et Zambrotta, et l’équipe doit repartir quasiment de zéro. Les premiers résultats de la saison sont catastrophiques, et Milan flirte avec la zone de relégation. En plein milieu du néant, un joueur va s’élever et tirer Milan vers le haut. Il s’appelle Stephan El Shaarawy. Lors des 17 premières journées de championnat, il plante 14 buts, dont un doublé décisif contre le Napoli (2-2) ou un but vainqueur en fin de match contre le Genoa (1-0) qui, clairement, ont permis à Allegri de sauver sa peau. Mais la suite s'avère bien plus compliquée. Balotelli débarque lors du mercato hivernal, reprend les choses en mains, et El Shaarawy en a, indirectement, fait les frais. Alors qu’il jouait plus ou moins en pointe, il a dû s’écarter sur le côté pour laisser le front de l’attaque à Balo. Si l’ancien de City s’est immédiatement mis à marquer avec régularité, El Shaarawy, lui, a perdu confiance dans la zone de vérité.

Bilan : seulement deux buts lors de la phase retour du championnat. Le joueur reste même sur une disette de 961 minutes en Serie A, disette qui dure depuis le 24 février dernier (1-1, but lors du derby milanais). Le joueur n’a ensuite pas été aidé par les blessures. Assez fragile physiquement, il avait déjà été diminué en fin de saison dernière, puis a été légèrement touché, encore, lors du dernier match de la Coupe des confédérations, la petite finale face à l'Uruguay. Pleinement récupéré pour les amicaux estivaux et le début de la nouvelle saison, il était fin prêt à être associé à Balotelli. Sa saison débute de la meilleure des façons : il ne met que 15 minutes, lors du tout premier match officiel de l’année (tour préliminaire de C1 contre le PSV) pour faire trembler les filets. Ce but contribue à la qualification du Milan pour la Ligue des champions. Enfin retrouvé, se dit-on alors. Mais début septembre, c’est la rechute. Une nouvelle blessure doit cette fois-ci le tenir hors des terrains pendant au moins un mois. Un mois qui va finalement se transformer en trois. Un calvaire.

Ne pas finir comme Zárate

El Shaarawy est désormais revenu. Les pépins physiques sont derrière lui. Il faut donc désormais retrouver deux choses. La condition athlétique, et la confiance. Car ce que l’on craint, à Milan, c’est que le joueur ne se soit brûlé les ailes trop vite. L’an dernier, il a en effet porté sur ses épaules l’un des clubs les plus prestigieux au monde, alors qu’il n’était âgé que de 19 ans. Tous les projecteurs ont été braqués sur lui, Prandelli l’a convoqué en équipe nationale, et l’Italo-Égyptien a été érigé au rang de futur très grand du football italien. Tout ça en l’espace de quelques mois. Or, pour un joueur qui venait de passer brillamment son bac, le grand saut a été sans filet. L’arrivée de Balo, la fatigue (il est passé en quelques mois d’un rôle de remplaçant en 2011/12 à un poste de titulaire fixe qui joue tous les matchs de Serie A et de C1), les blessures sont autant de facteurs qui font qu’El Shaarawy se retrouve presque, aujourd’hui, à devoir recommencer à zéro. Pas tout à fait à zéro, puisque la planète football connaît désormais son véritable potentiel. Reste à savoir si ce potentiel n’était pas un feu de paille. Car on en connaît, en Serie A, des joueurs qui ont flambé avant de s’éteindre et de sombrer dans l’oubli. N’est-ce pas, Mauro Zárate ?

Or, ce boulot de confiance et de psychologie envers le joueur, c’est, avant tout, Massimiliano Allegri qui va devoir le faire. Le coach en doit une à son joueur. Certes, c’est lui qui l’a lancé dans le grand bain et lui a offert sa confiance, mais Allegri n’oublie pas que sans El Shaarawy, il regarderait aujourd’hui les matchs du Milan AC à la télévision. Aujourd’hui, et avant très vraisemblablement de rendre son tablier à la fin de la saison, Allegri a comme mission de relancer El Shaarawy. Pour lui, pour le Milan AC, mais aussi pour la Nazionale. La Coupe du monde au Brésil débute dans six mois très exactement, et l’Italie a besoin de certitudes en attaque. De nombreux noms, mais, à l’heure actuelle, les deux seules certitudes semblent être Balotelli et Pepito Rossi. El Shaarawy n’a jamais aimé se contenter d’être la cinquième roue du carrosse, ni même la troisième ou la quatrième. Mais pour un mois au Brésil, il s’en contenterait. Reste à le mériter.

Par Eric Maggiori
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romlakers Niveau : CFA2
Le comparer à Zarate me semble totalement inconvenant, tant la mentalité des deux joueurs est différente. Zarate est un joueur pas du tout professionnel dans son attitude,tandis qu'El Shaarawy possède une excellente mentalité. Et Zarate sortait un peu de nulle part, alors qu'ELS est depuis longtemps un espoir du football italien.


Reste qu'il semble avoir du mal à revenir à son niveau de fin 2013. Il ne semble plus spontané dans ses gestes, il semble timide et même malheureux sur le terrain. Et l'arrivée d'Honda( officialisée aujourd'hui) ne va pas l'aider, car il joue au même poste et il est excellent. Connaissant le schéma de jeu d'Allegri, il y a des chances qu'il ne soit pas titulaire El Shaarawy, ce qui ne va pas aider à lui redonner confiance.
Soulcialist Niveau : Loisir
C'est moi ou j'ai l'impression que les futures starlettes du ballon rond passent plus de temps à l'infirmerie que sur les prés?
Message posté par Soulcialist
C'est moi ou j'ai l'impression que les futures starlettes du ballon rond passent plus de temps à l'infirmerie que sur les prés?


J'ai l'impression surtout qu'on lance les jeunes de plus en plus tôt alors qu'ils ne sont pas mûrs physiquement, donc ça engendre des fragilités
Message posté par Der Titan


J'ai l'impression surtout qu'on lance les jeunes de plus en plus tôt alors qu'ils ne sont pas mûrs physiquement, donc ça engendre des fragilités


Exact, mais ce n'est pas récent: à l'époque, Laurent Roussey avait servi de cobaye.. Titulaire et très bon à 16 ans à peine.. Sa carrière a vite tourné au vinaigre..
Moi, c'est l'efficacité ou plutôt la non-efficacité du fameux milan-lab qui m'interpelle. Cette structure ultra-moderne, d'après ses créateurs de l'époque, a peut-être su prolonger la fin de carrière de costacurta, cafu et maldini; mais en ce qui concerne la préparation physique, les temps de récupération post-opératoires et la diminution du risque de récidives, je ne l'ai jamais trouvé supérieure aux autres, que du contraire; le cas du brésilien pato en étant l'exemple le plus flagrant!
ValCurvaFiesole Niveau : DHR
Pato est hors-concours faut dire.
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