En poursuivant votre navigation sur SOFOOT.com, vous acceptez nos CGV relatives à l’utilisation de cookies
et des données associées pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts
. Gérer les paramètres des cookies.
MATCHS 12 Résultats Classements Options
  1. //
  2. // Paços de Ferreira-Boavista

Tiens, mais qu’est devenu Paços de Ferreira ?

Fin août 2013, le petit club portugais de Paços de Ferreira s’était offert une gloire éphémère en jouant un barrage de Ligue des champions contre le Zénith Saint-Pétersbourg. Depuis, le club a échappé de peu à la relégation et a connu six entraîneurs différents.

Modififié
Le 11 mai 2013, au soir de l’avant-dernière journée de Liga Sagres, les joueurs de Paços de Fereira peuvent avoir le sourire. En décrochant un nul sur la pelouse de l’Académica de Coimbra, le club du nord du Portugal est sûr de terminer troisième du championnat, une première pour un club dont la meilleure performance était jusque-là une sixième place en 2007. Si tout allait bien dans le meilleur des mondes, cette place sur le podium, devant le voisin de Braga, va pourtant être le début du cauchemar pour les supporters des Castores. La faute notamment à un recrutement mal géré.

Jean Michaël Seri, Costinha et le barrage perdant


En l’espace d’un été, Paços de Ferreira a vu la colonne vertébrale de son équipe quitter le navire. Du gardien, Cassio, à l’attaquant et meilleur buteur, Cicero, en passant par le latéral Diogo Figueiras et le milieu Josué. Sans oublier le plus important, l’entraîneur, Paulo Fonseca, parti conduire un navire beaucoup plus grand, celui du FC Porto. Pour les remplacer, le président, Carlos Barbosa, a misé sur la jeunesse : Sérgio Oliveira, Bebé ou encore Jean Michaël Seri. Mais ce qui va le plus étonner est le choix du coach. En allant chercher l’ancien international portugais Costinha, le président Barbosa a tenté un pari. Entraîneur depuis février 2013, Costinha a alors pour seul fait d’armes d’avoir récupéré Beira-Mar quinzième et de l'avoir mené dernier. Un ensemble à l'expérience quasi nulle, très insuffisant pour espérer quoi que ce soit lors du barrage de Ligue des champions contre le Zénith lors duquel le club portugais ne va faire que de la figuration (défaite 8-3 sur l’ensemble des deux matchs).

La valse des entraîneurs et le barrage gagnant


Si la Ligue des champions s’est avérée bien trop grande pour Paços de Ferreira, la Ligue Europa ne semble pas non plus lui convenir. Dans une poule composée de la Fiorentina, du Dnipropetrovsk et du club roumain de Pandurii, les Castores ne parviennent pas à remporter la moindre victoire et terminent à la troisième place du groupe. En championnat, le constat n’est pas non plus très reluisant. Dernier avec une seule victoire en huit rencontres, Costinha présente sa démission le 28 octobre après une défaite au Estádio Capital do Móvel face à Guimarães. Son successeur, Henrique Calisto, ne fera guère mieux. Deux victoires en douze matchs de championnat et une démission le 24 février 2014 après une défaite sur la pelouse de Setúbal. L’ancien défenseur portugais Jorge Costa est appelé à la rescousse.


Premier match et première victoire pour Jorge Costa. Carlos Barbosa et les supporters se disent que la troisième tentative est enfin la bonne, mais finalement tout le monde va souffrir jusqu’au bout du bout, et Paços de Ferreira ne devra sa survie qu’à deux coups du destin. Le premier se joue à la Fédération. Alors que la quinzième place est habituellement synonyme de relégation, exceptionnellement elle ne l’est pas cette saison-là, du fait du passage de seize à dix-huit clubs dans le championnat portugais. Le deuxième se nomme Yonathan del Valle. En inscrivant le but du 3-1 à la 95e minute contre Olhanense lors de la 17e journée, l’attaquant vénézuélien ne pouvait pas mesurer l’importance de son but. Pourtant, au soir de la 30e journée, Paços de Ferreira terminera le championnat à la quinzième place devant... Olhanense grâce à une différence de buts particulière à son avantage (défaite 1-0 à Olhanense et victoire 3-1 au retour). Les hommes de Jorge Costa s’offrent donc un barrage contre le quatrième de deuxième division, Aves. Un nul 0-0 à l’aller et une victoire 3-1 à domicile, les supporters peuvent enfin souffler.

Le retour du calme avant la tempête ?


Lessivé par cette saison éprouvante, le président Carlos Barbosa laisse sa place à Paulo Meneses. Histoire de se mettre les supporters dans la poche, le nouveau patron leurs offre un joli cadeau, le retour de Paulo Fonseca, dont l’expérience chez le voisin du FC Porto s’est révélée un cuisant échec. Avec lui, Paços de Ferreira va vivre une saison tranquille, terminée à la huitième place. Mais, Paulo va de nouveau se barrer, un an après son retour, pour un autre club du Nord, le Sporting Clube de Braga. La saison d’après (2015-2016), idem, une septième place au classement et un entraîneur, Jorge Simão, qui sera remplacé durant l’été par Carlos Pinto. Les saisons se suivent et se ressemblent donc pour Paços de Ferreira : un jeune quarantenaire sur le banc et des jeunes joueurs qui passent par là avant d’aller voir plus grand (Jean Michaël Seri, Sérgio Oliveira ou encore Diogo Jota). De telles revues d’effectif chaque année impliquent forcément une inconstance dans les résultats. Et cette année, Paços de Ferreira semble bien parti pour vivre une nouvelle saison galère. La Fédération ne songeant pas à passer à vingt clubs, cette fois-ci, les joueurs ne pourront compter que sur eux-mêmes.



Par Steven Oliveira
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié


Dans cet article


il y a 2 heures L'entraînement extrême des gardiens du Dock Sud 13
il y a 4 heures Le gouvernement italien veut intégrer les migrants par le foot 25 il y a 6 heures Tévez : « En Chine, j'étais en vacances » 70
Partenaires
Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Olive & Tom
Hier à 18:30 La Fondation Lionel Messi pas très utile selon les Football Leaks 40 dimanche 14 janvier Le low-kick fou de Tony Chapron 59
À lire ensuite
La bulle de l’Etihad