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Tiens, mais qu’est-ce que tu deviens, Žilina ?

Le MŠK Žilina reste, dans les mémoires des Français, ce petit club slovaque qui s'est fait violenter 7 à 0 par l'Olympique de Marseille d'André-Pierre Gignac en novembre 2010. Une raclée qui a laissé des traces chez les Šošoni, qui tentent depuis de se reconstruire. Entre ventes forcées et traumatisme européen.

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Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine, l’Olympique de Marseille s’amusait en Ligue des champions. Une époque où l’OM, tout juste champion de France, comptait dans ses rangs André-Pierre Gignac, Gabriel Heinze, Souleymane Diawara, Taye Taiwo, Brandão ou encore Lucho González. En cette soirée européenne du 3 novembre 2010, c’est d’ailleurs le génial Argentin qui parachève la balade olympienne sur la pelouse de Žilina : une récupération dans les pieds de Mário Pečalka, un une-deux avec André Ayew, un contrôle de la poitrine – du bras –, avant d’achever le portier Martin Dúbravka d’une demi-volée du gauche. « El Comandante » peut alors dégainer son fameux salut, l’OM, victorieux 7 à 0, s’offre un nouveau record en Ligue des champions, celui de la plus large victoire à l’extérieur. Le MŠK Žilina, lui, devient alors la risée de l’Europe.

Žilina la brocante


Sept ans plus tard, il ne reste plus grand monde de cette fameuse raclée. D’un côté comme de l’autre. Sur la Canebière, Jean-Claude Dassier a quitté le paysage médiatique, Didier Deschamps a été surclassé et Lucho González est actuellement en train de régaler les supporters de l’Atlético Paranaense. Seuls Steve Mandanda, revenu au bercail cet été, et Rod Fanni, l’ambianceur du vestiaire, sont toujours présents. Chez les Slovaques, le grand ménage a été bien plus brutal. Zbohom (au revoir, ndlr) le coach Pavel Hapal ainsi que tous les joueurs ayant goûté à ce 7-0. Une vague de départs qui profite alors aux jeunes du centre de formation tels que le défenseur Martin Králik et le milieu de terrain Michal Škvarka, devenus sept ans plus tard de véritables tauliers du MŠK Žilina.


Champion de Slovaquie pour la première fois en 2002, Žilina met alors fin à la domination des deux clubs de la capitale, l’Inter et le Slovan Bratislava. Mieux, la victime d’André-Pierre Gignac ne quitte le podium qu’à une seule reprise entre 2002 et 2012, pour six titres de champion. Avant la chute. Auteur du doublé coupe-championnat en 2012, pour la première fois de son histoire, Žilina fait alors le choix de garder ses joueurs phares comme Róbert Pich pour espérer retrouver les poules de C1. Raté. Les Šošoni terminent la saison à une vilaine septième place. Résultat, changement de stratégie. Le nouveau coach, Adrián Guľa, doit désormais gérer chaque été les départs de ses meilleurs éléments. Matej Jelić au Rapid Vienne, Milan Škriniar à la Sampdoria ou encore le jeune László Bénes, parti au Borussia Mönchengladbach contre 5,5 millions d’euros, record du club. Difficile alors de survivre en championnat, où Žilina est redevenu un club de milieu de tableau, jusqu’à ce titre en mai dernier. Un sacre qui ne change rien à la nouvelle stratégie mise en place. Meilleur buteur de Fortuna Liga, avec 20 pions, Filip Hlohovsky a été transféré dans la foulée en Corée du Sud, au Seongnam FC.

Traumatisme, résurrection et vengeance ratée


C’est donc sans son meilleur atout offensif que Žilina attaque son deuxième tour de qualifications de Ligue des champions face au plus expérimenté FC Copenhague. Et, force est de constater que les Slovaques vont avoir bien du mal à éliminer les Danois après la défaite 3-1 à l’aller dans leur antre du Štadión pod Dubňom. Il faut dire que depuis cette nuit cauchemardesque d’automne 2010, Žilina galère à passer le cut des qualifications en coupes européennes. Certes, les résultats sont moins violents que celui infligé par l’OM, mais les conséquences sont les mêmes. Ce sont d’abord les vikings du KR Reykjavík qui dégagent Žilina de la course à la qualification en C3, puis les Israéliens du Ironi Kiryat Shmona en C1 et enfin les Croates de Rijeka de nouveau en C3. Soit trois adversaires à la portée, sur le papier, du MŠK Žilina, toujours traumatisé par son 7-0 et sa phase de poules à zéro point.


Un exploit que son bourreau de l’Olympique de Marseille réalise, lui aussi, trois ans plus tard avec six défaites face à Arsenal, Naples et Dortmund. Une campagne européenne catastrophique qui a au moins le mérite de lever le traumatisme de Žilina, heureux de voir son agresseur se faire victimiser de la sorte. Désormais guéri mentalement, le club slovaque retrouve le sourire en Europe comme le prouve son premier tour de qualification à la C3 en 2015 face au club nord-irlandais de Glentoran, violenté 7-1 sur l’ensemble des deux rencontres. Les Moldaves de Dacia, ainsi que les Ukrainiens de Vorskla Poltava subissent le même sort, en moins brutal, lors des tours suivants. L'épopée s’arrête aux portes des poules, face à l’Athletic Bilbao (3-2, 0-1). Dommage, Žilina aurait pu y retrouver l’Olympique de Marseille et ainsi se venger du mal du passé. D’autant plus que le milieu argentin phocéen ne répondait plus au doux nom de Lucho González, mais à celui, moins ronflant, de Lucas Ocampos.

Par Steven Oliveira
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