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Tiémoué, enfin aimé ?

Peu considéré en France, Tiémoué Bakayoko est en train de s'installer tranquillement dans le onze de Chelsea. Dans le ton de son équipe ce mercredi à Madrid, il devrait encore faire la paire avec N'Golo Kanté pour le choc face à Manchester City.

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« 1, 2, 3, 4 : ay ey ay Tiémoué Bakayoko, ay ey ay together with N'Golo, ay ey ay they never give the ball away...  » Quel effet ça fait d'avoir un chant dédié à sa personne pour un footballeur ? C'est sans doute bien plus fort qu'une double prime après une belle victoire ou qu'une note avantageuse dans un quotidien sportif. Ça ne comble peut-être pas entièrement la déception d'être boudé par le sélectionneur national, cela dit.


Absent une nouvelle fois de la liste de Didier Deschamps, Tiémoué Bakayoko le sait : après une première en Bleu ratée contre l'Espagne au printemps dernier, il va devoir cravacher pour passer ses vacances en Russie l'été prochain. Ce n'est pas une question de niveau, mais davantage de hiérarchie poussiéreuse et peut-être de perception un brin erronée de l'opinion sur les capacités réelles du milieu défensif.

Le vrai Bakayoko


« Milieu défensif » , le terme sonne presque comme un gros mot aujourd'hui. Pour peu que l'on soit grand, noir et que l'on porte le même nom qu'un ancien attaquant souvent sujet aux plaisanteries, ça sonne même comme un handicap. Car le vieux cliché français du numéro 6 physique qui ne sert qu'à détruire est tenace. Alors plutôt que d'appréhender les qualités et les défauts individuels de chaque joueur, on englobe, c'est plus simple. C'est ainsi que le joueur formé au Stade rennais s'est envolé vers l'Angleterre avec cette image hallucinante de « bourrin qui a fait la saison de sa vie » . Au mieux, on disait que « Fabinho le bonifiait » , au pire, on le qualifiait « d'arnaque à 45 millions que Monaco n'aurait pas de mal à remplacer » . On s'étonnait qu'un grand entraîneur comme Antonio Conte ait pu flasher sur ce profil. Peut-être a-t-il du goût, tout simplement ? Meilleur joueur de l'AS Monaco de la phase aller la saison passée, Bakayoko est celui qui a permis à Jardim de transformer la tentation du 4-4-2 en réalité. Ce n'est pas pour lui qu'il a été instauré, mais c'est en grande partie grâce à ses performances qu'il a pu perdurer.


Il fallait le voir étouffer les milieux adverses, avec toujours ce même mélange de puissance et d'élégance dans les sorties de balle. Car, bien plus qu'un basique récupérateur, Tiémoué Bakayoko est avant tout un beau joueur, à l'équilibre presque parfait entre capacités physiques et techniques. Ça étonnera ceux qui ne pourront s'empêcher de penser que, par miracle, c'est l'air de l'étranger qui lui a mis du plomb dans la tête et de la grâce dans les pieds. Mais la réalité est que le Tiémoué que l'on a vu ces dernières semaines est exactement le même que celui que l'on négligeait en France. Celui qui n'arrivait que dans le second chapeau quand il fallait citer les héros du titre monégasque. Celui qui a encore quelques défauts à corriger, aussi. Notamment cette propension à perdre des ballons chauds par manque de concentration ou excès de tranquillité. En match de préparation ou en demi-finale de Ligue des champions, ça lui est arrivé, en équipe de France aussi. Suffisant pour refroidir Deschamps pour le moment. Mais si l'association avec Kanté demeure en Blues, il sera difficile de ne pas la tenter en Bleus.

Les faux jumeaux


Il est d'ailleurs amusant d'observer la complémentarité naissante entre l'ancien Caennais et l'ancien Monégasque, tant les deux joueurs ont à la fois des qualités communes et un style très éloigné visuellement. À Kanté la tonicité, les récupérations « morsures aux mollets » , les percées « pile électrique » , à Bakayoko cette façon mi-nonchalante, mi-saignante de fondre sur les adversaires comme une pieuvre, et ces incursions aux foulées élancées dans le camp adverse. Et quand l'un monte, l'autre compense. C'est la base, ça paraît simple, mais le football n'a que faire d'être compliqué. Bakayoko l'a bien compris, lui qui a parfois tendance à accumuler les touches de balle inutiles et à manquer d'application dans ses passes.


À Madrid comme lors de matchs précédents, il a montré qu'il savait être décisif en une touche. Il y a quelques jours, Antonio Conte disait de lui qu'il était déjà un joueur de très haut niveau sans le ballon et que l'enjeu était désormais d'en faire un grand joueur avec le ballon. Selon Jardim, un entraîneur peut faire progresser un footballeur de 80% dans les prises de décision. Altruiste, il a laissé quelques pourcents à son collègue. Ceux qui feront de Bakayoko un monstre enfin débarrassé des a priori ? Nouvelle marche vers la reconnaissance ce samedi contre City, club qu'il avait bouté hors d'Europe en mars dernier d'un coup de tête. Une rencontre où il croisera peut-être son ex-coéquipier Bernardo Silva. Car le beau football et la Premier League, c'est pour les grands et les petits.



Par Chris Diamantaire
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