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Thiriez au hasard ne sert à rien !

Frédéric Thiriez a donc été réélu sans surprise ni suspens à la tête de la Ligue de football professionnel. Si personne ne s’attendait à une grosse bataille démocratique, il y avait pourtant de quoi interroger le président en poste depuis 2002 sur son bilan et sur la santé d’un football professionnel qui vient de souffler ses 80 bougies. Mais à part la croisade contre la taxe à 75% de François Hollande, ce chanteur amateur d’opérette n’a pas entonné de refrain novateur ! En même temps, pourquoi changer une formule qui ne gagne rien ? Nous ne sommes pas au Portugal, quand même !

Le football français traverse une crise. On ne sait même plus trop quand on a commencé à écrire cette phrase. Et visiblement personne ne semble trop chercher comment la résoudre. À commencer par ceux qui en dirigent, du moins officiellement, son destin. Car il ne faut pas se tromper d’ennemi – ou d’ami – la LFP ne constitue pas franchement le vaisseau amiral d’un foot pro dont son président serait le capitaine (peut-être encore moins que la FFF ne l’est de l’équipe de France). Certes, via la DNCG, elle possède un réel pouvoir de régulation, ou tout du moins de sanction, essentiellement à destination des clubs de National, uniques victimes de relégations épargnant la L1 (ce qui devrait pousser à relativiser par avance l’utilité du fair-play financier de l’UEFA, qui cognera sûrement davantage sur le club grec ou bulgare que sur les ténors de la Liga ou de la Premier League). Sur les braises de Knyssa, Frédéric Thiriez avait obtenu pour les « pros » une minorité de blocage au sein de la direction de la Fédération, structure officiellement de tutelle, mais vis-à-vis de laquelle ils ne cessent de jouer en contre. Or, l’arrivée de Noël Le Graët (ancien président de la Ligue, instaurateur de la DNCG et parti plutôt avec la réputation de « partageux » en matière de droits télé), loin de se révéler une tête de pont de la LFP, a plutôt démontré que les clivages, même s’ils ne s’expriment pas ouvertement, y existent toujours. Elle l’espérait, mais la LFP n’a pas vraiment pris la main sur les affaires et sur la manne de l’EDF.

Mais au-delà de cet état des lieux, et de toute autre considération crypto-politique, le vrai problème reste d’estimer la capacité d’un Thiriez à peser en faveur de sa boutique ou, si vous préférez, à jouer d’un lobbying efficace auprès des pouvoirs publics. De ce point de vue, la grande ambition, encore réaffirmée lors de l’assemblée générale de vendredi - à savoir désintoxiquer, en quelque sorte, les clubs français de leur dépendance aux droits télé - ne semble pas franchement se dessiner concrètement. Y compris l’apparition d’un nouvel acteur sur le marché, et plutôt généreux, en l’occurrence beIN Sport, n’a pu empêcher une baisse des revenus, un peu trop facilement imputable à la crise. Le très libéral Thiriez s’était rendu au palais pour que son ami Nicolas Sarkozy demande à France Télévision de surenchérir. Histoire de sauver les meubles. Malgré sa proximité peu douteuse avec l’ancienne majorité, il n’avait d’ailleurs pu obtenir le maintien du DIC – le pouvoir essayant de faire porter le chapeau de l’impopularité du bouclier fiscal aux méchants footballeurs. Toutefois, le cadeau généreusement accordé par le CNDS pour la construction des stades de l’Euro devait le consoler. Les grands clubs en profitent, tout comme les fonds largement investis par les collectivités territoriales. Néanmoins, à bien lire les déclarations de la nouvelle ministre des Sports, Mme Valérie Fourneyron, lors de la présentation d’un budget des sports 2013 d’austérité, nul doute que, de ce point de vue, le foot pro a mangé son pain blanc. Quelques mauvaises surprises l’attendent dans les mois à venir.

Incapable de comprendre le foot comme objet social

Surtout que le changement de « culture d’entreprise » qui entraînerait un meilleur équilibre des revenus des clubs (toujours la question de la répartition des droits, etc.) ne semble toujours pas d’actualité. Pour un Lyon voulant se doter de son « stade » , toujours avec l’aide, ici législative, des pouvoirs publics, ou un OM qui décide d’acquérir la Commanderie, les autres préfèrent continuer, « à l’ancienne » , en usant des lamentations comme principal moyen d’obtenir toujours plus de prébendes et services de la part des sponsors et des partenaires publics. L’autre difficulté s’avère, pour le président de la LFP, censé également défendre les intérêts de la L2 et de la Nationale, de ne pas voir se creuser le fossé et les inégalités entre une L1 (et ses gros clubs) où la présence du nouveau PSG peut donner la fausse impression d’une embellie spectaculaire, et les autres pensionnaires des divers championnats qui tirent de plus en plus la langue (le plafond de verre entre la Nationale et la l2 n’a jamais était aussi épais).

Il est surtout évident que M. Thiriez ne semble pas doté du logiciel doctrinal pour considérer le football comme un objet « social » et, bien sûr, pour admettre que c’est bien là que se situe son moteur économique. Le conflit autour des horaires des matchs de L2 suffit à comprendre ce que vaut le discours angoissé sur les droits télé quand on sacrifie la fréquentation des tribunes (bref la part de la billetterie dans le CA) au profit d’une retransmission dans la petite lucarne, quelque peu aléatoire quant à sa pérennité (contrairement à la passion des supporters et même des spectateurs).

L'impuissance d'un président


Dans le même registre, comment ne pas s’étonner de son obstination à défendre bec et ongles, et en dépit du réel, une Coupe de la Ligue (dotée cette saison de 16,3 millions d’euros) qui alourdit les calendriers sans jamais arriver à concurrencer en aura populaire la traditionnelle, et éthique, Coupe de France de la « FFF » . De fait, le projet constamment présenté par Frédéric Thiriez de parvenir à redorer l’image du foot se heurte de manière quelque peu contradictoire à ses prises de position. Son combat contre la taxe des 75% (rappelons, appliquée sur deux ans), comme auparavant contre la suppression du DIC, continue de proposer la vision d’un foot égoïste, voire autiste, dans un pays sous le choc glaçant d’une crise économique de plus en plus mordante, comme si la promesse d’un titre européen justifiait un éternel statut d’exempté du devoir de solidarité national.

Pas sûr que beaucoup de monde pleure désormais sur le sort de nos équipes engagées dans les compétitions de l’UEFA et surtout, au vu de ses prises de position et de ses amitiés, pas sûr qu'il reçoive une grande écoute aujourd’hui de l’Élysée (surtout que, compte tenu de la « reculade » devant les volées de « pigeon » en baisse dans les sondages, le foot se révélera le meilleur moyen de se montrer ferme sans grand risque). La litanie perpétuelle accusant sans cesse les blocages « hexagonaux » de maintenir le foot tricolore en « L2 » du continent (ce qu’il est sans conteste avec sa sixième place à l’UEFA ou sa brillante élimination par Nicosie) consiste finalement à considérer que la seule solution pour rattraper le retard se situerait dans une fiscalité d’exception (et qu’il s’agirait en l’occurrence de la volonté du peuple). Faute de pouvoir proposer autre chose, on se replie toujours sur ses « fondamentaux » , et on joue à droite.

Par Nicolas Kssis-Martov
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