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Thiago Motta, la sentinelle

Catastrophique pour son retour à la compétition la semaine dernière contre Bordeaux, Thiago Motta aura à cœur de faire taire les critiques avec ce déplacement à Lille. C'est simple, l'international italien est le joueur le plus important du système de Carlo Ancelotti. Si, si.

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Thiago Motta Santon Olivares doit avoir les oreilles qui sifflent depuis une semaine. Pour sa reprise contre Bordeaux, l'Italien a eu du mal à trouver la cadence. Revenu blessé après un Euro réussi avec la Nazionale (finaliste avant que sa cuisse ne l'abandonne lors du dernier round, contre l'Espagne), l'ancien milieu de terrain de l'Inter a repris le chemin des prés avec du retard. Il a fallu se soigner, puis se refaire une santé physique pour rattraper les copains qui avaient repris début juillet. Contre les Girondins, le numéro 28 du PSG a perdu une chiée de ballons et a semblé très vite à court de souffle pour sa première sortie de la saison.

Ses 90 minutes ont fait de la peine. Trop pour un joueur de son standing. Derrière, il a dû se coltiner les critiques et les crachats sur sa prestation diffusée en 16:9. Et comme son PSG All Star ne décolle toujours pas, le gaucher sert de réceptacle à crachats aux maux franciliens. Sauf que, c'est oublier la dimension physique dans le jeu de Thiago Motta. Recruté au cœur de l'hiver dernier - un vrai gros coup sportif -, l'ancien du Barça est la tour de contrôle du XI parisien. Celui par qui tous les ballons doivent passer. En théorie, il sert de relais entre la défense et l'attaque. Un mec qui donne de la verticalité au jeu. Pour ce faire, l'homme a besoin d'être en forme. Alors oui, le jeu de l'homme aux Mizuno n'est pas le plus beau d'Europe. De son Brésil natal, il n'a rien gardé. Pas de technique visible, pas de folie, pas de lumière dans le jeu. Thiago, lui, c'est plutôt l'ombre qui l'attire, là où il règne en maître.

Du vice dans le jeu

Un mec besogneux, utile et caché. Le type qui gratte la gonfle, qui ratisse, qui met son crâne dans les duels aériens. Le lascar qui joue des coudes, aussi. Avec lui, le jeu est simple : contrôle - passe. Le plus souvent vers l'avant. Autant que faire se peut, en tout cas. Jamais en retrait. Ça, c'est un truc hérité de sa formation barcelonaise. À l'instar de Lionel Messi, Thiago Motta n'a jamais joué dans son pays d'origine. Très vite, il a traîné sa ganache dans la Masia barcelonaise. C'est ce bon vieux Charly Rexach qui le lancera dans le grand bain à 18 piges. Après quelques années pourries par des blessures, Thiago attend son passage au Genoa pour exploser. Dans la foulée, l'Inter de Mourinho tombe amoureux du joueur. Sous la houlette du Portugais, Motta devient une pièce essentielle de l'Inter auteur du triplé de 2010. Alors qu'à Barcelone, il s'était façonné techniquement, son passage en Italie, et particulièrement à l'Inter, l'a modelé tactiquement, il est vrai, le compartiment le plus subjectif de son jeu. D'ailleurs, d'aucuns trouvent le mec à gerber quand il est sur un pré. C'est moche, mais un mec capable de commettre des fautes de salope à 40 mètres de ses buts pour pourrir une offensive adverse, ça n'a pas de prix.

L'an dernier, Thiago Motta a mis du temps à s'acclimater à l'arbitrage français. À moins que ce ne soit l'inverse. En tout cas, le mec a enchaîné les cartons jaunes et, donc, les suspensions. Des détails qui ont fait de lui une cible de choix pour certains romantiques du beau jeu. De ça et de là, Thiago Motta a été qualifié de « boucher » , de « petite frappe » ou de « joueur débectable » . Pourtant, il y a un peu de Claude Makelele en lui. Un joueur vicieux, au sens sportif du terme, et expérimenté. Un mec qui sait comment remettre les siens dans le droit chemin et pourrir un match. Pourrir pour gagner. Une mentalité qui ne fait pas encore partie du football français. En même temps, ce nouveau PSG n'a plus grand-chose de français. « Au PSG, la langue du vestiaire est l’italien. Comme de nombreux joueurs sont passés là-bas et que l’entraîneur est italien, la langue principale au sein du club n’est pas le français  » , a-t-il indiqué, lors d'une interview parue durant son Euro. Ce soir, à Lille, le PSG de Thiago Motta devra faire quelque chose. Et ce, peu importe la langue employée.

Par Mathieu Faure
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Un joueur essentiel pour la montée en puissance du PSG, qui doit être un titulaire indiscutable !

Même si pour moi l'équipe doit se construire autour de Pastore.
C'est lui le symbole de se nouveau PSG, et quand il montra en puissance, c'est tout l'équipe qui en profitera !

Pauleta, je ne suis pas vraiment d'accord avec toi, construire l'équipe autour de Pastore serait difficile car, comme on l'a vu, l'activité de Pastore sur le terrain est intermittente bien qu'il soit un joueur hors du commun. Par contre construire "autour" de Motta, dont le jeu est plus simple, plus prévisible et part de plus loin serait à mon humble avis plus judicieux. Pastore est un joker, un type qui accélère une action, rendre les mecs d'en face fous avec une touche de balle rapide et précise, mais pour ce qui est de les lancer - à part ses quelques ouvertures de dingue - je ne sais pas trop...
J'ai plutôt l'impression que le PSG devrait lancer ses actions en partant de bien plus bas et faire jouer la vitesse des lascars de devant pour se créer des occasions au lieu de poser le jeu et se heurter face à des murs défensifs sans rien pouvoir faire de concret, s'endormir, et se prendre un but en contre. C'est là que des mecs comme Motta ou Verratti (à voir) peuvent être vraiment utiles car ils récupèrent et ouvrirent le jeu sur les côtés à l'aide des latéraux - qui re-serviraient enfin à quelque chose - et les tarés de devant prendraient le relais. Après oui, c'est aussi plus risqué pour la défense mais putaing, Alex/Sakho/Silva ça devrait nous permettre de prendre ce genre de risques non ?

Enfin je sais pas...
j'croyais que c'était la langue de pute* la langue officielle
KillerCroc Niveau : CFA
Motta est plus élégant qu'il n'en a l'air.
Ouais enfin Motta c'est pas un modèle de régularité loin de là...
On me parle d'un mec besogneux ça me fait bien rire, ce mec est d'une nonchalance et doté d'une mentalité moyenne à tous les niveaux.
T'as bien raison Mathieu, pourrir pour gagner on sait pas le faire mais le problème c'est qu'on a pas vraiment la culture de la gagne non plus..
On l'a juste épisodiquement, quand on a des leaders qui jouent en Italie (Deschamps, Platini)
@ Cazuela

Je comprend ton point de vue, mais il y à pleins de critères qui rentre en compte, à commencer par l'âge..

Motta à déjà été au summum de sa carrière avec l'inter (c'est mon avis), alors que Pastore va découvrir le plus haut niveau en même temps que se
PSG 2.0

Avec les matchs de préparation, Pastore est le seul a avoir joué tout les matchs et sa les 90 minutes, une volonté d'Ancelotti de le préparer au mieux..

On parle d'un mec de 22 ans qui l'année dernière sans préparation a claqué 9 buts sans forcé...

Pastore doit être le leader de cette équipe, un leader technique et j’espère qu'il aura l'amour du maillot sur le long terme...

Pauleta tu nous manques !!!
maxlojuventino Niveau : Ligue 1
Pastore par ci, Pastore par là... et Verratti dans tout ça? ça me fait quand même drôlement marré ce manque de jeu collectif du PSG, quand le seul joueur capable de créer du jeu passe ses matches sur le banc et que les supporteurs parisiens continuent de croire que Pastore est LA solution...

Y a un moment va falloir se réveiller et faire jouer Verratti
Chantôme serait italien, ça ferait longtemps qu'Ancelotti aurait construit l'équipe autour de lui. Plus jeune, il est meilleur techniquement (toujours dans le tempo), il va à la cogne quand c'est nécessaire, a un bon jeu de tête et 3 poumons. Et il est moins irrégulier que Motta la starlette. Franchement, je ne comprendrai jamais qu'on puisse coller Motta ou Sissoko à la place de Clem. Mais bon, Carlo est rital et pense donc, à tort, que le Calcio forge de bons joueurs...
Thiago est essentiel et quasiment tjs très bon, "cassé, haché, relancé", c'est tout ce qu'on lui demande et il le fait très bien.
Lebowski-The BIG one- Niveau : DHR
Thiago Motta est l'Aimant du milieu.
Il est très fort dans l'interception des attaques inverses et dans l'art de faire des fautes tactiques, mais aussi ce qui est impressionnant chez lui, c'est qu'il est très très difficile de lui voler le ballon quand il l'a dans les pieds.
Sinon, dommage qu'il joue toujours avec ces Mizuno moches avec la fameuse "langue" à l'extérieur.
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