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  2. // Manchester City/Arsenal

Thèse et antithèse ?

Cet après-midi, Manchester City reçoit Arsenal avec l’idée de réagir après leur première défaite de la saison face à Chelsea. C’est dans cette capacité à vite réagir que l’on en saura un peu plus sur les aptitudes ou non des Citizens à devenir les nouveaux maîtres du royaume.

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Le foot ressemble parfois au sexe. Au sein d’un mariage heureux, la bagatelle peut à l’occasion devenir routinière, sans doute par le confort de l’habitude et des certitudes. Mais quand un couple est sur le point de se séparer et que les circonstances basculent les deux belligérants à l’horizontale, l’empoignade vire carrément au torride. Comme si l’absence de lendemain ranimait une passion trop longtemps enfouie. Pourquoi cette digression ? Ben parce qu’en y réfléchissant un peu, il y a quelque chose de cet ordre du côté d’Arsenal. Consultant sur Eurosport, Arsène Wenger s’y est confié en mêlant à son accent alsacien des intonations passéistes: « Je serai éternellement reconnaissant à ceux qui m'ont donné ma chance ici. Je suis conscient d'avoir eu une vraie chance dans ma vie : c'est d'avoir rencontré ce club. Arsenal a toujours su baser son évolution sur la simplicité. Le club a été assez tolérant et intelligent pour me laisser imposer ma façon de voir. Et j'ai su m'adapter à ce qui fait la force de ce club : le respect des valeurs traditionnelles et le désir d'agir avec classe  » .

Et le fait est que pour ce qui ressemble à la fin d’une ère, le club londonien s’est fait violence depuis plusieurs semaines pour ne pas se laisser couler dans les abîmes promises par tout le monde au soir de la rouste monumentale administrée par Manchester United le 28 août dernier qui envoyait les Gunners à un rang de la zone rouge. Sauf que depuis, les Londoniens ont redressé la barre (pour pécho à la hussarde, ça aide) avec une série en cours de sept victoires et un nul en huit matches. Parfois dans la douleur, souvent sans très bien jouer mais toujours dans les pas du talent en ce moment fascinant de Robin van Persie.

Balotelli et Richards s’avoinent

En face, les talents qui portent Manchester City sont multiples et il y a une dizaine de jours, tout portait à croire que la machine mancunienne allait tout broyer sur son passage. Et puis, et puis… Les Citizens ont commencé par se faire sortir de la Ligue des champions, troisièmes de leur groupe derrière le Bayern Munich et Naples. Avant que Chelsea ne leur colle leur première défaite en Premier League de la saison (2-1) malgré une ouverture du score par Mario Balotelli dans des temps quasi « benzemesques » . Et là pour la première fois depuis le début de l’année, on a eu un doute : et si ce City surpuissant était un colosse aux pieds d’argile ? On s’explique. Si la mécanique bleue ciel s’est révélée d’une impeccable précision jusque là, il est apparu l’hypothèse qu’un grain de sable était de nature à faire dérailler la machine. Car en termes de vécu, ce City sauce orientale reste un nouveau né, un poupon qui peut vite paniquer si les choses ne se passent pas parfaitement.

Ainsi, on sait que Manchester United est capable de faire le dos rond par gros temps, Chelsea sait aussi se replier sur ses bases quand les choses tournent au vinaigre. Mais sur quels fondamentaux peut bien se reposer l’escouade si jamais les résultats décevants venaient à s’enchaîner ? C’est là où on attend le nouveau caïd du football anglais qui se rêve en maître de la planète football. Et la baston cette semaine à l’entraînement entre Micah Richards et l’impayable Balotelli n’est peut-être pas si anodine que ça. C’est là un des derniers écueils qui guettent Manchester City. Au cas où, ils pourraient demander quelques astuces à leurs adversaires du jour, donnés pour morts et pourtant bel et bien encore vivants.

Par Dave Appadoo
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