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Théo : « S’il était interdit de prendre l’Inter dans PES, ce n’était pas pour rien ! »

Il y a quelques mois, l’affaire Théo a occupé la scène médiatique, ravivant les tensions entre banlieue et police. Toujours convalescent, le jeune garçon nous reçoit chez lui, avec son grand frère Grégory. L’occasion d’évoquer sa passion pour le football, pour l’Inter, son club de cœur, et parler des nombreux joueurs qui se sont mobilisés pour le soutenir.

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Quelque temps avant l’incident, tu revenais d’un essai en Belgique.
Théo : Oui, c’était dans un club de D3. J’y avais obtenu un essai grâce à mes frères. J’étais officiellement au club, mais avec l’accident, tout a été annulé.

Tu voulais faire carrière ?
T : Oui c’était mon ambition, comme pour beaucoup de jeunes de cités. Mais j’ai souvent perdu la passion, je me suis lancé très tardivement. J’ai 22 ans.

Tu joues à quel poste ?
T : Milieu récupérateur, défenseur central ou attaquant. Je suis polyvalent.

Ton beau-frère est directeur du centre de formation au Havre. Pourquoi ne lui as-tu pas demandé de l’aide ?
T : Je voulais réussir par mes propres moyens. Mais bon... avant je ne considérais pas le foot comme quelque chose de sérieux, même si on m’a déjà dit que j’avais du talent. Je ne voulais pas travailler. Je pensais que les choses viendraient d’elles-mêmes, mais ça ne marche pas comme ça. Il faut s’appliquer, travailler, s’investir pour y arriver. Si un joueur comme Messi doit s’entraîner, ce n’est pas moi qui vais pouvoir m’en passer. Je l’ai désormais compris.

Gregory, tu confirmes que Théo a du talent ?
Grégory : Il sait mettre un pied devant l’autre, mais il n’a pas de talent exceptionnel. Théo est un joueur amateur. S’il était un phénomène, il ne serait pas là. Il n’y a pas à débattre davantage. Aujourd’hui, si un Ronaldinho traînait même sous un pont, ça se saurait tout de suite.
T : Tu connais les grands frères... Mais bon, il a raison.

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Tu as regardé le dernier derby Inter-Milan ? (2-2 score final, ndlr)
T : J’étais au stade le 15 avril. C’est là que je me dis que j’aurais dû être footballeur ! C’est le genre de match que tu dois vivre. L’Inter est le club de mon cœur depuis tout petit. Je les ai vus deux fois en vrai. La deuxième, c’était contre l’Atalanta Bergame. On a gagné 7-1. Triplé d’Icardi, le meilleur 9 du monde, triplé de Banega, le meilleur milieu de terrain du monde. C’était un score qui n’était pas arrivé depuis 1945. Et puis, j’ai aperçu Zanetti ! C’était peut-être un des plus beaux moments de ma vie. J’en ai eu des frissons. J’aurais aimé le voir jouer en vrai. Zanetti c’est le commandant ! Il a arrêté le foot à quarante ans, et encore, il n’était pas cramé. Je tiens à remercier Boukary Dramé qui m’a permis d’assister à ce match. Avant je voyais San Siro à la télé, mais y être, ça n’a rien à voir. Tu sens la pelouse, même de très loin. C’est quelque chose l’Italie ! Quand Icardi met un but, le stade est en ébullition, la chimie opère. Je ne peux pas vraiment te décrire. Contre l’Atalanta, il y avait une vraie communion, mais pendant le derby, lorsque le Milan a égalisé, le stade s’est tu. Icardi a pleuré, c’était émouvant pour nous les supporters. C’est notre joueur, il est très aimé.

« Adriano a nettoyé les lucarnes de tous les gardiens du monde. Il les a affichés. Il a cassé une barre un jour. »

Il est magnifique ton maillot d’Adriano. (Il est encadré)
T : C’est ma première idole. J’avais sept, huit ans quand je l’ai découvert. Il n’y a pas de mot pour décrire un joueur comme ça. Malheureusement, son manque de sérieux ne lui a pas permis de faire une grande carrière. Mais le peu qu’il a fait m’a suffi pour me convaincre que je devais faire du foot pour être comme lui. Ça explique aussi mon comportement. Je voulais le suivre jusqu’au bout.

Des souvenirs en particulier ?
T : Ses cacahuètes ! Il a nettoyé les lucarnes de tous les gardiens du monde. Il les a affichés. Il a cassé une barre un jour. (Il souffle) Adriano est reconnu. Les rappeurs citent son prénom. D’ailleurs dans PES, s’il était interdit de prendre l’Inter, c’est à cause de lui.

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Comment tu l’as eu ce maillot ?
T : C’est un cadeau d’une proche et il vient du club. Je ne peux pas dire précisément comment elle s’y est pris, mais ça m’a vraiment touché. Je le regarde tous les jours.

À part Adriano, un autre joueur à ressortir ?
T : Diego Milito.
G : Pfff il n’a pas choisi le bon camp. Il aurait mieux fait de supporter l'AC Milan, comme moi. En plus, quand il était petit, il a vu les stratosphériques. Seedorf, Kaká, Gattuso, Shevchenko, Pirlo, Rivaldo. Bon, j’arrête avec les "O".
T : Milito, Eto’o... tu peux aussi les glisser dans ta liste ! On a plein de joueurs en "O" nous aussi.
G : Quand le Milan était sur le toit de l’Europe, il n’y avait pas de commentaires à faire. La hiérarchie était clairement établie. L’Inter jouait les seconds rôles puisque derrière c’était la Juventus.
T : La roue a tourné. De 2005 à 2010, on a eu tous les titres. Quinze en cinq ans ! J’ai un autre grand frère qui est pour l’Inter, mais Grégory est le seul gaucher de la famille, il n’est pas comme tout le monde.

« On n’est pas là pour calculer. Celui qui utilise ses pieds pour venir voir mon frère qui est en mauvaise santé, on ne se demande pas si c’est pour servir ses intérêts. »

Théo, je crois que l’Inter s’est mobilisée pour toi ?
T : Les billets pour le derby, c’est eux. Ils sont venus me chercher à l’accueil. Je ne parlais pas du tout italien donc j’étais perdu. Ils m’ont amené en loges. Normalement, je devais aller dans les vestiaires pour voir les joueurs, mais après un match comme ça, c’était difficile et je les comprends.


Beaucoup de joueurs t’ont aussi soutenu.
T : Oui, et ils sont bien différents de ce que j’aurais pu imaginer. Ce sont des mecs simples, hyper sympas, comme Ribéry par exemple. On a parlé, j’ai eu un bon feeling avec lui. Je ne l’imaginais pas comme ça. Il était entier, ne mettait pas de gants. Il m’a donné un maillot du Bayern dédicacé et m’a invité à une rencontre.

Cette mobilisation vous a-t-elle surpris ?
G : Je pense que tout le monde a été touché, donc ça ne m’a pas surpris. Ça montre que ces personnes ont un cœur. Après, il ne faut pas oublier ceux qui n’ont pas pu se déplacer, mais qui ont quand même envoyé des messages ou des témoignages. Ma famille et moi-même tenons à les remercier.

Tu penses que certains se sont mobilisés pour redorer leur image ?
G : On n’est pas là pour calculer. Celui qui utilise ses pieds pour venir voir mon frère qui est en mauvaise santé, on ne se demande pas si c’est pour servir ses intérêts. Il l’a fait, c’est tout. Ceux qui sont mal intentionnés, ça les regarde. Je ne trouve pas malin de commenter ou de chercher à salir ce genre de gestes.

Ils continuent à prendre des nouvelles ?
G : Serge Aurier prend régulièrement des nouvelles de Théo. Il a été vraiment touché. Je tiens à dire que c’est quelqu’un de bien, contrairement à l’image que beaucoup de médias lui collent. C’est un bon garçon.
T : Ribéry prend aussi de mes nouvelles. Il m’a donné un moyen de le contacter. Boukary Dramé et Kondogbia le font aussi. D’autres ont peur de me déranger, donc ils passent par mes proches.

« Je n’ai toujours pas pris conscience de l’ampleur que l’affaire a prise. C’est pour ça que j’ai arrêté tous les réseaux sociaux. Mentalement, ça peut jouer des tours. Quand j’aurai les épaules assez larges pour assumer, j’y reviendrai. »

Que pensez-vous de la mauvaise image qui colle à Serge Aurier ?
T : Comme tous les gens de cités, il est catalogué bandit, quoi qu’il fasse.
G : C’est un joueur qui peut faire des erreurs comme n’importe quel autre footballeur, mais les siennes sont médiatisées. On lui tombe dessus tout de suite. Nous n’allons pas le juger sur ses choix ou ses bêtises, ça ne nous regarde pas. On espère juste qu’il va retrouver l’équilibre et la sérénité pour pouvoir faire une solide carrière derrière, il en a le talent.
T : Beaucoup oublient d’où ils viennent lorsqu'ils réussissent, prennent les gens de haut. Ça fait plaisir de voir un mec comme Aurier ne pas oublier ses racines. Il est authentique. Il vient dans sa ville quand il peut. Beaucoup de joueurs n’auraient pas eu cette démarche.


Les footballeurs qui explosent aux yeux du grand public sont médiatisés d’un coup, d’une manière très importante. C’est un peu ce que tu as vécu.
T : Le moment où j’étais le plus médiatisé, j’étais à l’hôpital et, quand je suis sorti, c’était la fin. Ça ne me faisait ni chaud ni froid car je souffrais. Les médias, je m’en fiche, ça ne va pas me soigner.

Tu es pourtant devenu une sorte de symbole.
T : Je n’ai toujours pas pris conscience de l’ampleur que l’affaire a prise. Quand c’est pour le côté positif, c’est sûr que ça fait plaisir, mais il n’y pas que ça. C’est pour ça que j’ai arrêté tous les réseaux sociaux. Mentalement, ça peut jouer des tours. Quand j’aurai les épaules assez larges pour assumer, j’y reviendrai.

Les critiques t’ont attristé ?
T : Ça m’a touché comme lorsque je me voyais à la télé sur un lit d’hôpital et que des gens disaient : « C’est un menteur. » Je sais ce que j’ai vécu !



Propos recueillis par Flavien Bories
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