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Theo Hernández, les jambes sans la tête ?

Enfanté au sein du centre de formation de l’Atlético de Madrid, Theo Hernández est pourtant bien la première recrue du Real Madrid 2017-2018. Un transfert qui permet aux Madrilènes de composer avec l’un des latéraux les plus prometteurs de sa génération, mais également avec un joueur au tempérament indéchiffrable.

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D'ordinaire muet pour annoncer le départ de l’un de ses poulains, l’Atlético ne se fait pas prier pour officialiser les adieux de Theo Hernández. Par un communiqué aigre-doux, le club des bords du Manzanares s’attelle à désosser la réputation de celui qui devait s’inscrire comme le nec plus ultra de la formation rojiblanca. Finalement, étendard du Cerro del Espino, il ne le sera jamais, le jeune Français ayant décidé depuis des mois de répondre favorablement à la cour insistante du voisin merengue. Contre trente millions d’euros, celui qui « n’a jamais réussi à débuter officiellement avec l’équipe première » , dixit les mots de la direction des Colchoneros, s’engage donc en faveur du Real Madrid pour une durée de six ans. Un joli coup de plus pour la direction sportive blanche, prompte à sauter sur tous les talents de moins de vingt ans, mais qui se retrouve tout de même avec une épine dans le pied : comment se fier à la parole d’un joueur qui ne la tient jamais ? Cette interrogation demeure la grande inconnue d’un jeune latéral qui a déjà réussi à raviver les tensions entre son club formateur et son nouvel employeur. Costaud.

Theo Hernández, l’anti-Lucas


Car si Lucas Hernández, membre de l’escouade de Diego Simeone depuis déjà trois exercices, ne sort jamais des clous, il n’en est rien pour son cadet d’un an et demi. Quand le premier hisse sa fidélité à l’Atlético de Madrid au rang de moteur de sa jeune carrière, le second fait fi des propositions de prolongation de contrat. Et quand le central se plie aux volontés de l’entraîneur argentin, qui en plus de le couver lui impose de rester dans son effectif plutôt que d’aller glaner du temps de jeu en prêt, le latéral gauche préfère se la jouer perso et ignore les conseils du Cholo. Bref, pour un minot ayant intégré le centre de formation rojiblanco dès son onzième anniversaire, le manque de gratitude se fait légèrement sentir. D’autant que depuis ses débuts juvéniles sous la liquette rouge et blanc, il fait partie des trésors couvés et cajolés par les formateurs madrilènes. Une fois son pic de croissance passé, il en devient même le joyau, au point de faire passer son aîné pour un crack de pacotille. Ni plus, ni moins.


Lorsqu’à la pré-saison passée, il fait ses débuts au sein de l’équipe première, les techniciens de l’Atlético n’en démordent pas : plus qu’un espoir en devenir, Theo Hernández dispose d’ores et déjà de toutes les qualités pour s’imposer au haut niveau. Deux rencontres amicales plus tard, ces mêmes dirigeants décident donc de le prêter, une saison durant, du côté du promu du Deportivo Alavés pour que l’intéressé confirme illico en Primera ses facultés physiques et techniques. Gaucher au mètre quatre-vingt-cinq, le natif de Marseille est, selon les dires de ses formateurs, « une force de la nature » . Capable d’avaler les kilomètres sur son côté et de tenir tête aux meilleurs athlètes de Liga, il peut tout aussi bien caresser le cuir et offrir des golazos que ne renieraient pas Messi et Cristiano Ronaldo (voir son coup franc magistral en finale de Coupe du Roi face au Barça ci dessous). Si bien que sa progression fulgurante le fait passer dans une tout autre galaxie en l’espace d’une seule moitié de saison : de promesse du centre de formation de l’Atlético, il intègre la catégorie des grands espoirs de Liga au même titre que Marco Asensio ou son coéquipier Marcos Llorente.

Le golazo de Theo en finale de Copa del Rey :
Vidéo

Les Bleus au même rang que l’Atlético


D’ailleurs, ses deux coéquipiers madridistas, Theo Hernández ne souhaite pas les côtoyer qu’au sein de la Maison-Blanche. Et c’est bien là un autre tracas pour le Real : appelé depuis des années dans les catégories inférieures de la FFF, le Marseillais de naissance a préféré partir en goguette à Málaga plutôt que de se rendre au dernier rassemblement des U20. C’est que, désireux d’enfiler la liquette de la Roja, il ne compte plus répondre aux convocations des Bleus et, par là même, se met dans une position délicate quant au règlement de la FIFA. Cet épisode, le Real Madrid ne peut que le constater sans agir, mais il en dit long sur la fiabilité du jeune homme. C’est ainsi, selon le même schéma, sur ces mêmes bases, qu’il quitte l’Atlético : deux jours avant la demi-finale retour de Ligue des champions, il passe sa visite médicale chez les Merengues sans prévenir le club avec lequel il est sous contrat. Conscient du risque, et d’une possible dénonciation des Colchoneros, le Real décide alors de faire grimper le montant de son transfert, de 24 à 30 millions d’euros. Insuffisant, tout de même, pour faire disparaître la hache de guerre déterrée par Theo.



Par Robin Delorme
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