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The wire : Paul Gascoigne

« J'aimerais échanger mon portable contre un cercueil parce que ces types ont bousillé ma vie. Je n'ai plus de vie » , déclarait ce mardi Paul Gascoigne devant la Haute Cour de Londres. Placé sur écoute pendant plus de dix ans, non, pas par McNulty, mais par des journalistes du Mirror, Gazza attend que la justice fasse la lumière sur des pratiques pas si nouvelles outre-Manche.

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Décrié, raillé, voire oublié, Paul Gascoigne évoque aujourd'hui plus les odeurs de cendriers froids et de fins de bières tièdes de lendemain de soirée que celles des vertes pelouses de l'Angleterre. À juste titre d'ailleurs, tant la liste des frasques et dérapages de l'attaquant anglais est longue. Si George Best est le cinquième Beatles, Paul Gascoigne est incontestablement le septième Iron Maiden, le cinquième Black Sabbath, le Beethoven du ballon rond. Mais tout n'est peut-être pas aussi simple. Car si le nom de Gazza fait aujourd'hui sourire, il masque un homme qui souffre de plusieurs pathologies dont on commence à comprendre petit à petit les causes. Si rien ne peut être totalement excusé, tout peut être expliqué. En le plaçant sur écoute pendant une décennie entière, les journalistes peu scrupuleux, avides de nouvelles fraîches, ont donné de bonnes raisons à Gascoigne de lâcher prise avec la réalité.

Les bandes de Gazza


Si l'audience s'est ouverte cette semaine à la Haute Cour de Londres, l'histoire est longue à retracer. Le 13 février dernier, le groupe Trinity Mirror PLC, qui publie les journaux du Mirror, avait présenté des excuses publiques aux huit personnalités lésées par ces écoutes illégales : Alan Yentob, Shane Richie, Lucy Taggart, Shobna Gulati, Lauren Alcorn, Robert Ashworth, Paul Gascoigne et Sadie Frost, les deux derniers étant les plus sévèrement touchés. Espionné de 2000 à 2010, Gascoigne est apparu abattu devant la Cour, complétant son témoignage oral par une lettre à l'attention du juge. « Je suis devenu obsédé par l'idée d'être sur écoute. J'avais l'impression d'être regardé ou écouté tout le temps pendant des années. La pression que j'ai dû supporter était bien au-delà de ce qu'une personne saine peut supporter » peut-on y lire. « Ce qui m'attriste le plus, c'est que tout le tort causé à ma famille ne peut plus être réparé. Mes excuses ne suffiront pas à remonter le temps et à effacer le mal que je leur ai causé. » Au total, ce sont 18 articles que le groupe a reconnu avoir écrit à propos du footballeur à l'aide de ces bandes illégales. Présent à la barre ce jeudi, Dan Evans, un ancien reporter du Mirror reconnu coupable d'avoir mis en place des réseaux d'écoutes, a expliqué que ce savoir-faire lui avait été transmis dès son arrivée à la rédaction, en 2003. D'après le journaliste du Guardian présent à l'audition, Josh Halliday, Evans a déclaré : « Les journalistes au-dessus de moi étaient au courant. Ils ne pouvaient pas l'ignorer, ils étaient assis à un mètre de moi. » Et comme pour appuyer les dires de l'attaquant anglais, l'actrice Sadie Frost, elle aussi victime, est venue témoigner. « Je n'allais même plus voir ma mère pour une tasse de thé parce que je la soupçonnais de raconter des histoires aux médias. Quotidiennement, on m'arrachait un petit morceau de vie. »

Un News of the world bis ?


Si cette affaire est aussi effrayante que surprenante, elle n'est surtout pas inédite. Il y a quelques années déjà, le scandale des écoutes orchestrées par News of the world avait ébranlé le Royaume-Uni. Accusé puis reconnu coupable d'avoir placé sur écoute pendant des années des personnalités, dont des membres de la famille royale, le tabloïd de Rupert Murdoch avait été contraint de fermer boutique, en 2011, après 168 ans d'existence. Andy Coulson, l'éditeur du tabloïd entre 2003 et 2007, avait été reconnu coupable d'avoir mis en place ce réseau, impliquant plusieurs de ses journalistes dans ses procédés illégaux. Une accusation qui laisse planer énormément de questions quant à l'ampleur des réseaux, puisqu'après avoir travaillé en tant que journaliste, il est devenu directeur de la communication du parti conservateur, puis directeur de la communication du Premier ministre David Cameron entre 2010 et 2011. Une nomination qu'avait amèrement regrettée le résident du 10, Downing Street : « Je suis terriblement désolé de l'avoir employé. C'était une très mauvaise décision. » Et comme l'expliquait le procureur Mark Bryant-Heron lors d'un procès parent à cette affaire en 2014, « il existait une culture agressive de la recherche de news. La fin justifiait les moyens, et tout était permis pour trouver une histoire inédite dans un marché extrêmement compétitif » . Comme l'explique M. Campbell, professeur de droit à l'université catholique de Lyon, « ce procès est un procès en civil. Cela signifie qu'il ne concerne que les compensations monétaires. Ce n'est pas du pénal, aucune sanction ne sera délivrée à l'issue de ce procès » . Une affaire qui n'a donc pas fini de livrer ses surprises. Et de faire planer sur le Royaume-Uni le spectre d'une presse cynique et hors la loi.



Par Gabriel Cnudde / Tous propos recueillis dans les archives du site de la BBC et sur le compte Twitter officiel de Josh Halliday.
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