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The New Saints, allégorie du football gallois

Alors que les deux figures de proue du football gallois, Swansea et Cardiff, évoluent dans les ligues anglaises, on a tendance à oublier que la patrie de Gareth Bale dispose de son propre championnat. The New Saints, champion en titre de la Welsh Premier League et pourtant basé en Angleterre, est l'emblème d'un football gallois à la fois bordélique et dynamique. Immersion au pays du rugby.

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Llansantffraid. Llansantffraid-ym-Mechain pour être exact. C'est là que naît en 1959 l'ancêtre de l'actuel champion du pays de Galles. Et pourtant, ce n'est pas au crépuscule des sixties que The New Saints a fondé son palmarès. Ian Williams, directeur général, raconte : « Le propriétaire s'appelle Mike Harris. Mike a commencé à sponsoriser ce petit club rural du Nord du pays de Galles à la fin des années 90. À l'époque, il avait une entreprise de télécommunication, Total Network Solutions : TNS. Et lorsque les dirigeants de Llansantffraid lui ont demandé de renouveler le sponsoring, il leur a proposé d'investir plus tout en professionnalisant la structure. Il acquit tellement de pouvoir qu'il donna le nom de son entreprise au club : Total Network Solutions. Mais comme les joueurs allaient s'entraîner à des kilomètres du village, la décision fut prise de chercher de nouvelles infrastructures, plus proches. En 2003, le club fusionna avec nos voisins anglais d'Oswestry Town, en difficulté financière à l'époque. » En 2005, Mike Harris vend sa boîte à British Telecommunications et se retrouve alors avec un club sans nom. Les suggestions fusent, jusqu'à proposer un naming sur Ebay. Finalement, on garde le sigle et on y accroche un morceau d'histoire : l'historique club de Llansantffraid était surnommé The Saints et la ville d'Oswestry a toujours été lié à Saint Oswald. Ainsi naît The New Saints.

« Steven Gerrard nous a mis cinq des six buts » Ian Williams

Aujourd'hui, TNS est un mastodonte du football gallois. « On a gagné neuf titres de champion sur les 16 dernières années. Dont les quatres derniers, et aujourd'hui, on est toujours premiers avec neuf points d'avance » , commente Ian. En Europe, en revanche, l'hégémonie devient infamie. Des 17 participations en coupes d'Europe sur les 17 dernières saisons, 20 matchs joués et 94 buts contre. Pas de quoi impressionner Ian, qui s'enorgueillit de participations régulières aux coupes d'Europe plus qu'il ne se lamente des carnages : « En 2005, on a joué Liverpool en LDC. À l'époque, Liverpool était champion d'Europe, mais comme ils n'avaient pas fini dans le top four, ils devaient passer par un tour préliminaire. Contre nous. Même si Steven Gerrard nous a mis cinq des six buts, cela a permis de mettre TNS sur la carte du monde du football. Mais déjà en 2003, on avait joué Manchester City en Coupe UEFA. Leur première en Coupe d'Europe depuis les sixties. Et on avait eu la chance de jouer au Millénium Stadium de Cardiff devant 14 000 personnes. » Nostalgie donc.

Délocalisation et Ligue des champions


Si, outre-Manche, on conduit à gauche, refuse l'Euro et mange du bacon au petit dej', le pays de Galles ne déroge pas à la règle de la constante différenciation par rapport au voisin. Du coup, le club gallois déménage en Angleterre. Ainsi, « après la fusion avec Oswestry, on a déplacé notre siège dans le Shropshire, en Angleterre. On a acheté aux autorités locales un terrain synthétique pour trois millions. Ce qui nous a permis de nous développer économiquement. Aujourd'hui, on a 65 salariés, dont 24 joueurs pros. On a aussi un programme de bourses pour les U16-U19, qui leur permet de combiner une éducation footballistique et une éducation classique au sein du College d'Oswestry. Plusieurs joueurs ont déjà fait le saut entre l'Academy et la première. On a aussi dix équipes de U7 à U16 au sein de notre Academy, ainsi qu'une Community Foundation qui se charge de générer du lien social via des activités extra-footballistiques » .


Dorénavant TNS conjugue football et business : le budget d'un million et demi et les infrastructures permettent d'assurer la survie économique du seul club entièrement professionnel du pays de Galles. « Notre challenge est de continuer à progresser en Europe et d'obtenir les primes de participation qui y correspondent. De la sorte, on pourrait étendre nos infrastructures et créer d'autres terrains de foot à cinq, un autre synthé et un terrain en herbe » , affirme Ian. Et lorsqu'on lui demande s'il ne vaudrait pas mieux rejoindre les ligues anglaises pour accéder à plus de visibilité, il sort les crampons vissés : « Pas du tout. On veut continuer à jouer au pays de Galles et atteindre les compètes européennes. Parce que si on voulait rejoindre l'Angleterre, il nous faudrait recommencer d'en bas, sans participations européennes, ce qui est pourtant la base de notre modèle économique. » Et alors, ça vaut quoi le football gallois ?

« Le pays de Galles est unique en matière de football » Ian Williams

Pêl-droed. C'est comme ça qu'on appelle le football au pays du poireau. « Le pays de Galles est unique en matière de football : Swansea joue en Premier League, Cardiff en Championship, Newport en Football League, mais aussi Wrexham, Colwyn Bay et Merthyr jouent dans les ligues anglaises » , raconte Ian en expliquant la cause de ce phénomène : « L'histoire et la tradition. Ils ont toujours joué dans le système anglais. La Welsh Premier League est encore en bas âge, elle n'est née qu'en 1992. Auparavant, le football existait au pays de Galles, mais sans ligue nationale, donc les clubs jouaient dans les ligues anglaises. Du fait de la tradition et de leur modèle économique, ils préfèrent dorénavant rester en Angleterre. »

Gary Lineker, cinquième division et Sam Warbuton


Actuellement, le football gallois se construit sur quatre niveaux. Au sommet règne la Welsh Prem', puis le pays se divise en deux. Au Nord, bastion du football au pays de Galles, la Cymru Alliance. Au Sud, berceau du rugby, la Welsh League Division One. « Les champions de chacune de ces divisons, ou leurs poursuivants, sont éligibles, s'ils remplissent les critères de la Fédération galloise, à une accession à la Welsh Premier League. » En dessous, d'obscures divisions boueuses. La Welsh Prem' s'organise en deux phases. Dans un premier temps, les 12 équipes s'affrontent régulièrement. Puis, après le Christmas break, « les 12 équipes engagées sont séparées en deux groupes : les six premiers et les six derniers, qui s'opposent lors de dix matchs, aller-retour » . Le football est un sport simple : 22 hommes courent après un ballon pendant 90 minutes et à la fin, c'est TNS qui gagne.


La montée en puissance de TNS au fil des décennies n'est que le reflet d'un football gallois lui aussi en phase ascendante. Andrew Howard, responsable de l'organisation de la WPL, témoigne dans le Guardian d'une telle progression : « On a des joueurs et entraîneurs qui ont quitté la WPL il y a quelques années, pour aller en Conference (D5). Quand ils sont revenus, ils étaient épatés par l'amélioration. Ils disaient qu'on était au moins au niveau Conference. » Et pourtant, le football gallois fait face à deux concurrents de taille : les Anglais donc, mais aussi le rugby. La rude compétiton imposée par l'Angleterre en matière de captation de supporters fait crier Howard : « Il existe un service de bus régulier le long de la côte Nord du pays de Galles pour emmener les supporters à Anfield, Goodison Park, Old Trafford, etc. » Et si ce n'est la menace anglaise, c'est le sport national qui pourrait risquer de faire de l'ombre au Pêl-droed, enchaîne un Howard plutôt rassuré par l'effet Gareth Bale : « Le fait que Cardiff et Swansea jouent tous deux à un haut niveau a généré beaucoup d'engouement. Et la Gareth Bale mania a poussé pas mal d'enfants à vouloir devenir footballeur, rêvant de devenir le nouveau Gareth Bale plutôt que le nouveau Sam Warbuton. » Et le pays au Dragon de rêver d'une épopée folle à l'été 2016.

Par Josselin Juncker Tous propos, exceptés Andrew Howard, recueillis par Josselin Juncker
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