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The Delano Orchestra : « Tu passes clairement pour un blaireau si tu dis que tu es supporter de Clermont »

Originaire de Clermont-Ferrand, The Delano Orchestra revient ces jours-ci avec un quatrième album, Eitsoyam. Pour fêter cela, Alexandre (chanteur/compositeur), Christophe (batteur) et Mathieu (guitariste) quittent un instant les contrées boisées de leur collectif Kütu Folk pour étaler leur passion du foot. Sachant les gus particulièrement fans de l'OM (période 1992-1993), d'Arsenal (époque Thierry Henry), du Barça (de 2010 à 2012) et de Manchester United, on leur a concocté une interview divisée en quatre parties. Comme ça, pas de jaloux !

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OM : « Tapie, je serais curieux de savoir comment il a acheté les joueurs »

OM, époque 1992-1993, ce sont vos meilleurs souvenirs du football français ?
Christophe : Oui, carrément. C'était la bonne époque du foot français. Bon, moi je suis un peu plus vieux que les autres donc il y a eu St-Étienne aussi. Mais eux ne sont pas allés au bout, contrairement à l'OM.

Après cette période triomphale l'OM est rentré dans le rang. Pensez-vous que tous les clubs connaissent ce genre de cycle ou que pour arriver au sommet, il faut forcément un peu de corruption ?
Christophe : Non, je ne pense pas. Il y a des clubs comme Manchester United qui restent toujours au sommet. Après, avec Tapie, on sait qu'il y a toujours une part de corruption derrière. On le voit encore aujourd'hui avec les journaux qu'il rachète. Mais bon, c'est rigolo, ça fait aussi partie du folklore du foot. Mais je serais curieux de savoir comment il a acheté les joueurs (rires).

Pourtant, l'image de l'OM n'a pas vraiment changé depuis. Vous, quelle image pensez-vous avoir dans le public ?
Mathieu : L'image d'un groupe corrompu (rires). Non, je pense qu'on a l'image d'un groupe triste, qui n'aime pas le foot par exemple. Les gens, par rapport à la musique que l'on fait, ne nous imaginent peut-être pas en train de s'enthousiasmer comme des cons devant un match. Ils imaginent un groupe triste et calme, ce qui a pu être le cas, mais qui ne l'est plus depuis que les guitares ont pris le pouvoir.

Arsenal : « Wenger, c'est un mec qui a la classe ! »

Vous faites partie de ces gens pour qui Arsenal n'est plus vraiment Arsenal depuis le départ de Thierry Henry ?
Mathieu : J'ai toujours gardé une petite tendresse pour Arsenal. Déjà quand il y avait Bergkamp, je trouvais ce club magique. En fait, j'aime bien Arsène Wenger. C'est un mec qui a la classe, qui est fort, même s'il galère au niveau européen. Et puis, j'aime bien Londres et le quartier d'Arsenal.

Christophe : Je pense qu'il y a un lien affectif entre ce club et les Français parce que beaucoup de nos joueurs ont évolué là-bas.

C'est quoi le vrai problème d'Arsenal ?
Christophe : Ils ont vendu leurs meilleurs joueurs, c'est surtout ça le problème. Mais je ne sais pourquoi. Peut-être pour financer leur stade. Ce qui est sûr, c'est qu'ils ont perdu gros.

Mathieu : Ce qui est bien, c'est qu'ils misent pas mal sur les jeunes avec un très bon centre de formation. Mais c'est sûr que ça ne suffit pas à combler le vide laissé par les stars de l'équipe.

Arsenal est un club en perpétuelle recherche de nouveaux talents. Vous, comment cheminez-vous vers de nouveaux projets ?
Alexandre : Déjà, on ne peut pas dire qu'il y ait eu beaucoup d'arrivées de nouveaux talents dans le groupe depuis sa création (rires). Le groupe est toujours resté à peu près le même.

Mathieu : Mais on a eu une recrue quand même. Thomas à la basse, arrivé il y a un an.

Alexandre : Sinon, les albums ont plutôt évolué vers le rock indé, vers un son plus électrique. J'ai l'impression qu'il y a plus de radicalité.

Mathieu : Quant aux projets, ils partent toujours de l'imagination d'Alex, qui, quand ça lui prend, en a toujours plein. Ensuite, on y réfléchi tous ensemble. On la joue collectif en quelque sorte.

Alexandre : On a vraiment essayé de faire avec les qualités de chacun. Ce qui est marrant, c'est qu'on essaye de se comparer à une équipe de foot avec les arrières, les attaquants et les milieux.

Mathieu : C'est comme si on était une équipe de foot sans grandes individualités, mais bons ensemble. En gros, aucun d'entre nous ne pourrait gagner le match à lui tout seul.
Christophe : Un peu comme le bon vieux Bastia des années 70 : une équipe qui en veut, qui met des tacles et tout ça !

Barcelone : « Le foot, c'est des passes ! »

Ne trouvez-vous pas qu'il soit trop facile de supporter Barcelone ces dernières années ?
Christophe : Non, c'est comme si tu avais le meilleur groupe du monde en face de toi. Au bout d'un moment, tu ne peux plus dire que ce n'est pas terrible. À la radio, j'entends toujours des pleurnichards dire qu'ils en ont marre de voir Messi marquer des buts. C'est incohérent.

Mathieu : Je peux comprendre qu'on dise que ce soit toujours la même chose. Mais personnellement, je trouve ça beau et efficace. Le foot, c'est quand même des passes. Moi, je préfère voir quinze passes consécutives qu'un mec qui va faire 30 crochets dans la surface.

Quelle différence entre le Barcelone d'aujourd'hui et celui d'il y a dix ans ?
Christophe : Il n'y avait pas Messi (rires). Non, mais on voit que ça fait des années que les gars jouent ensemble. Tout est fluide. Mais n'oublions pas Johan Cruyff dans tout ça !

Le Ballon d'or de Messi, mérité ou pas ?
Christophe : Oui, totalement. Mais Ronaldo l'aurait mérité aussi. Il n'a pas de chance, il joue dans une équipe qui tourne moins bien en ce moment. Le joueur est aussi tributaire de l'équipe dans laquelle il évolue.

Mathieu : En plus, Messi est tellement hallucinant, aussi bien collectivement qu'individuellement. Il a des stats de ouf ! Mais j'aurais bien aimé que Ronaldo gagne, juste pour voir ce qu'il dirait. Ça nous aurait amusés (rires). Il est tellement bête (rires).

Comme centre de formation, le Barça a la Masia. Vous diriez que le vôtre, c'est Kütu Folk ?

Alexandre : Certaines signatures, notamment de groupes canadiens, nous ont influencés mais sans tout chambouler pour autant. On existait avant le label.

Mathieu : Après on pourrait jouer sur le fait que Kütu Folk ait découvert des groupes vachement talentueux. Mais il ne les a pas formé, il a juste permis de les découvrir.

Manchester United : «  Je pense qu'ils vont tout gagner »

Y a-t-il une période que vous préférez dans l'épopée mancunienne ?
Christophe : On a toujours un petit faible pour la période Cantona parce que c'était le renouveau de Manchester, mais je trouve que c'est toujours une très bonne équipe. Ferguson y est pour beaucoup. C'est un modèle. Alors que City, ça m'a l'air d'être un sacré merdier. Moi, j'admire cette stabilité, ce jeu et cette volonté d'être toujours au top.

Mathieu : Et puis la finale gagné contre le Bayern en 1999 était vraiment classe ! Après, c'est un amour pour la ville dans son ensemble. Pour certains d'entre nous, on a beaucoup suivi la vieille scène musicale de la ville : Happy Mondays, Joy Division, Factory… Cette ville, que ce soit dans le foot ou la musique, a une très forte personnalité.

Et United version Van Persie vous en pensez quoi ?
Christophe : Ça va faire très mal. On peut toujours se tromper dans le foot, mais je pense qu'ils peuvent tout gagner. En plus, Rooney a été assez intelligent pour s'adapter à l'arrivée de Van Persie.

Comme Manchester, est-ce que vous avez l'impression de devenir meilleurs avec le temps ?
Mathieu : Oui, heureusement (rires). La différence, c'est que lorsque les joueurs prennent de l'âge, ils déclinent. Alors que nous, c'est plutôt le contraire.

Christophe : Récemment, je me disais encore que j'avais progressé ces derniers temps. C'est con comme réflexion, mais c'est vrai ! Dans les deux cas, que ce soit dans le sport ou dans la musique, il faut pratiquer beaucoup pour être bon. Plus tu pratiques, plus tu gardes le niveau. Si tu t'arrêtes de jouer de la batterie pendant 15 jours, tu perds beaucoup, notamment en dextérité.

Pourquoi ne pas supporter Clermont-Ferrand, tout simplement ?
Christophe : Ah non, on a dit qu'on parlait de foot (rires). Mon seul regret, c'est qu'ils aient perdu Alessandrini. Mais je pense que Clermont est une équipe condamnée à rester en L2.

Mathieu : De toute façon, là-bas tout le monde ne pense qu'au rugby. Même au niveau des subventions, il y a difficilement la place pour un club de Ligue 1. En fait, les gens là-bas s'en foutent de Clermont.

Christophe : Et puis tu passes clairement pour un blaireau si tu dis que tu es supporter de Clermont.

par Maxime Delcourt
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