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Thauvin, la guerre des boutons

C’est l’affaire de cette fin d’été. Lillois depuis l’hiver dernier, Florian Thauvin n’a toujours pas porté les couleurs des Dogues et rien n’indique que cela se fera un jour. Désireux de rejoindre l’OM, l’ex-bastiais, 20 ans, ne se pointe plus à l’entraînement. Mal entouré pour certains, simplet pour d’autres, Thauvin, brillant sur le pré, se suicide en coulisse. Retour sur un bras de fer, mal du siècle du footballeur.

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Chercher une explication décente ne sert à rien. Au moment où cette personne qui ne porte pas vraiment le football dans son cœur va sauter sur le cas Thauvin pour vous prouver par a+b que les footballeurs sont, en plus d’être des humains dénués de cerveau, de bons salauds, seule la mauvaise foi et un certain talent oratoire pourront vous sauver. Pire, quand un peu pressé de rentrer chez vous, vous bousculerez une grand-mère sans le vouloir et qu’elle vous dira, « de toute façon, les jeunes sont des cons » , vous ne pourrez rien dire, de peur que, fan de foot, elle vous dise, à raison : « Mais si, regardez le petit Thauvin, il fait n’importe quoi, comme vous. » Oui, si la condition du footballeur professionnel ne doit jamais être généralisée – une pensée pour Bafé Gomis –, dire que le cas Thauvin est du gras de saucisson bien coincé entre les molaires du football français ne relève pas de la démagogie, mais de la vérité. De plus en plus fréquents, les bras de fer entre dirigeants et joueurs sont symbolisés par ce cas fou qui va évidemment trop loin. Et comme souvent quand on va trop loin, on verse dans le ridicule. De tous les côtés.

Genèse, envies légitimes et dédain

Le calendrier indique la date du 29 janvier 2013 quand, derrière le sourire de Michel Seydoux, tout Lille se frotte les mains. Le mercato d’hiver touche à sa fin et le LOSC vient de réaliser ce que tout le monde croit être un excellent coup à moyen terme. Révélation de la saison, Florian Thauvin vient d’être transféré de Bastia pour une somme acceptable de 3,5 millions d’euros. Une bonne affaire. Pour faciliter la transaction et permettre à leur poulain de s’épanouir, les Lillois le prêtent à Bastia jusqu’à la fin d’une saison qu’il aura définitivement éclaboussé de son talent. Ce môme est une promesse, ça ne fait aucun doute, son titre de champion du monde des U20 décroché l’été suivant semble goudronner un peu plus son autoroute vers la gloire. Sauf qu’en Turquie, loin du domaine de Luchin, Thauvin, courtisé par l’OM, commence à se prendre la tête. Sollicité sur place, le natif d’Orléans avoue lui-même ne pas penser à l’an prochain et ne pas trop savoir où il jouera, une décision qu’il prendra après les vacances. Le malaise est né. Jamais apparu sous le maillot du LOSC, Thauvin commence déjà à se prendre le chou. Malgré les sorties médiatiques répétées des dirigeants lillois, la partie est déjà perdue et le point de non-retour presque atteint.

La donne est, a priori, assez simple. L’hiver dernier, Florian Thauvin pensait signer dans une équipe ambitieuse qui allait disputer la Coupe d’Europe. Un été plus tard, le LOSC a plus l’air en reconstruction – dont il pourrait être l’un des symboles – qu’ambitieux et est absent de la scène européenne. C’est un peu l’histoire du Big Mac qui a une meilleure tête sur l’affiche que dans l’assiette. Surtout quand, à côté, le challenge proposé a de quoi faire saliver. Soyons clairs, personne ne peut reprocher à Thauvin d’avoir envie de gagner encore plus, de le faire au soleil, dans un club à la stature plus grande et qui disputera la Ligue des champions. Personne. Ce qui choque, c’est ce que l’on reproche aux enfants chiants devant leur assiette : « Tu ne peux pas dire que tu n’aimes pas les haricots si tu n’as pas goûté. » Tu ne peux pas non plus dire que tu préfères le pastis au Ricard, même si ça a l’air meilleur. Non, Thauvin n’a pas encore joué avec Lille. D’ailleurs, il ne se pointe même plus à l’entraînement et le problème « éthique » est bien là, pas ailleurs. Mais peut-être qu’après tout, Florian Thauvin est ce gamin chiant.

La folie « Tonton Adil »


« Petit frère veut grandir trop vite » , chantait IAM. C’est un peu le cas de Florian Thauvin. S’il n’existe pas de voie royale vers les sommets footballistiques, un passage tranquille par le LOSC semblait parfait pour l’ancien Bastiais. Un club moins exposé que Lyon, Marseille, Paris ou Monaco, mais un club de qualité, plus « familial » , quitte à pousser le cliché. Excellent joueur de football, Thauvin fait plus preuve de bêtise que d’irrespect. Le joueur, trop intéressé par le challenge marseillais et par ce que cela implique, semble à peine se préoccuper du doigt d’honneur ouvertement adressé aux supporters Lillois. Sa bêtise principale concerne son choix de carrière. Thauvin veut mettre la charrue avant les bœufs. En somme, comme beaucoup de jeunes footballeurs, il veut aller trop vite pour être dans les temps, quitte à être « anti-diplomate » comme Oxmo Puccino. « S’il veut mettre sa carrière en l’air, il est bien parti » , constate simplement Frédéric Paquet, directeur général du LOSC, interrogé par 20Minutes. Paquet qui, à l’image de Michel Seydoux, ne semble pas énervé mais résigné. Par la bêtise du joueur, un peu, mais surtout par celle de « son entourage » . Plus mentionné que jamais, cet entourage de Florian Thauvin semble poser problème. Il faut dire qu’à y regarder de plus près, il y a de quoi s’inquiéter.

Frédéric Paquet est « persuadé que Florian est un bon garçon » . Un bon garçon ne pouvant pas vraiment se mettre dans cette situation, vient la théorie de l’entourage malsain. Généralement, lorsqu’il s’agit de squales dans le monde du ballon rond, les généralités font la part belle aux agents. Joint au téléphone par 20Minutes, le père de Florian, Charles Thauvin, a affirmé que depuis que l’un des agents de son fils ne répond plus, il ne reste qu’une seule personne aux commandes. Les histoires de transfert, c'est le job de « Tonton Adil » qui serait boucher-charcutier dans le 18e arrondissement de Paris. Tonton passerait actuellement ses diplômes d’agent et serait allé voir Élie Baup à l’occasion des trophées UNFP. Pour parler merguez ou transferts, l’histoire ne le dit pas. Ce qu’elle dit, c’est que Thauvin est allé réclamer une revalorisation salariale à son retour de la Coupe du monde U20 et qu’il aurait « été mal reçu » selon son père. Un père qui déplore la situation : « Florian venait de vivre six derniers mois magnifiques, mais cette histoire est venue tout bousiller. » « Le monde du foot, c’est le monde du fric où les joueurs sont considérés comme du bétail » , poursuit Charles. En même temps, quand on confie son fils à un boucher, on ne peut pas vraiment s’étonner.

Par Swann Borsellino
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