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Thauvin : comment réussir son retour à l'OM ?

Transféré mi-août à Newcastle presque de force, Florian Thauvin est déjà de retour à Marseille. Peut-il enfin réussir à s'imposer avec ce maillot qu'il assure chérir plus que tout ?

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Cette fois-ci, Florian Thauvin a fait mieux pour signer à l'OM. En septembre 2013, il s'était engagé dans les toutes dernières heures du mercato avec le club marseillais, faisant la fierté de Vincent Labrune, qui posait avec lui tout sourire sur la photo de présentation. Cette fois-ci, il a signé les documents l'avant-dernier jour. Mais le président n'était pas à ses côtés dans la vidéo de (re)présentation. C'est qu'il faut signer un avant-centre dans les derniers heures du mercato. Michel l'a d'ailleurs gentiment rappelé en conférence de presse : « Thauvin, je ne l'ai pas demandé. J'ai dit qu'on avait besoin d'un avant-centre. » Régulièrement pointé comme l'élément le plus faible du onze olympien la saison passée, le milieu offensif pouvait espérer, avec le fiasco de l'intersaison marseillaise, en devenir un des plus forts à son retour. Ce n'est pas gagné d'avance alors que Rémy Cabella a profité de leur chassé-croisé pour s'imposer dans l'axe (tout du moins dans l'esprit de son entraîneur) et que Romain Alessandrini est subitement sorti de l'infirmerie dès qu'il a appris que celui qui lui a barré la route l'an dernier était de retour. Dans ces conditions, ça ne sent pas vraiment le retour gagnant pour l'homme de Charlotte Pirroni.

C'est Thauvin qui a proposé de revenir


Pas non plus le joueur le plus apprécié du vestiaire, Thauvin risque en plus de devoir composer avec certains regards moqueurs, lui qui est parti tenter sa chance dans la grande Premier League pour revenir la queue entre les jambes quelques mois plus tard seulement. « Si l'OM s'est mis sur sa piste, c'est qu'ils se sont dit qu'il pouvait apporter à l'équipe, donc il faut que lui se concentre là-dessus. Les joueurs, ils n'ont pas trop leur mot à dire dans cette histoire » , conseille Stéphane Guivarc'h. Le champion du monde est plutôt bien placé pour évoquer la situation de l'international espoir. Après deux saisons à finir meilleur buteur de Division 1, il était parti, à l'été 1998, tenter sa chance dans le Nord-Est de l'Angleterre, à Newcastle également. Pour finalement revenir à Auxerre pour la même somme, 35 millions de francs, un an plus tard, après un crochet par les Glasgow Rangers. « J'étais venu pour un entraîneur et il s'est fait dégager au bout de deux journées. C'est Gullit qui a pris la suite et comme souvent, un nouveau coach ne veut pas trop des choix de son prédécesseur. Pour moi, les dés étaient pipés dès le départ, ça s'est mal goupillé » , s'empresse tout de même de préciser l'attaquant, pour rappeler que chaque cas est différent. Dans le cas de Thauvin, il y a une différence encore plus grande, qui pourrait du coup grandement aider : le transfert n'était pas vraiment de son fait. Il semblait plutôt favorable à une troisième saison à l'OM, enfin débarrassé d'éléments dans son secteur qu'il n'appréciait guère. Les images à Reims à la mi-août, lorsque Labrune le prend à part pour lui expliquer probablement qu'il faut partir, parlent d'elles-mêmes. « Et là, pour ce mois de janvier, c'est lui qui amorce l'idée d'un possible retour » , glisse la traditionnelle « source proche du dossier » .

« On ne va pas lui donner les clés de la maison »


Ce retour de Thauvin, ce serait donc plus un mea culpa du président que du joueur. Même pas si on y regarde de plus près, car le jeune élément a été vendu une belle somme (17 millions d'euros auxquels il faut soustraire les 9 millions pour l'option obligatoire sur Rémy Cabella) et il sera prêté pour cinq mois avec son salaire de Ligue 1. Surtout, Thauvin débarque dans un environnement et un championnat familier, il ne devrait pas y avoir de fameux temps d'adaptation, ce qui n'est pas du luxe quand on signe à moins de 20 matchs de la fin de la saison. « C'est plus facile parce qu'on connaît la maison. Ça peut être interprété comme la solution de facilité, car on a déjà quelques repères » , confirme Guivarc'h, qui a l'élégance de ne pas pousser la comparaison avec l'exemple de l'ex-petite copine. « Il ne faut pas oublier qu'il repart de zéro. On ne va pas lui donner les clés de la maison non plus, c'est à lui de s'adapter aux autres » , complète-t-il. C'est peut-être là d'ailleurs la clé de la réussite du come-back de Thauvin : il arrive cette fois-ci en bonus, dans un secteur où il y a déjà du monde. À lui de s'adapter alors qu'en 2013, c'était plutôt Baup qui devait faire avec cette signature à 15 millions d'euros de dernière minute, placée dans un couloir gauche sans grande conviction, parce qu'il fallait déjà mettre Payet à droite. Présenté comme ça, Thauvin a tout à y gagner. Surtout de l'expérience pour bien réussir... son retour à Newcastle dans six mois.



Par Romain Canuti
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