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Tête haute, Italie !

L'Italie doit battre la Suède ce lundi soir pour voir la Russie. La vie ou la mort, un tournant dans l'histoire du football transalpin.

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Il n'est plus l'heure de faire des calculs. L'Italie a 90 minutes pour se qualifier pour la Coupe du monde. Il faudra, pour ce, battre ce lundi soir la Suède à San Siro par deux buts d'écart. Peu importe la manière. En jouant bien, en jouant mal, tout le monde s'en cogne. Juste sortir ses attributs, les foutre sur la table et jouer au football. Choses que les Azzurri ont été incapables de faire depuis le 2 juillet 2016, jour du quart de finale de l'Euro 2016 contre l'Allemagne. La dernière fois en date où l'Italie a véritablement été l'Italie. Ce jour-là, une Nazionale composée d'ouvriers comme Sturaro, Giaccherini, Parolo, Eder, Pellè et De Sciglio avait emmené l'Allemagne aux tirs au but, après avoir éliminé l'Espagne (2-0) et donné une leçon à la Belgique (2-0). Tout le monde avait applaudi, tout le monde avait encensé cette équipe pour sa solidité défensive, sa grinta, son abnégation et son réalisme. On a l'impression que c'était il y a seize ans et pourtant, ce n'était qu'il n'y a seize mois.


Depuis, où sont passées toutes ces qualités ? Disparues. Envolées en même temps que Giampiero Ventura prenait les rênes de l'équipe. Tous s'accordaient à dire qu'il fallait laisser au sélectionneur azzurro le temps d'imposer sa patte, de se détacher de l'ombre d'Antonio Conte. Le fait qu'il n'avait jamais entraîné une grande équipe en 37 ans de carrière ne devait pas entraver sa progression. Alors, à chaque match, après une défaite en Espagne ou un nul à domicile contre la Macédoine (!), les tifosi se disaient que ce n'était pas grave, que l'Italie finirait de toute façon par s'en sortir parce que, vous savez, elle a « l'ADN et l'histoire glorieuse de son côté » . Problème : jusqu'à preuve du contraire, l'ADN et l'histoire ne marquent pas de buts. Cela ne suffit plus d'être juste l'Italie. En 2010, après les nuls face au Paraguay et à la Nouvelle-Zélande, l'Italie allait se qualifier puisque, «  c'est l'Italie et qu'en 1982, elle a été championne du monde en ne gagnant aucun match de poule » . Résultat : une défaite 3-2, et tutti a casa. En 2014, rebelotte. Après la défaite contre le Costa Rica (!), c'était sûr, l'Italie allait passer en huitièmes parce que « c'est l'Italie  » . Résultat : une défaite 1-0, et à la maison, encore. Non, l'Italie ne peut plus compter sur son passé. Elle doit compter sur son présent, comme l'avait compris Conte.

Azzurri, il n'est plus l'heure de faire des calculs. Vous avez 90 minutes pour donner votre âme et vous qualifier pour la Coupe du monde. Le reste – les problèmes, le schéma tactique, les joueurs cramés, le sélectionneur paumé –, on verra après. Se qualifier. Rien d'autre. Avanti.




Par Éric Maggiori
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