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  1. // Sélection d'Angleterre
  2. // Retraite internationale de John Terry

Terry, le lion se retire

En annonçant sa retraite internationale, John Terry laisse l’équipe d’Angleterre orpheline d’un vrai leader, de 78 sélections, mais aussi de bien des casseroles qui auront sacrément plombé la vie de la sélection aux Trois Lions.

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Si on était tordu, on dirait bien que c’est une communication rondement menée. Par toutes les parties concernées. Ce n’est qu’une hypothèse, bien sûr, mais enfin, on ne serait pas étonné qu’il y ait hippopotame sous caillou. Oui, l’annonce de la retraite internationale de John Terry intrigue un peu. Roy Hogson, parfait dans son rôle de comédien, a même fait mine de s’en attrister. «  Je suis bien sûr déçu de perdre un joueur doté d'une telle expérience internationale et de qualités exceptionnelles. J'ai entretenu de bonnes relations avec John depuis que je m'occupe de la sélection.  » Et une petite larme à l’œil avec ça. Si on est aussi cynique, c’est qu’on a comme l’impression que cette décision arrange pas mal de monde. À commencer par Terry lui-même. On sous-estime parfois en France l’importance du capitaine des Blues dans le football anglais. C’est simple, le Londonien est un monstre sacré. Un type qui aura été de tous les combats, que ce soit en club ou en sélection. Avec des fortunes diverses. Une manière de Nesta à l’anglaise, moins élégante, plus virile. Soit un défenseur sans beaucoup d’équivalents dans le monde, mais qui aura été un peu chat noir dans certaines grandes occasions.

N’empêche, il en imposait le Terry. Le genre de gars avec qui on peut partir à la guerre. Et pas seulement dans la tenue du soldat ultime. Mais surtout dans la peau d’un chef, avec ou sans brassard. Autant un Hugo Lloris peut prendre le capitanat de l’équipe de France faute de candidats crédibles, autant John Terry aura été le leader d’une sélection anglaise qui comptait pléthore d’autres capitaines en puissance, ici Gerrard, là Ferdinand, ou encore Lampard. Un taulier capable d’aller voir Capello en plein Mondial 2010 pour lui dire qu’il avait une tactique de merde (ce qui n’était pas faux). Et pour aller dire ça à un entraîneur qui ferait passer de l’italien pour de l’allemand, il faut en avoir de sacrément bien accrochées. En ce sens, du haut de ses trente et un printemps et de ses soixante-dix-huit sélections, il y avait comme une certaine élégance à le laisser annoncer lui-même son retrait de la compétition internationale avant de devoir prendre les décisions qui font mal au regard de ses performances en baisse. Mais au-delà de son inévitable déclin, le natif de Barking aura foutu un sale bazar chez les Three Lions.

Bridge et Ferdinand, ses victimes en sélection

Au fond, Terry est un mec nature. Un gars qui collectionne les casseroles dans sa vie de tous les jours et qui ne voit pas pourquoi il changerait de braquet pour la simple raison qu’il représente son pays. Parce qu’exactement dans la lignée de ses filouteries l’impliquant dans la visite monnayée au black des structures de Chelsea pour des touristes en quête de coulisses interdites, ce brave Terry sous-louait sa loge privée à Wembley avec toutes les prestations d’usage pour quelques milliers de livres. Seulement on a envie de dire, quand on connaît les émoluments de millionnaire du lascar... Mais bon, quand on sait que le papa dealait tranquillou dans un pub il y a encore quelques années et que sa maman s’était fait choper en train de chourer ses courses au supermarché il y a deux ans, il faut bien admettre que les chiens ne font pas des chats et qu’en ce sens, John est un bon fils. Mais ça, c’est pour le côté canaille plutôt marrant quand on y songe. Non, les vraies zones d’ombre de Terry auront davantage tenu à deux faits divers un peu puants. L’un pour une histoire de cul, l’autre pour une histoire de QI. Deux sorties de piste qui auront fait quelques dommages collatéraux.


À commencer par Wayne Bridge, ancien partenaire à Chelsea et surtout très ami avec son ex-capitaine. Et les amis, ça partage tout. Parfois sans même le savoir. Comme quand Terry est allé consoler l’ex de son pote, une certaine Vanessa Perroncel. Une trahison pour Bridge qui ne remettra jamais les pieds en équipe nationale suite aux révélations scabreuses des tabloïds. L’autre victime par la bande des bêtises de Terry est Rio Ferdinand, le grand frère d’Anton, cible de supposées insultes raciste du boss des Blues lors d’un QPR-Chelsea la saison dernière. Fou de rage contre son acolyte habituel de la défense centrale en équipe nationale et contre Ashley Cole, témoin en faveur de Terry lors des auditions de l’enquête, le Mancunien sera laissé sur le bas-côté lors du dernier Euro par Hodgson. Bien sûr, si Terry aura toujours survécu à ses frasques, quand d’autres ont plongé pour ses âneries, c’est que le gaillard était sans doute le plus fort de tous. Un peu lent certes, mais toujours impeccablement placé, sûr dans sa relance, capable de foutre sa tronche là où d’autres ne glisseront même pas un bout de crampons, dur au mal, dur aux coups. Et surtout un chef de guerre sans égal. Avec ses conquêtes… et ses cadavres. Et aujourd’hui, pas grand monde ne pleurera John Terry chez les Three Lions. Triste. Comme le destin de l’équipe d’Angleterre finalement.

Dave Appadoo
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