1. // Euro 2012
  2. // Rep. Tchèque/Espagne

Tchèques et mat

Meilleure équipe d'Europe en 2004, la République Tchèque traverse depuis une période de vaches maigres. Avant de recevoir l'invincible Espagne ce soir dans le cadre des éliminatoires de l'Euro 2012, les amoureux du beau jeu rêvent de lendemains meilleurs. Et ils ont raison.

Modififié
0 1
Il y a moins de dix piges, certains érigeaient la République Tchèque en favori de l'Euro 2004. Les Smicer, Baros, Koller et autre Ujfalusi devaient marcher sur l'Europe et redorer le blason d'un pays autrefois habitué à briller (double finaliste de la Coupe du Monde et vainqueur de l'Euro 1976). Mais l'ovni grec est passé par là en demi-finale et la Tchéquie ne s'en est jamais vraiment remis. Les romantiques non plus. Depuis huit ans, la Reprezentace galère, végète, tente, essaie tout et surtout n'importe quoi, mais ne trouve pas la solution. Pis, elle n'a plus jamais passé un premier tour de compétition internationale depuis 2004. Une misère.

Ce soir, c'est l'Espagne qui s'avance. Une Seleccion impressionnante depuis plus de quatre ans (la Roja reste sur vingt victoires en éliminatoires depuis un nul 1-1 contre l'Islande en 2007) et solide leader du groupe I. Ouais, une équipe écoeurante en somme. Mais bon, les locaux misent avant tout la deuxième place du groupe, synonyme de barrages pour le prochain Euro. Une mission délicate car les hommes de Michal Binek feront sans le Bordelais Plasil, suspendu, et peut-être sans le petit Mozart, Rosicky, confronté à un drame familial. Dans ses circonstances, Petr Cech reste la seule caution sportive du pays. C'est peu. L'effectif est vieillissant (Sivok, Baros, Hübschman sont tous trentenaires), le jeu est moins léché et le sélectionneur manque cruellement d'ambition et/ou d'idées. Ce dernier affirmant quand même dans L'Equipe que « vu le classement, un nul serait une bonne opération. C'est possible d'autant plus qu'en face, Fabregas et Iniesta sont absents » . Un mec ambitieux quoi. Dans les canards du pays, tout le monde attend la relève...

Kadlec, le symbole

Et pourtant l'avenir s'annonce radieux. Finalistes du Mondial U20 2007 et récent demi-finalistes de l'Euro U19, les jeunes tchèques sont morts de faim. Encadré par la génération 2007 (Fenin, Mazuch, Pekhart, Necid), les demi-finalistes du dernier Euro sont annoncés comme une génération digne de ses glorieux anciens. Des malades mentaux nés avec une gonfle entre les pieds. A ce jeu-là, on couvre d'éloges les Gecov, Čelůstka et autre Hlousek. Mais c'est surtout le dernier né qui fait parler. Et en bien. Son seul nom suffit à faire bander tout un peuple : Vaclav Kadlec (19 ans, 3 sélections). Absent contre l'Espagne, le petit génie du Sparta Prague est l'avenir de la sélection. A coup sur, il sera de l'Euro si l'équipe valide son invitation. Milieu de terrain offensif capable d'évoluer derrière une tige offensive, la pépite est déjà annoncé à Arsenal et Tottenham.

C'est sur cette génération de surdoués que l'ancienne équipe de Poborsky veut bâtir son futur. Ca passe forcément par une présence régulière dans les différentes compétitions internationales. Et pas pour y faire de la figuration à la con. Depuis leur demi-finale de l'Euro 2004, la récolte est maigre. Beaucoup trop pour une nation présentée comme la meilleure du vieux continent il y a encore peu de temps. Un pays où on saluait le beau jeu, le mouvement, l'occupation du terrain, la profondeur. Aujourd'hui, l'équipe est en pleine restructuration. Elle fait le dos rond et attend que ses jeunes loups arrivent à maturité. Il faut juste passer le relais. Et ne pas se rater. Un peu à l'image de l'Espagne en somme...

Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Ce qui est marrant c'est qu'on cite des mecs comme Sivok, Hübschmann ou Baros, voire Poborsky pour les anciennes gloires, mais on oublie un certain ancien ballon d'or, retraité depuis pas si longtemps que ça...
Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
0 1