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Tchagouni, l’Épervier du Lot-et-Garonne

Mercredi, place à la onzième étape du Tour de France entre Eymet et Pau. Une étape notamment marquée par un passage à Marmande où évolue Baba Tchagouni, gardien remplaçant de Kossi Agassa chez les Éperviers du Togo. Un international qui a pourtant du mal à sortir de l'anonymat.

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Christophe Manzato, le président du FC Marmande 47, se souvient encore de sa rencontre avec Baba Tchagouni, en 2015. Le gardien togolais venait de passer deux ans sans jouer, après son départ de Dijon, et il s’était pointé dans la sous-préfecture du Lot-et-Garonne avec un léger excédent de bagages. « Il devait avoir au moins douze kilos de trop. Disons qu’il était un peu enrobé » , se marre le dirigeant du club de CFA 2. Tchagouni, alors âgé de vingt-quatre ans, vient de passer deux ans au chômage, après avoir été tout près de signer à Al-Hilal Omdurman, l'un des deux meilleurs clubs soudanais, en 2014. Il raconte : « Cela a été une période très difficile de ma vie. Forcément, à un moment donné, j'ai pensé à arrêter le foot, à reprendre les études... Je continuais à jouer au foot avec des potes du quartier mais de temps en temps, je retournais au Togo pour m’entraîner avec l’Académie Planète Foot, mon club formateur. » La sœur de Baba vit alors à Marmande avec Rakibou Moumouni, joueur togolais du FC Marmande 47. Le club cherche un gardien et le surpoids de l’international togolais n’effraie pas les décideurs marmandais, qui étudient d’un peu plus près son CV. « Il avait passé quatre ans à Dijon, il joue pour une sélection africaine qui est d’un bon niveau. Franchement, pour un petit club comme Marmande, c’était une bonne opportunité. On lui a fait signer un contrat d’avenir : il bosse un peu pour l’école de foot, il participe à la vie du club, et surtout, il joue » , poursuit Manzato. Pour retrouver son poids de forme, Tchagouni se met minable : « J’ai décidé de m’entraîner deux fois par jour, pendant deux semaines, même les dimanches, histoire d’être prêt pour la préparation et les stages. »

Traumatisé par un but encaissé par Nenê


Baba Tchagouni, né à Lomé en décembre 1990 et formé à l’Académie Planète Foot, est arrivé en France en 2007, à Martigues. Deux ans plus tard, Dijon, alors en Ligue 2, lui fait signer son premier contrat professionnel, après l’avoir mis à l’essai plusieurs jours. « Je venais d’arriver au club. Il avait un peu plus de dix-huit ans, mais physiquement, il en imposait. Son test avait été concluant. Je me rappelle d’un mec super timide. Il ne parlait pas beaucoup. Baba, c’est quelqu’un de travailleur, discret, qui ne va pas mettre le bordel dans le vestiaire » , explique Patrice Carteron, ancien entraîneur du DFCO (2009-2012). À Dijon, le Togolais passe l’essentiel de son temps en CFA 2, fait quelques bancs en championnat et joue un peu dans les coupes nationales. En février 2012, alors que le DFCO est en Ligue 1, l’ex-défenseur lyonnais décide de le titulariser pour un huitième de finale de Coupe de France face au PSG (0-1). « Il fait un bon match. Le problème, c’est qu’il commet une faute qui permet à Nenê de marquer le seul but de la rencontre. Je pense qu’il n’a pas très bien vécu cet épisode  » , poursuit Carteron.

Cabinda et profondeurs du CFA2


À la fin de son contrat, Tchagouni, prêté entre-temps à Lille (janvier-juin 2010) où il ne joue pas, ignore qu’il va passer deux ans au chômage, loin de la sélection togolaise qu’il fréquentait depuis 2009 et avec qui il vit le traumatisme de l’attentat de Cabinda en janvier 2010, quelques heures avant le début de la CAN en Angola. Claude Le Roy, le sélectionneur des Éperviers depuis le mois d’avril dernier, l’a rappelé et a même décidé de l’inclure dans la liste des vingt-trois pour l’édition gabonaise après avoir envoyé son adjoint, Sébastien Migne, à sa rencontre. « On m’avait parlé d’un gardien togolais évoluant à Marmande, et qui avait déjà joué plusieurs fois pour son pays. Il était dans le groupe en 2013, lors de la CAN en Afrique du Sud. OK, il joue en CFA2, mais il a le niveau pour aller plus haut. Ce qui m’intéresse, ce sont ses qualités. Il est bon sur la ligne, dans ses sorties, il est assez tonique... Et puis, en sélection, il n’est pas si introverti que cela. Ce n’est pas un grand bavard, mais il est là. » Tchagouni, lui, prend « cette CAN comme une chance pour se faire remarquer » mais se blesse pendant la compétition.


À Marmande, où il est sous contrat jusqu’en juin 2018, on s’attend évidemment à ce que Tchagouni quitte un jour l’anonymat pour un championnat un peu plus relevé. Après la CAN, il a reçu de nombreuses offres mais n'a pu donner suite à cause d'un genou encore touché. Frédéric Parisot, son entraîneur, sait que cela finira bien par arriver. « Il trouvera un club en National ou en Ligue 2, j’en suis convaincu. Je pense que rester deux ans sans jouer, ça l’a marqué. Il sait qu’à vingt-six ans, il n’a plus trop de temps s’il veut changer de niveau. Il est à Marmande pour se relancer. Après avoir passé plusieurs années dans un club pro à Dijon, cela a dû lui faire un peu bizarre de se retrouver ici, où les moyens ne sont pas comparables. Cette saison, même s’il a été un peu moins décisif qu’en 2015-2016, il a tenu son rang. » Pas assez pour aider le club à se sauver après une saison galère en CFA2. Direction, la Régionale 1.

Par Alexis Billebault, avec Maxime Brigand Tous propos recueillis par AB et MB.
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