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  1. // Communiqué

Tatane soutient LUZENAC

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Le combat de LUZENAC pour accéder à la Ligue 2 est devenu un symbole. Il est une illustration du fossé entre le football amateur et le football professionnel, entre la réalité économique et la réalité sportive. Il pointe du doigt les limites de la justice sportive et les contradictions quasi idéologiques entre les instances dirigeantes et les clubs.

L'image de David contre Goliath est toutefois bien trop réductrice même si la Ligue de football professionnel, à force d'entêtement, continue à augmenter le soutien apporté par l'opinion publique (à tout le moins celle du football) derrière Luzenac. La caricature pourrait aller jusqu'à opposer un football de droite à un football de gauche, un football des patrons et des capitalistes à un football rural et prolétaire. L'image est facile, mais pas sûre qu'elle soit adaptée à l'enjeu. La saga Luzenac témoigne davantage des problèmes de dialogue entre la Ligue et les promus. Elle révèle aussi un cafouillage en droit du sport entre les instances sportives, les juridictions sportives et la justice administrative.

Au-delà de l'enjeu sportif, toute l'économie du club et de la ville restent aujourd'hui dans l'attente d'une issue favorable. Le club de LUZENAC, comme les autres clubs de ce niveau, reste avant tout une entreprise qui devra possiblement embaucher pour s'adapter au rigorisme de la Ligue 2 et dépenser pour répondre au cahier des charges du monde professionnel.

Les clubs de Ligue 1 étaient capables d'appeler au boycott du championnat pour s'opposer à la taxe dite des 75%. Combien participeraient aujourd'hui à une journée blanche en solidarité avec LUZENAC ? Combien de supporters parisiens défileraient si la Ligue refusait au PSG l'accession en Ligue 1 pour cause de Parc des Princes défectueux ? Même si LUZENAC obtient gain de cause, sa préparation restera gâchée par ce combat judiciaire. Le club s'est battu sur le mauvais terrain. Quel discours tenir aux joueurs qui pendant 38 journées se sont battus sur le terrain en vue d'un seul et même objectif ? Espérons que cet été occupé à se faire entendre ne nuise pas trop à la saison 2014-2015 du club. Il s'agirait de ne pas donner raison à la Ligue et redescendre en National ou en CFA. La Ligue respecte la logique qui est la sienne : ne pas prendre le moindre risque d'une défaillance financière d'un club en cours d'année, et donc d'avoir un mouton noir. La Ligue ne vérifie, par la DNCG, qu'une seule chose, dans le fond : au-delà du fair-play financier, le fait que les équipes qui la composent ne lui claquent pas dans les doigts en cours d'année, puissent toutes jouer tous les matchs et assurer le spectacle minimum sans fausser le résultat, pour les spectateurs, et surtout, les diffuseurs et leurs téléspectateurs.

L'affaire LUZENAC met en avant le combat entre la Ligue et le club. La Ligue ne devrait-elle pas avoir un devoir d'accompagnent et de soutien face à un club en difficulté ? Cette procédure n'est-elle pas finalement la manifestation de la faillite d'un système ? Les clubs à moindre budget doivent aujourd'hui se débrouiller pour répondre à un cahier des charges qui ne leur est peut-être pas adapté. Or, les dépenses liées à la mise aux normes d'un stade avec le risque de redescendre sportivement l'année suivante constitue un vrai problème connu, qui se répète qui plus est, après entre autres le cas d'Arles-Avignon il y a quelques années. Pourquoi la Ligue ne créerait-elle pas un fonds de péréquation, voire de « solidarité » , osons le mot, permettant de respecter le résultat sportif sans mettre à mal les finances d'un club, d'un village, d'une communauté d'agglomération, d'une région ?

L'affaire Luzenac est aussi politique. Est-ce normal aujourd'hui qu'un secrétaire d'État aux Sports et une ligue professionnelle tiennent deux discours non seulement différents, mais surtout si opposés, voire antagonistes ? Au sein du conseil d'administration de la Ligue de football professionnel, l'UNFP et l'UNECATEF ont manifesté leur désaccord au refus de la LFP. L'affaire Luzenac a pointé du doigt le manque d'interactivité et surtout de coopération entre le monde professionnel et le monde amateur dans le football moderne. La LFP a à nouveau creusé ce fossé que Tatane, avec ses moyens, tente et tentera encore d'effacer.


Pour toutes ces raisons le Mouvement Tatane, « pour un football durable et joyeux » soutient le combat de LUZENAC pour obtenir sa place en Ligue 2. Et soutient pleinement la Ligue si elle se décide à créer un fonds de « solidarité » permettant au petit poucet de l'année de pouvoir mettre son stade aux normes sans hypothéquer les finances publiques locales.

Tatane.Fr
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