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Tassotti, 35 ans putain

Joueur, entraîneur des jeunes puis adjoint, Mauro Tassotti quittera le Milan AC cet été. Il le fait dans son style caractéristique, c'est-à-dire en toute discrétion. Le club rossonero perd là un de ses derniers gardiens du temple, symbolique avant d'être revendu pour moitié à un magnat thaïlandais.

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« Le Milan aux milanistes » , cela a été pendant longtemps le slogan de Silvio Berlusconi quand il s'agissait de choisir un nouvel entraîneur. Depuis Carlo Ancelotti, il y a eu une seule exception, Max Allegri, sinon, à chaque fois, un ancien joueur du club était désigné, de Leonardo à Inzaghi en passant par Seedorf. Les cinq derniers coachs du Milan sont tous liés par une seule et même personne, Mauro Tassotti, dit « Il Tasso » , le blaireau en italien. Aucun point commun avec Bernard Hinault, tout le contraire en fait. Un homme de l'ombre présent au club et sans interruption depuis 1980. 35 années de bons et loyaux services à tous les postes possibles. Une histoire qui s'est achevée il y a quelques jours avec le licenciement de Pippo Inzaghi. Et le Milan se retrouve encore un peu plus orphelin.

Un Romain milanisé


Ils sont peu à pouvoir se vanter d'avoir plus d'ancienneté au Milan que Silvio Berlusconi. Tassotti est un de ceux-là, puisqu'il est arrivé en 1980, soit six ans avant le Cavalier. D'ailleurs, il est ici depuis tellement longtemps que beaucoup sont convaincus qu'il est un pur produit du club comme le quatuor Galli, Maldini, Costacurta et Baresi. Eh bien non, Tassotti est un Laziale de San Babilio et avait déjà trois saisons de Serie A dans les pattes lorsqu'il a débarqué en Lombardie. Le Milan vient alors d'être relégué en Serie B suite au Totonero, perçu comme une brute à ses débuts, il devient un des arrières droits les plus complets du panorama mondial. 630 matchs en 17 saisons consécutives, une razzia de trophées toujours remportés en tant que titulaire, la Champions League 94 brandie en tant que capitaine en l'absence de Baresi. D'ailleurs, il fera ses adieux le même jour que lui, en juin 1997, et son départ passera presque inaperçu, déjà.

Éternel numéro 2


Numéro 2 sur le terrain, et aussi sur le banc de touche. Sa seconde vie commence dans la foulée, au poste d'entraîneur de la Primavera, soit la dernière catégorie de jeunes. C'est sous sa houlette que cette équipe obtient ses derniers vrais bons résultats par ailleurs. Puis, tout s'accélère au printemps 2001, Alberto Zaccheroni est licencié en direct TV, c'est un duo Tassotti-Maldini Senior qui est chargé de reprendre l'équipe en mains. Le premier entraîneur, le second directeur technique, pas de miracles, mais un inoubliable 6-0 lors d'un derby historique. Hormis un interim d'un match après un autre licenciement (celui d'Allegri), Tassotti ne retrouvera jamais le rôle de coach principal. Pourtant, quand le Milan change de technicien, son nom est régulièrement cité, mais jamais il ne sera choisi, et cela l'arrange. Son truc à lui, c'est le poste d'adjoint, et avec Ancelotti, il formera un duo inséparable qui durera quasiment huit ans. Une collaboration active avec des hommes de vestiaires comme Maldini et Costacurta. Bref, ça transpire le Milan et ça se ressent sur le terrain. Quand Carletto est prié de voir ailleurs, Tassotti est tenté de le suivre à Chelsea, mais décide finalement de rester. Son rôle de trait d'union est trop important.

Le dernier des Mohicans


Il devient donc l'adjoint de Leonardo, Allegri, Seedorf puis Inzaghi. Le feeling sera fluctuant, excellent avec Allegri, quasiment inexistant avec le Néerlandais qu'il a pourtant fréquenté pendant de nombreuses saisons, et qui cherchera à l'évincer. Paraît même qu'il lui aurait écrit un mail en lui disant comment se comporter sur le banc de touche. Hallucinant. Comme à son habitude, « Il Tasso » ne pipe mot et accueille sous son aile protectrice Pippo Inzaghi, pour une dernière année à se manger les vannes de Berlusconi sur la péninsule qui lui sert de pif : « Alors Mauro, avec tout l'argent que je vous ai donné, vous n'êtes pas encore passé sur le billard ? » Une boutade que l'on n'entendra plus du côté de Milanello. Cette fois, Tassotti ne restera pas. Dernier représentant d'une certaine conception du Milan, sa présence se voulait avant tout rassurante. « Ah tiens, ce bon vieux Tassotti est encore là » , pensaient au fond d'eux les tifosi rossoneri en le voyant à chaque nouveau début de saison. Dans l'organigramme du club, ne reste plus que Pippo Galli à la tête du centre de formation, puis Brocchi, Nava, Fiori et De Vecchi en faisant les fonds de tiroir des équipes de jeunes. Les saisons passent, la flamme du « milanisme » s'amenuise, quelqu'un pour la raviver ?

Par Valentin Pauluzzi
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