En poursuivant votre navigation sur SOFOOT.com, vous acceptez nos CGV relatives à l’utilisation de cookies
et des données associées pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts
. Gérer les paramètres des cookies.
MATCHS 4 Résultats Classements Options
  1. //
  2. // 25e journée
  3. // Marseille/Valenciennes

Tapie à La Provence : ça s’affaire à l’OM

L’arrivée de Bernard Tapie à Marseille pour reprendre La Provence, à l’heure où de plus en plus de supporters en viennent à espérer qu’un repreneur retire l’OM des mains de Margarita Louis-Dreyfus, pose certaines questions.

Modififié
Ça s’est passé lundi 11 février à Marseille, au théâtre de la Criée. Un débat organisé par Mediapart pour discuter de la récente arrivée de Bernard Tapie à la tête du quotidien régional La Provence et de la liberté de la presse dans le coin. Une soirée en deux actes. Les différents intervenants ont d’abord tapé sur Tapie, expliquant à quel point il était nocif. Le personnel du quotidien est ensuite venu prendre la parole pour expliquer qu’en principe, un débat, ce n’est pas censé aller que dans un sens. Dans le même temps, comme il est désormais de coutume pour chaque programme digne de ce nom au XXIe siècle, une grande partie de la salle préférait rester tranquille dans son siège à se déchaîner sur Twitter plutôt que de donner de la voix. Un homme a cependant choisi l’ancienne méthode pour exprimer son désarroi et malmener les intervenants : Marc Fratani, l’ancien bras-droit de Nanard.

Fratani ? Le simple fait de prononcer son nom donne des sueurs froides aux journalistes qui suivaient le club à l’époque où Tapie en était président. Ils ont même toujours un peu peur d’avoir, au quotidien, affaire à nouveau à ce Keyser Söze. Tapie et l’OM, c’est donc toujours d’actualité ? Évidemment. Parce que Tapie a toujours une aura certaine auprès des supporters malgré son retour raté en 2001. Parce que le club de foot de la ville est le sujet principal du quotidien, son argument de vente numéro 1. Un journaliste de La Marseillaise, l’autre canard local, venu prendre le micro dans le théâtre, a résumé l’état d’esprit des méfiants : « Tapie est un homme qui vit pour les affaires. Avec le nouveau stade, il sera peut-être intéressé par l’OM. Il faudra donc suivre avec attention comment La Provence parle de l’OM, car on sait très bien comment il faut s’y prendre pour faire baisser les prix… »

Transfert sans indemnité

En ce moment, le directeur sportif olympien s’appelle José Anigo. Lorsque Tapie est revenu rue Negresko avec Tomislav Ivić en coach, il l’avait mis sur le banc en tant qu’adjoint. Ivić, fâché avant même le début de l’exercice 2001-2002, l’ancien minot est promu coach. Avec sa casquette Esprit tout droit sorti d’un magasin de dégriff du centre commercial de la Valentine, il était la « caution marseillaise » . Au bout de quatre matchs, il a cependant jeté l’éponge, refusant lors d’une discussion avec Tapie de mettre Tuzzio arrière gauche. Lors de son retour au premier plan, en 2004, il s’est servi de cette image, celle de « l’homme qui a résisté au Boss » . Est-ce qu’elle pourrait se retourner contre lui aujourd’hui ? En tout cas, les précautions ont été prises.


Car ces derniers mois, dans le monde des médias gravitant autour de l’OM, il n’a pas été question que du retour de Tapie. À l’instar de ce qui s’était passé lors de l’élection de Sarkozy en 2007 et l’arrivée à l’Élysée de journalistes ayant couvert sa campagne pour les plus grands titres nationaux, la principale plume de La Provence couvrant l’actualité de l’OM a changé de camp. Elle travaille désormais à la communication du club… Sa venue était évoquée depuis des mois. À chaque fois, l’entourage de Vincent Labrune assurait qu’il n’en était pas question. Et puis finalement… Pour situer, lorsque ce journaliste était amené à interviewer José Anigo à l’époque où Deschamps était l’entraîneur, une question telle que « Mais comment faîtes-vous pour encaisser autant de coups ? Vous êtes Hulk ? » surgissait dans l’entretien. Ce n’est peut-être qu’une histoire de feeling. Qu’une envie de donner une autre orientation à sa carrière, ou une brouille avec un chef de service qui a amené un directeur sportif à tendre la main à un ami encore loin de la retraite. À moins que ça soit l’ouverture d’une partie d’échecs. Ces premiers coups qui déterminent tout le reste.

Par Romain Canuti, à Marseille
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié



Hier à 16:01 Tony Chapron est en arrêt maladie 39 Hier à 13:27 Des supporters uruguayens créent un chant sur l'air de Bella Ciao 23 Hier à 12:18 Un entraîneur espagnol s'énerve en conférence de presse 8
Partenaires
Olive & Tom Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur
samedi 17 février Les maillots du PSG floqués en mandarin 25 samedi 17 février La panenka ratée de Diego Castro en Australie 20
À lire ensuite
Le vrai visage de l’OM