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Taarabt, 668 jours à la cave

Prêté au Genoa par Benfica, Adel Taarabt n’a jamais joué avec le club portugais. Depuis un an et demi, donc. La faute à une hygiène de vie qui laisse à désirer ou à des dirigeants trop intransigeants ? Un peu des deux, sans doute.

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668. C’est le nombre de jours passés sans qu’Adel Taarabt ne dispute une seule seconde d’un match professionnel. La dernière fois, c’était le 22 mars 2015, en Premier League. Les Queens Park Rangers recevaient Everton lors de la trentième journée pour une défaite 2-1, et Taarabt était entré à la 82e minute. Voilà le souvenir le plus récent qu’on peut avoir du joueur sur un terrain de football. Et 668 jours, c’est long. Très long. Surtout pour un gars passé par Tottenham ou Milan et qui a été couronné meilleur joueur de Championship 2010-2011. Pourtant, le Genoa s’est laissé tenté et a pris le pari : il vient d’engager Adel pour six mois, prêté en provenance du Benfica.


Alors, que s’est-il passé en un an et demi pour l’éternel absent des feuilles de match ? Une grave blessure ? Une grosse dépression ? Une interdiction de jouer à la suite d'un transfert douteux ? Une sanction sévère après une prise de produits dopants ? Une agression sur un arbitre qui a mis en rogne les fédérations ? Un projet humanitaire volontaire qui a mis sa carrière entre parenthèses ? Non, rien de tout ça. Après sa signature au Benfica, le club portugais a simplement estimé qu’il était hors de forme avant de se prendre irréversiblement la tête avec le Marocain.


Tout commence à l’été 2015. Lâché gratuitement par QPR, Taarabt s’engage cinq ans avec Benfica pour un salaire d’un million d’euros nets par an, avec la ferme intention de rebondir après une saison 2014-2015 foirée en Angleterre. Problème : selon les dirigeants, le milieu débarque avec un bide bien rempli et quelques kilos désavantageux. « Nous avons vu et revu les matchs de Taarabt à l'AC Milan. Là-bas, c’était un bon joueur. Mais il est arrivé avec six kilos en trop  » , indiquera d’ailleurs plus tard son président Luis Filipe Vieira sur TVI. Par ailleurs, celui qui a enchaîné les frasques dans ses précédents clubs confirme sa réputation de fêtard, en se faisant pincer par les médias locaux durant une sortie nocturne alcoolisée. Selon les journaux, l’épicurien se rend à l’entraînement du lendemain encore éméché, et est éjecté du groupe sur le champ.

Vitória comme Redknapp


Ne parvenant visiblement pas à retrouver la forme (c’est en tout cas l’avis de son entraîneur Rui Vitória), l’ennemi d’Harry Redknapp – qui lui avait adressé les mêmes reproches en Angleterre – ne prend part à aucun match de l’équipe première. Zéro. Même pas en coupe. Et ce, durant toute la saison, qu’il occupe avec sept titularisations en réserve. Excédé, le malheureux explose alors de manière maladroite dans une interview accordée à France Football en août dernier : « Être à l’écart comme ça, ça m’a fait péter les plombs. Le président a ensuite organisé un rendez-vous entre le coach et moi. Je lui ai dit que je ne comprenais pas, que j’avais quand même joué au Milan, en Ligue des champions, en Angleterre pendant plus de six ans, je ne suis pas un gamin. »


Bingo pour le patron du Benfica, qui n’attendait apparemment qu’un pseudo faux pas public pour officialiser le point de non-retour avec Taarabt. « Depuis l’interview qu’il a donnée, il ne portera plus jamais le maillot de Benfica, décide ainsi Vieira. Comment allons-nous résoudre cette situation ? Pas en résiliant son contrat. Nous aurons le moyen de le prêter. Je ne comprends pas grand-chose au football, mais j’ai Rui Costa à mes côtés. » Voilà comment le pestiféré Adel se retrouve aujourd’hui à Gênes, où il va devoir se racheter une conduite et surtout montrer qu’il peut retrouver (rapidement) la forme.

L'Italie comme renaissance ?


Reste une question, essentielle quand même : l’homme de vingt-sept ans a-t-il désormais perdu l’envie, ou est-il au contraire habité par un fort esprit de revanche ? Ses déclarations lors de sa présentation en Italie font pencher la balance du côté de la seconde option : « J’ai été très bien reçu ici. Je suis vraiment ravi de jouer dans un club historique comme le Genoa. J’aime l’Italie et ses habitants, et j’ai adoré mon expérience avec l'AC Milan. (...) C’est vrai que j’ai passé des moments difficiles au Benfica, mais je préfère me concentrer sur mon avenir avec le Genoa, avec lequel je souhaite me distinguer. (...) Le coach décidera quand je serai prêt. Dans sept ou dix jours, je pense. (...) Je ne me suis jamais aussi bien entraîné que lors des derniers jours. Je suis vraiment content, car j’en avais besoin.  » Et de conclure : « Certains pensent que j'ai perdu la tête. Mais en vérité, je suis en colère quand je ne joue pas. » Alors quand cela dure plus d'un an et demi...

Par Florian Cadu
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