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T’en es où, Pipita ?

Six mois après son départ du Napoli et à l’heure de retrouver son ancienne équipe en Coupe d’Italie, Gonzalo Higuaín ne fait pas énormément parler de lui. Pourtant, les buts s’enchaînent en Serie A et les doutes demeurent en Ligue des champions.

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« Je sais que j’ai pris une décision correcte. Je ne ressens aucune pression. À vingt-neuf ans, j’ai atteint une certaine sérénité. Je me sens heureux à la Juve, je veux entrer dans l’histoire. (...) Jouer avec les meilleurs vous permet de progresser, c'est logique. Qui que vous soyez, vous pouvez toujours apprendre. Il suffit de regarder Buffon. Il a tout gagné, mais il s'entraîne encore comme un enfant. Il y a aussi Dani Alves. Ce qui te fait gagner, c’est la faim. Jouer au Juventus Stadium est spectaculaire. Avant d’entrer sur le terrain, tu vois les photos de Platini, Baggio, Zidane, Del Piero, etc. Et je me dis : "Comment ne pas donner le meilleur de moi-même sous ce maillot ?" » Cela faisait longtemps qu’on l’attendait. Une vraie belle prise de parole de Gonzalo Higuaín au sujet de son transfert estival. Passé du Napoli à la Juventus Turin pour 94 millions d’euros en début de saison – provoquant la colère de son ancien club et entraînant des attentes considérables de la part de sa nouvelle équipe –, l’attaquant a donc changé de maillot pour ça : continuer à progresser et passer (encore) un cap. Et forcément, à l’heure de retrouver son ex en demi-finale aller de la Coupe d’Italie, l’Argentin passe au détecteur de performances : s’améliore-t-il ? Répond-il aux exigences de ses propriétaires qui ont lâché un bras pour l’attirer dans leurs filets ?

Des stats impressionnantes, un jeu différent


Avec Pipita, le niveau de jeu se juge avant tout par un regard statistique. Parce que c’est la loi imposée pour les grands attaquants de ce monde, et parce qu’il a habitué tout le monde au meilleur (36 buts en championnat la saison dernière). Alors, Gonzalo fait-il aussi fort avec la Vieille Dame qu’avec Naples ? Avec 19 pions en 20 titularisations de Serie A, le constat est clair : l’avant-centre peut difficilement faire mieux. Certes, son ratio buts/minutes disputées est un poil plus faible que celui de l’an dernier (un but toutes les 98 minutes contre 82), mais reste énorme. D’ailleurs, le joueur se montrait beaucoup moins efficace lors de ses premiers exercices en Italie (un but toutes les 143 minutes avec Naples en 2013-2014, toutes les 154 en 2014-2015).


C’est d’autant plus remarquable que Pipita ne représente plus LE joueur qui doit faire la différence. Une situation étrangère à celle de sa période napolitaine. À Turin, Monsieur est entouré de Mario Mandžukić (à sa gauche), Juan Cuadrado (à sa droite), et Paulo Dybala (dans son dos). Soit deux purs buteurs et un ailier qui aime bien réaliser des exploits personnels. Une force de frappe que Naples ne possédait pas. « Higuaín est habitué à marquer des buts chaque semaine, mais il est normal qu'il y ait d'autres joueurs qui marquent pour la Juventus, notait récemment Massimiliano Allegri, absolument pas inquiet après une rencontre sans tremblement de filets de la part de son poulain. Il a eu l'occasion de le faire, mais il ne l'a pas fait. Il le fera certainement lors des prochains matchs. » Le fait de ne plus être l’élément central du onze se retrouve dans son jeu. Ainsi, Gonzalo frappe moins (3,2 tirs tentés par match contre 5,2 la saison dernière), réalise moins de passes clés (0,6 contre 1,5), dribble moins (1,1 contre 1,4) et touche moins le ballon. S’effacer au profit du collectif, en somme.

Le révélateur C1


Là où le Sud-Américain pèche toujours un peu, c’est sur la scène européenne. En Ligue des champions, il n’a trouvé la faille qu’à trois reprises en six rencontres, et n’a pas encore prouvé qu’il pouvait être ce facteur X qui permet à la Juve de postuler sérieusement à la victoire finale. Un problème récurrent que le bonhomme avait déjà connu au Real Madrid. Pourtant, l’homme comme le club sait qu’il s’agit de l’objectif premier du mariage entre les deux parties. «  Nous pouvons gagner la Ligue des champions, mais nous devons rester calmes, a justement déclaré Higuaín. Je sais que nous sommes une équipe forte et je sais que nous pouvons arriver au bout. (...) En fait, c'est un privilège pour moi de penser qu'ils m'ont acheté en pensant à gagner la Ligue des champions. » Le bilan final de Pipita, bon pour l’instant, se mesurera donc à l’orée du parcours turinois en C1. Raison pour laquelle il va falloir sortir les muscles. Et les abdos. Les vrais.



Par Florian Cadu Propos de GH tirés de La Stampa, ceux de MA en conférence de presse
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