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Swiatek, la première pointure des Girondins

Jean Swiatek s’est éteint le 17 mai dernier, à l’âge de 95 ans. C’était l’un des plus anciens internationaux français, mais aussi le capitaine de la première équipe bordelaise sacrée championne de France en 1950. Un homme connu comme le loup blanc à Bordeaux derrière le comptoir du magasin de sport « Gallice et Swiatek » .

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Mai 1943, Bordeaux est sous les bombes. Quelques semaines après s’être échappé du Service de travail obligatoire où il avait été envoyé à Saarbrücken, en Allemagne, Jean Swiatek traverse en train la zone nord occupée par les forces allemandes. Il voyage de sa Lorraine vers Bordeaux. Le défenseur a été invité à faire un essai chez les Girondins. Au bout du périple, Swiatek découvre une ville qui panse ses plaies. « Je ne l’oublierai jamais ! rembobine-t-il en 2009, dans le livre retraçant l’histoire du club bordelais. Il y avait des ambulances partout. C’était épouvantable ! Je me suis demandé ce que j’étais venu faire ici. » Mais la première impression n'est pas toujours la bonne : Jean Swiatek, vingt et un ans à l’époque, restera ancré en Gironde toute sa vie jusqu’à son décès le 17 mai dernier, à l’âge de 95 ans. Et demeure à jamais l'une des premières gloires sous la tunique au scapulaire.

Janek Swiatek, de son nom de naissance, est l’un de ces enfants d’ouvriers polonais recrutés par la « Mission française pour le recrutement de la main d’œuvre en Pologne » . Quand les Swiatek s’installent en Lorraine en 1924, le fiston a deux ans. Bientôt, Jean voudra intégrer le club de Blénod, et il va falloir ruser pour obtenir l’autorisation parentale nécessaire. « Mon père ne voulait pas que je joue, j'ai donc dû tricher et demander à mon cousin de m'en rédiger une à sa place » , confiait-il en 2009 sur le site de l’Aqui !. C’est donc à Blénod qu’il fait ses débuts en Division d’Honneur (un bon niveau à l’époque). Le Racing Club de Roubaix est le premier club professionnel à le repérer, mais sur les recommandations de l’entraîneur de Blénod, les Girondins ont la bonne idée de faire venir cet épais défenseur à la mâchoire carrée.

Les pompiers de Bordeaux et la Coupe latine


L’essai étant concluant, Swiatek est intégré comme d’autres joueurs de l’équipe à l’unité des pompiers du port de Bordeaux. Ce qui lui évite d’être mobilisé au front. Champion de France amateur avec l’équipe fédérale de la région Guyenne-Gascogne en 1943-1944, il se fond dans l’équipe professionnelle l’année suivante. Les Girondins s’apprêtent alors à remporter leur premier titre de champion de France en 1949-1950, en étant promus. Cette année-là, Bordeaux passe même à un cheveu de ramener une Coupe d’Europe sur les bords de la Garonne, en l’occurrence la Coupe latine contre le Benfica. « Il reste une minute à jouer et on mène 3-2. Je gueule vers mon coéquipier de mettre la balle dehors, narre le capitaine Swiatek. Malheureusement, il la perd et les Portugais égalisent. On a dû donc rejouer le match, mais cette fois on l'a perdu. » « Je me rappelle encore quand vers la fin du match, je pensais déjà par où j'allais monter pour récupérer la coupe » , regrette l’international français aux cinq sélections, qui aurait pu disputer la Coupe du monde 1950 si la Fédération tricolore n’avait pas déclaré forfait par crainte de se prendre une torgnole au Brésil.*

Avec son physique de rugbyman, Jean Swiatek ne taclait pas, il restait debout. Sur le terrain, son autorité naturelle en impose : « Capitaine, je demandais aux joueurs offensifs de défendre, ce qui constituait une incongruité pour l’époque, car les entraîneurs disaient que les avants avaient besoin de tout leur jus pour marquer. » Et il y a ces chaussures « à bouts carrés » , sur le modèle hongrois, qui intriguent ses coéquipiers. Swiatek importe ses crampons de chez un marchand de Lorraine. Bientôt, ce dernier va fournir toute l’équipe avec Swiatek en intermédiaire. Le demi bordelais René Gallice suggère alors à son pote Swiatek de monter son propre magasin. « D’accord, répond le défenseur central, mais à condition que tu m’accompagnes ! » Marché conclu. Installé rue des Rempards, puis rue de Grassi, « Gallice et Swiatek » , le magasin de sport – inauguré par Jacques Chaban-Delmas – fera figure de référence en la matière dans le centre-ville bordelais, jusqu'en 1988.

Des chaussures à bouts carrés


« Mes premières chaussures, c'était la marque Swiatek, en cuir marron, rembobine André, le fils de René Gallice. Dans le magasin, ils se complétaient bien : Jean, le gars du nord, était dans le relationnel, et mon père, méridional, était plutôt froid.(Rires) » De Jean Swiatek, le « cinquième frère » de son père, André Gallice se souvient d’un homme « qui savait ce que voulait dire le mot empathie » . Un bricoleur « aux mains en or » , comme quand Swiatek avait sculpté, en l’honneur du deuxième titre de champion des Girondins en 1984, un bâton de relais, avec l’inscription « de Jean Swiatek à Alain Giresse » . Et ces fameuses godasses, alors ? « Les crampons étaient cloutés, pas vissés, explique André, qui a fait carrière à son tour dans les années 1970. Du coup, au bout de 20 matchs, les clous rentraient dans les pieds, on devait changer de chaussures ! »

Par Florian Lefèvre Propos d’André Gallice recueillis par FL // Merci à Jean-Michel Le Calvez et Cyril Jouison, auteurs de l’ouvrage FC Girondins de Bordeaux depuis 1881.

* Lire : Les Miscellanées des Bleus.
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