1. // La rubrique du mercredi

Surnom du jour

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Der Bomber


Si pour donner un surnom à un joueur, on se fie à ses qualités sur le terrain ou à une caractéristique particulière, lorsqu'on marque 573 buts (pour 616 matchs) et 68 buts en 62 sélecions, tout de suite les idées viennent plus facilement. Ces stats, à faire fantasmer n'importe quel buteur, sont celles de Gerd Müller.


Pourtant, tout n'a pas commencé sous les meilleurs auspices pour le jeune buteur. Engagé à 19 ans par le Bayern de Munich, l'entraîneur de l'époque au nom soviétique, Zlatko Cajkovski, ne voit en lui qu'un pâle haltérophile. C'est vrai qu'avec un physique court sur pattes, un torse massif et un tour de cuisses de 64 centimètres, le doute semble permis. Cantonné au banc pour le début de sa première saison munichoise, il fait son apparition suite à la pression du président de l'époque, Wilhelm Neudecker, mise sur le coach.


Pour son premier match, Müller met tout le monde d'accord en plantant un doublé contre le FC Fribourg. Sa carrière est lancée. Désormais sous le charme, l'entraîneur le surnomme affectueusement « le Petit gros » . Accompagné de ses deux acolytes munichois, Sepp Maier et Franz Beckenbauer, le trio fait remonter le Bayern dans l'élite à partir de la saison 1965. Un an après, le club impose son talent en terminant troisième et en s'adjugeant la Coupe d'Allemagne. Le reste parle de lui-même puisque jusqu'au départ de Müller en 1979, pour le Fort Lauderdale Strikers en MLS, le club remportera quatre titres de champions (1969, 1972, 1973 et 1974), une Coupe des Coupes en 1967 et trois Coupes des clubs champions de suite entre 1974 et 1976. De quoi placer un club dans l'élite du football européen.


Côté perso c'est tout aussi sympa. Meilleur buteur du club de son arrivée au Bayern jusqu'à 1977, Gerd Müller remporte, aussi, sept fois le titre de meilleur buteur en Bundesliga, avec une saison 1971-1972 à 40 pions, record inégalé à ce jour. Seulement en Allemagne, bien sûr. Naturellement devant son aisance face aux cages, Müller reçoit alors le surnom de « Der Bomber » , le bombardier en français dans le texte. Logiquement ses performances lui ouvrent les portes de la Mannschaft. Dès 1966, il marque ses premiers buts et devient un héros national lors de la Coupe du Monde 1974 où il plante le 2 à 1 en finale, contre les Pays-Bas, synonyme de deuxième étoile pour son pays. Encore sous l'euphorie du devoir accompli, il annonce sa retraite internationale, à seulement 28 ans. Non pas car les femmes de joueurs n'ont pas été conviées au banquet célébrant la victoire allemande, légende longtemps supputée, mais simplement par lassitude.


Après avoir pris sa retraite, tout court, en 1981, à 36 ans, la suite devient moins glorieuse. Devant sa télé « Der Bomber » ne fait rien de ses journées, s'engueule avec sa femme et commence, même, à avoir la bouteille facile. Putain de crise de la quarantaine.


NB
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Ca faisait longtemps qu'on avait pas eu un sujet aussi intelligent, ça fait du bien de rappeler a tout le monde le nom des vrais grands champions qui ont marquer l'histoire de ca sport!
La photo est juste énorme!!! On s'est d'où viens l'inspiration de Takahishi quand il dessine Kojiro Hyuga lool Tiger Shoot
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