1. // Serie A – 27ème journée

Sur un air de statu quo

Les trois premiers du classement qui sont infoutus de marquer un pion, ça s'est passé ce week-end en Italie. Et c'est la Juventus qui remontre le bout de son nez. Eh ouais.

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Depuis quand n'avait-on pas écrit que la Juventus avait réalisé le bon coup du week-end ? Depuis la première ou la deuxième journée, sans doute. Mais tout arrive : en l'emportant 2-1 chez l'ennemi héréditaire de la Fiorentina grâce à des buts de Diego et Grosso, la Juve s'est bel et bien replacée dans la course à la quatrième et dernière place qualificative en Ligue des Champions. Et s'est taillé pour l'occasion les gros titres du week-end, puisqu'aux trois premières places, c'est le statu quo complet. L'Inter a fait un match indigne à domicile contre le Genoa (0-0), sans occasions, sans idées et sans envie, et la veille, la Roma et le Milan s'étaient neutralisés dans un match également plutôt mou du genou. Zéro but, ça veut dire que l'Inter garde ses quatre points d'avance sur le Milan. Et donc, que tout reste ouvert. Bon, on verra.

Pour les amateurs de petits gabarits, de contrôles orientés et de dribbles courts, trois nouvelles de l'autre côté des Alpes : deux bonnes et une mauvaise. Côté sourires, il y a d'abord le bonheur de revoir Antonio Cassano en Serie A. Absent des terrains depuis le 27 janvier dernier –officiellement pour changement de schéma et blessure, officieusement pour mauvaises relations avec le coach Luigi Del Neri–, le fantaisiste de la Sampdoria a revu la lumière ce week-end. Entré en jeu à 22 minutes du coup de sifflet final, “Fanantonio” n'a pas eu le temps de faire grand chose, à part rater un duel en contre face à Muslera, le gardien de la Lazio ; mais il avait l'air content quand même, ce qui est déjà pas mal.

Ensuite, il y a Fabrizio Miccoli, qui a donné la victoire à Palerme contre Livourne à domicile (1-0) d'une frappe enroulée qui est aussi son dixième but de la saison. Égaré à la Juve puis à Benfica, l'ancienne merveille Miccoli montre ainsi qu'il est encore, à 30 ans, un drôle de joueur, en même temps qu'un drôle de type, qui est connu pour zozoter, arborer un tatouage du Che et avoir déboursé 25 000 euros pour s'acheter les boucles d'oreilles de Diego Maradona.

Et la mauvaise nouvelle, alors ? Eh bien, ce sont les larmes de Mauro Zarate, perdant à la Samp' avec la Lazio (1-2) et expulsé pour avoir lâché ses nerfs à la face de l'arbitre Brighi, qui ne lui avait pas accordé le coup franc qu'il pensait mériter. Le signe que rien ne va vraiment plus à la Lazio, qui devra lutter jusqu'au bout de la saison pour assurer son maintien. Et dire que Zarate a le niveau pour jouer où il veut...

Sinon, pas grand-chose. Une moyenne inférieure à deux buts par match. Naples qui perd à Bologne (1-2) sur des buts des revenants Zalayeta et Adailton (oui, celui de PSG-Bordeaux 1999) et qui s'éloigne par conséquent de la zone qualificative pour la Ligue des Champions. Cagliari et Catane qui s'offrent le (petit) feu d'artifice de la journée, 2-2 chez les Sardes. Bari qui continue son petit bonhomme de chemin en s'imposant face au Chievo Verone (1-0) tout en se permettant le luxe de rater un pénalty. Et en queue de classement, deux sales matchs nuls entre Sienne et Parme (1-1) et l'Atalanta et l'Udinese (0-0). En Italie aussi, c'est encore l'hiver.



Les résultats

Fiorentina 1-2 Juventus Turin


AS Roma 0-0 Milan AC


Palerme 1-0 Livourne


Bologne 2-1 Naples


Sampdoria Gênes 2-1 Lazio Rome


Cagliari 2-2 Catane


Bari 1-0 Chievo Verone


Sienne 1-1 Parme


Atalanta Bergame 0-0 Udinese


Inter 0-0 Genoa

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