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Superpoze : « Je me souviens du sponsor Isigny-Sainte-Mère sur le maillot de Caen »

En un peu plus d'un an, le jeune Superpoze s'est fait une jolie place au sein de l'électro française. Après son From the Cold sorti en 2012, il revient chez Maison Kitsuné avec un nouvel EP quatre titres, Pavane (sortie le 27 mai). L'occasion de parler formation à la française, jeu collectif et remix de l'hymne de la Champions.

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Avec ton agenda chargé, t'as quand même un peu le temps de suivre le football ?
J'ai peut-être le temps de le suivre mais je ne le fais pas, parce que je n'ai pas pris l'habitude de le faire. En revanche, le football numérique, du genre le nouveau FIFA, un peu plus !

Pourtant, tu m'as dit être allé au stade Michel-d'Ornano.
Je suis allé voir un match du Stade Malherbe quand j'était petit, c'est mon père qui m'avait invité pour voir ça. On avait perdu, je crois. Comme souvent, il paraît… Du coup, c'était un peu une déception, j'avais dix ans, je me disais « ouais cool, je vais voir jouer Caen » . En plus, tout le monde disait «  ça se joue à domicile » . Moi, je ne comprenais pas trop cette expression encore, mais ça impliquait que c'était la honte de perdre. Et on avait perdu.

Finalement, Caen, la seule chose qui les rapproche du beau football, c'est d'avoir le même maillot que le Barça ?
Ouais, c'est ça ! Par contre, on sait quand même que c'est Caen lorsqu'on voit le sponsor Isigny-Sainte-Mère sur le maillot. Je me souviens de ça. L'autre sponsor, c'était de la crème ou un truc dans le genre. Un truc normand, quoi. Donc ça fait pas très Barça.

À Caen, il y a une sacrée scène : outre toi, il ya les Concrete Knives, les Granville, Goldwave, Baadman voire OrelSan, qui a un peu amorcé le truc. Vous êtes le nouveau bastion de formation à la française ?
J'ai tendance à dire à propos de Caen qu'il ya une scène mais qu'il n'y a pas un son caennais. La preuve, tous les groupes que tu cites, ce sont des projets qui n'ont strictement rien à voir. Il y a une vraie émulation, on se connaît tous, on s'est tous portés les uns les autres, notamment autour du Cargö qui est la SMAC (Scène de musiques actuelles) de Caen. Une des forces que l'on peut avoir, c'est qu'on fait pas le même son et qu'il ya de la place pour tout le monde. C'est beau : c'est une équipe faite de diversité et d'union à la fois.

Donc le centre de formation, c'est le Cargö ?
Il n'y a pas que ça ! On a aussi le BBC (le Big Band Café) et plein d'associations, des collectifs indépendants, plus arty. Pour moi, c'est vrai que le Cargö a été un élément important, notamment dans le fait que je puisse maintenant faire uniquement de la musique.

Mais comment une si petite ville, qui fait régulièrement l'ascenseur entre L1 et L2, peut donner autant de bons musiciens en si peu de temps ?
Je pense qu'on n'est pas noyé, il n'y a pas plein de salles, t'as vite fait le tour. Tu peux plus vite arriver aux oreilles du programmateur du Cargö, par exemple, alors que t'as plein de groupes qui font des petites salles parisiennes et dont on n'entend pas parler. Et puis le hasard, aussi. C'est un concours de circonstances et il ne faut pas trop chercher à expliquer ça, non plus… Ça a été le cas avec Reims, avec Rennes et en ce moment, c'est à Caen. Tant mieux pour nous.

Le producteur Madame a signé chez GND Records, un label allemand d'electro, les Concrete Knives ont signé chez Bella Union en Angleterre. Deux pays qui font autorité dans leur style de musique respectifs (électro et pop) et dont les championnats sont très forts. Pas trop dur de rester en France ?
Ce n'est pas quelque chose de définitif, que je me suis imposé. Je ne me suis pas dit « le championnat de France sera le mien » . Pour l'instant, je rencontre des gens en France, j'ai fait une tournée française. Ça fait vraiment qu'un an que je tourne donc il y a encore des choses à faire. Comme jouer à fond l'UEFA, par exemple.

Tu as vingt ans et tu as déjà monté ton label. Pourquoi si vite ?
En fait, c'est un label qui s'appelle Combien Mille et qui est en réalité un collectif-label. C'est fait avec des musiciens, dont Adrien, le clavier des Concrete Knives, et des étudiants des Beaux-Arts. On a monté ça au départ pour sortir des albums en édition digitale et physique limitée. On a des potes qui font de la musique, on a des potes qui sont aux Beaux-Arts donc qui peuvent faire de beaux objets. Le premier disque, on l'a sorti à trente exemplaires. C'était minuscule mais c'était trente exemplaires faits à la main, sérigraphies.

Tout le monde s'accorde à dire que tu es un excellent beatmaker, tu es fan de hip-hop, tu bosses avec une MPC. Est-ce qu'on va te retrouver à faire des prods de rap où vas-tu continuer ton chemin électro façon Daedelus ?
Je suis un grand fan de rap et un grand fan de Daedelus alors c'est compliqué ! Par exemple, j'adore Grems, c'est un de mes rappeurs français préférés depuis plusieurs années. C'est un mec vraiment à part, qui a un chemin magnifique, qui rappe comme personne. C'est quelqu'un avec qui j'aimerais travailler. Si tout se passe bien, je suis sûr qu'on verra bientôt un Superpoze featuring je ne sais pas quel MC. Après, j'ai écouté beaucoup de musique instrumentale, comme ce qui se fait chez Brainfeeder, Friends of Friends et c'est un truc qui aussi me plaît beaucoup.

Toi qui aime bien triturer, découper, sampler tes sons, ça te dirait de remixer l'hymne de la Ligue des champions ?
Carrément ! Pari tenu. Je te l'enverrai.

Vidéo

Le Soundcloud de Superpoze

Propos recueillis par Matthieu Rostac
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