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Super Angel

Son but contre la Suisse a enfin attiré la lumière sur Ángel Di María. Travailleur, dribbleur, buteur. Et peut-être le joueur le plus important de cette Coupe du monde.

Messi et dix autres types. Ainsi été définie l'équipe argentine avant la Coupe du monde. Plus encore après son premier match, contre la Bosnie. Plus encore encore après son second match, contre l'Iran. Complètement après son troisième match, contre le Nigeria. Il faut dire que Messi a mis le but du 2-1 lors du premier, du 1-0 (et à la 91e) lors du second, et un doublé lors du troisième match, gagné 3-2. Mais contre la Suisse, Leo n'a pas marqué, il a fait une passe décisive. Au bout du suspense, à la 118e minute, à Ángel Di María. Que ce soit Di María qui marque ce but de la qualification n'est que justice. Divine ? On verra. Toujours est-il que maintenant, pour parler de l'équipe argentine, on parle de Messi, Di María, et des neuf autres types. En soi, c'est déjà une victoire.

Leo, Ángel et les autres apôtres


Né le jour de la Saint-Valentin à Rosario, El Angelito porte bien son nom. À 4 ans, déjà, il est intenable. Ou comme l'explique sa mère, Diana : «  Ángel était très agité. Il ne tenait pas en place. Un vrai sac de nerfs. Jusqu'au jour où le médecin nous a dit : "Votre fils doit faire du sport pour être plus calme." Et au lieu de prendre le karaté, nous préférions qu'il joue au football. » Dieu merci. Débuts professionnels au Rosario Central, à seulement 17 ans. Juillet 2007, traversée de l'Atlantique en solitaire et arrivée à Benfica. Ailier gauche aux jambes de feu. Milieu gauche au travail de sape. Assez vite, tout le monde, Arsenal, Chelsea, Manchester United, le Milan AC, le Real, s'intéresse à lui. Benfica le retient, le temps de trois saisons. Ángel finit pourtant par rejoindre le Real en 2010. Vite, il devient crucial dans le dispositif de José Mourinho, qui chante vite ses louanges. Le départ du Special One et l'arrivée de Gareth Bale semblent compromettre son avenir. Que dalle. C'est Özil que Carlo Ancelotti préfère envoyer à Arsenal. « Il a moins de qualités qu'Özil, mais en raison de son caractère et de sa faculté à aider l'équipe, j'ai voulu le garder. Avec l'arrivée de Bale, je pense qu'il était plus important de conserver Di María qu'Özil pour que l'équipe soit plus équilibrée » , a ainsi expliqué Don Carlo. On en est là. Ángel a encore progressé avec Ancelotti. Milieu, ailier, relayeur, meneur, Di María fait tout et tient l'équilibre du Real à lui seul. Il défend pour Ronaldo, écarte quand le Portugais prend l'axe, contre-balance les percées de Bale, soutient Alonso et Modrić au milieu, et surtout, surtout, fait d'énormes différences là où il joue. Ou comme le disent souvent les défenseurs adverses : « Tiens, un Ángel passe. »

Un ange gardien pour le Messi


Même s'il se fait forcément remarquer par ses percées, Di María est avant tout un rêve de coach par sa capacité à jouer à trois postes en même temps. Ou de jouer pour trois. Et ça tombe bien, sa sélection en a bien besoin. 4-4-2, 4-3-3 ou 4-2-3-1, personne ne sait vraiment comment joue l'Argentine, mais tout le monde sait que Di María est partout. On le voit au milieu, pendant gauche de Gago dans le triangle avec Mascherano. On le voit sur l'aile, gauche quand il est à l'opposé de Messi, droite parfois, comme lors du dernier match où Lavezzi gambadait gaiement à gauche et Messi essayait désespérément de forcer la décision dans l'axe. Jusqu'à cette fameuse 117e minute où, sur un contre, Messi a enfin pu prendre de la vitesse et faire la différence. Par la passe. Comme un symbole : tout Messi qu'il est, Leo ne peut pas tout faire tout seul. Comme un symbole : par la passe à Di María. Par cette passe, cette pierre comme dirait l'autre, Leo a choisi son premier apôtre. Il n'a pas tort : si quelqu'un peut aider Messi à remporter ce Mondial et devenir l'équivalent du dieu Maradona, c'est forcément un mec qui s'appelle Ángel Di María.

Par Simon Capelli-Welter
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