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Suisse / Pologne, les arnaqueurs ?

Pour sortir des poules pour la première fois de leur histoire, les deux pays n'ont montré qu'une grosse solidité défensive malgré des promesses offensives entrevues avant la compétition. Et ont surtout profité de la nouvelle organisation du tournoi. Une qualification pas si historique que ça, donc.

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Quatre buts inscrits. Un seul encaissé. Douze points. Le tout en six matchs (trois victoires, trois nuls et aucune défaite), soit deux points/match. Ces statistiques, ce sont celles combinées de la Suisse et de la Pologne dans leurs rencontres de poule. Pas franchement orgasmiques, mais rigoureusement efficaces. Si ces deux nations ont franchement ennuyé les supporters - peut-être davantage que les autres équipes - elles se sont qualifiées sans souci en huitièmes de finale. La Suisse en tant que deuxième avec deux unités d’avance, la Pologne deuxième à égalité avec l’Allemagne. Sauf que les chiffres ne traduisent pas toujours la réalité des faits. En réalité, une question se pose : Suisses et Polonais seraient-ils les escrocs du début de tournoi ?

Un emballement pas justifié


Étudions les Helvètes, d’abord. Après le score nul et vierge contre la France, la presse locale s’est félicitée de la qualification « historique » de son équipe. En effet, la Suisse n’avait jamais passé la phase de poules lors d’un Euro. C’est oublier un peu vite que les règles ont changé, et que le passage à 24 équipes facilite grandement un passage au deuxième tour. Il aura donc fallu un succès contre la terreur albanaise et un nul devant le monstre roumain pour y parvenir. Grandiose. « Oui, la qualif’ a été accueillie comme une très belle performance ici, témoigne Fabio Celestini, entraîneur de Lausanne qui a joué pour la Suisse entre 1998 et 2008. Effectivement, on peut relativiser le résultat, mais il ne faut pas oublier que des grosses équipes ne sont plus là. La Suède, les Pays-Bas qui n’ont même pas passé les éliminatoires… » De là à parler d’exploit ? «  Oui et non. C’est vrai qu’il y a davantage de pays qualifiés, donc plus de probabilités de parvenir en huitièmes. Mais on est quand même dans une phase finale, il n’y a pas de petite équipe ! »


Concernant le jeu proposé, rien ne semble avoir changé. Toujours la même capacité à défendre en bloc, et toujours la même difficulté à réaliser des attaques placées. Ce qui pourrait s’expliquer par le manque de talent évident, son joueur le plus accompli se nommant Stephan Lichtsteiner. Son arrière droit donc, ce qui n’est jamais bon signe. Pourtant, Celestini balaie ces derniers arguments d’un revers de main : « À titre personnel, je pensais voir une équipe peureuse et défensive. Finalement, les rencontres contre la Roumanie et la France se sont avérées très intéressantes, avec un jeu ouvert. J’ai eu beaucoup de plaisir à les regarder jouer. Cela augure de bonnes choses pour la suite, surtout qu’on tombe dans la partie "faible" du tableau » .

De 3,3 buts / match à ... 0,66


Côté polonais, le constat est à peu près le même. Après des éliminatoires très réussis, la bande de Robert Lewandowski a déçu. Elle qui avait terminé deuxième à un point de l’Allemagne et 33 pions marqués en dix matchs (soit neuf de plus que la Mannschaft et une moyenne assez hallucinante de 3,3 buts par partie) n’a inscrit que deux pions durant l’Euro… À l’image de l’attaquant de Munich qui privilégie l’assurance collective à la prise de risque individuelle, les promesses offensives n’ont pas été tenues. Résultats : des rencontres remportées à l’arrache, et surtout chiantes. Dommage, quand on connaît les prouesses qu’Arkadiusz Milik et compagnie sont capables d’offrir. Ainsi, pour l’ultime confrontation de groupe, les Polonais n’ont même pas chercher à élargir le score quand ils menaient d’un but, alors qu’une victoire 2-0 les aurait placés à égalité parfaite avec l’Allemagne (dans cette situation, c’est le fair-play qui aurait départagé les deux équipes).



Toujours est-il qu’un des deux pays verra les quarts de finale. « Arriver à ce stade de la compétition, ce sera en revanche extraordinaire, sans débat possible, prévient Celestini. Que cela concerne la Suisse ou la Pologne.  » En effet, la première n’a pas gagné un seul match couperet depuis 1938 (et une victoire en Coupe du monde contre l’Allemagne), alors que la seconde ne participe qu’à son troisième Euro et n’a jamais vu les quarts. La qualification ressemblerait cette fois moins à une arnaque.

Par Florian Cadu
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