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Suárez et le ménage à trois du Barça

Messi, Neymar, Suárez. À eux trois, le cumulé de la vente de maillots pourrait résorber la faim dans le monde. Une donne dont se fout Luis Enrique, nouveau coach barcelonais, à qui revient la lourde tâche de faire cohabiter ce trio sur le terrain. Pas facile.

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« Liverpool doit tenir sa parole et me laisser partir. » Il y a un an, Luis Suárez réclamait sa liberté. Cet été, il l'a obtenue. L'Uruguayen a rejoint le FC Barcelone contre un chèque de 80 millions d'euros, une présentation prévue puis annulée, et un premier match à l'automne prochain, le temps de purger sa suspension pour morsure de quatre mois, même si le Barça ne désespère pas de voir sa peine réduite. En attendant, pour sa première conférence de presse d'avant-saison, Luis Enrique a distillé ses messages. Entre les lignes, le nouveau patron du vestiaire catalan a évoqué les membres de son trio star. Messi reste « le meilleur du monde » , Neymar un joyau à polir, et disposer de ces trois joueurs « est une chance » . Et un sacré casse-tête tactique. Comment les faire cohabiter ? Qui sacrifier ? Faut-il abandonner le cher 4-3-3 de la maison azulgrana ? Autant de questions pour aujourd'hui si peu de réponses.

Plus de souplesse tactique

Première constatation, Luis Enrique a envie de faire bouger les lignes. « Le style de jeu est négociable, nous devrons tenter de déstabiliser les adversaires, ne pas rester enfermés dans une seule tactique d'équipe. » La fin du dogmatisme, donc ? Après les puristes Pep Guardiola et Tito Vilanova, et l'intermède Tata Martino, le FCB retrouve un enfant de la maison. Enfin pas tout à fait. Luis Enrique n'en oublie pas son caractère trempé d'Asturien. La continuité dans l'évolution, tel est son précepte. La formule pour briser la machine à possession ayant été découverte, il faut désormais changer sans s'oublier. Le départ certain du cerveau Xavi – vers la MLS ? – et le recrutement de Rakitić semblent aller dans ce sens. Les déclarations concernant Mascherano et un possible repositionnement en milieu de terrain également. Enrique trouve « plus qu'intéressant pour les joueurs que plusieurs voies s'ouvrent pour compliquer la vie de l'adversaire.  » Bref, il sera possible de voir un Barça avec le duo Mascherano-Busquets à la récupération, des Iniesta et Neymar excentrés, et un binôme Messi-Suárez sur le front de l'attaque. Une aubaine pour l'électron-libre Suárez autant qu'une hérésie il y a de ça quelques saisons.

Ce changement des mentalités est une obligation pour se réinventer. Et Luis Suárez pourrait être le plus grand bénéficiaire. Après les échecs relatifs des transferts d'Alexis Sánchez et de Neymar, Luis Enrique souhaite redonner de la liberté de mouvement à ces offensifs. Le Chilien, cantonné à un rôle de pur ailier, n'avait pu donner la plénitude de son potentiel. Ses performances majuscules avec la Roja sud-américaine pendant le Mondial brésilien n'ont fait que le prouver. Concernant Neymar, idem. Déjà, lors de son arrivée l'été dernier, des voix s'étaient élevées. Celle de Cruijff n'avait cessé de rabâcher que le «  Barça n'avait pas besoin de Neymar  » . Avec l'arrivée du vampire d'Anfield, même topo. « Je ne comprends pas comment le Barça pourrait jouer un jeu de passes avec Messi, Neymar et Suárez dans l'équipe. Ce sont tous les trois des individualistes. Le Barça privilégie donc les actions individuelles au beau jeu » , reproche le coach des champions d'Europe 1992. Pas certain, Johan. Car le nouveau commandant de bord du navire blaugrana souhaite donner plus de liberté à ce trident offensif. Attirer Luis Suárez pour le flanquer sur un côté relèverait de la faute professionnelle, « Lucho » le sait.


Messi repositionné ?

La victime collatérale de tous ces changements pourrait bien être Messi. Face aux critiques post-Mondial dirigées contre son capitaine, Javier Mascherano joue son avocat. « Notre nouveau style était mauvais pour Messi, il était seul. Mais il voulait jouer la finale et s'adapter. C'est pourquoi les critiques nous touchent. Messi a plus donné à l'équipe que ce que l'équipe lui a donné. Il s'est sacrifié pour l'équipe, cela montre sa grandeur. » Les caresses dans le sens du poil mis à part, le Jefecito rappelle que la position de véritable 10, en soutien d'une pointe, est nouvelle pour la Pulga. Un iota plus bas, son manque d'entrain défensif se fait de suite plus ressentir, son chemin vers le but adverse se complique. De même, il peut sortir des « passes de la mort » comme son offrande pour Di María face à la Suisse. À son retour à Barcelone, Messi pourrait donc faire les frais de l'arrivée de Luis Suárez, et se retrouver en soutien de Neymar et de l'ancien des bords de la Mersey. Une théorie qui prend de l'épaisseur dans les coursives du Camp Nou. À trop faire le coq, Leo pourrait bien devenir le dindon de la farce. Luis Enrique prépare en tout cas le bon assaisonnement.

Par Robin Delorme
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