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Stuttgart sort le drapeau blanc

Dans la presse alémanique ce matin, deux discours sur une même page. Des interviews de joueurs ou cadres du VfB où la méthode Coué joue à plein. Et des papiers dans lesquels les journaleux accordent zéro chance à leurs compatriotes face au tyran barcelonais. Voire moins. "Presseschau" à quelques tours dans le sens des aiguilles d'une montre du huitième d'UEFA Champions League.

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« La meilleure équipe du monde » . « David contre Goliath » . « Un adversaire trop gros » . Tout ce que l'Allemagne compte en spécialistes de la chose footballistique s'agenouille devant le roi du ballon rond du XXIème siècle : le FC Barcelone. Car ce soir, le temps d'une nuit, il leur fait l'honneur d'arrêter sa caravane palace dans le Bade-Wurtemberg. Une escale de routine, une énième formalité administrative obligatoire, avant de pouvoir rejoindre Madrid le samedi 22 mai 2010.



Pour Lars Wallrodt, interrogé par Julien Wolff dans le talk-sport “90+1” du Monde allemand, Die Welt, « Barcelone est la fin de la chaîne alimentaire » . Comprendre : le VfB s'est sucré lors du premier tour de LDC en prime de qualif', droits TV et billetterie. Mais la fête est finie. Les grand-parents vont rentrer. Un point de vue partagé par le quotidien même de Stuttgart. « Le VfB est assis sur une bombe » , titre le Stuttgarter Zeitung, avant d'ajouter dans le corps du texte : « Le VfB n'oubliera pas de sitôt le 18 décembre 2009. Jour où le club est tombé sur le pire adversaire possible pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions » .



Le cimetière central de Chicago



Mais le meilleur équarrisseur outre-Rhin reste quand même le Bayern Munich. Avec dans le rôle des empailleurs en chefs, les bureaucrates de l'institution de Bundesliga. Le tirage a inspiré à Karl-Heinz Rummenigge cette citation toute en fair-play : « Il est important pour nous de dire honorablement ‘au revoir' au VfB » . Considérant peut-être que son président n'était pas allé assez loin dans la provoc', Christian Nerlinger, manager général des Bavarois, a lancé ce pavé en direction de l'ennemi : « J'espère que le VfB a mis son stade sous contrôle. Car sinon il pourrait ressembler au cimetière central de Chicago » .



Faire la part des choses, le Süddeutsche Zeitung est là pour cela. Le journal de référence souligne que le Barça est « un adversaire trop gros pour les Schwaben (ndlr : surnom des joueurs de Stuttgart en Allemagne) et clairement le favori » , et donc que c'est peut-être là que réside la chance du onze de Christian Gross. « Donnés perdants, les coéquipiers de Lehmann n'ont rien à perdre. Ils peuvent ainsi jouer libérés » . Ce sont les 10% de chances de passer qu'Aleksander Hleb, ex collègue des Blaugranas, accorde à sa nouvelle formation. A ajouter au fait que, selon les experts de Die Welt, « Stuttgart a dans sa malchance l'avantage de jouer chez elle à l'aller » . Condition sine qua non pour que le match ne dure pas 90 minutes, mais bien 180.



Jésus le sauveur



A moins que Cacau, auteur d'un quadruplé ce week-end contre Nuremberg (victoire des siens 5-1), ne détienne la vérité. Et puisse à lui seul montrer au peuple stuttgartois la lumière. L'hebdo Focus cite le Germano-Brésilien : « Jésus m'a donné la force, même dans les situations difficiles » . Face à l'ogre catalan, même pas sûr que Dieu, le prophète Mahomet ou Vishnou puissent faire grand-chose. Messi a deux fils de Dieu dans chaque jambe et comme coéquipiers Xavi, Iniesta, Zlatan etc, etc.



Cependant, tout n'est pas perdu pour le VfB comme le fait valoir le SDZ. Quand la superproduction barcelonaise passe, elle n'oublie pas de rétribuer les figurants. Le match est diffusé dans 91 pays, sur 20 radios et se déroule devant 250 journalistes, 70 photographes et un stade archicomble. A en croire la presse de Goethe, le 9ème de Bundesliga s'en contentera.

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