Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéo PhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 10 Résultats Classements Options
  1. //
  2. // 16es
  3. // Villarreal-AS Roma

Strootman-Asenjo, les pièges de cristal

Longtemps condamnés à un cercle vicieux de blessures en raison de leurs physiques fragiles et d'une poisse tenace, Kevin Strootman et Sergio Asenjo n'ont jamais vraiment cessé de croire en leur retour au plus haut niveau. Grâce à un mental hors norme couplé à un talent simplement au-dessus du lot.

Modififié
672 et 668. Soit le nombre exact de jours que Kevin Strootman et Sergio Asenjo ont dû purger à l'infirmerie après une blessure majeure depuis le début de leur carrière. Cramés pour certains, sur la pente descendante pour les autres, les deux albatros n'ont néanmoins jamais flanché, pour redevenir deux titulaires inamovibles de la Roma et de Villarreal.

Grands corps malades


Les tentations de craquer, d'abandonner en cours de route n'ont pourtant pas manqué. Pour Kevin Strootman, le cauchemar avait débuté en mars 2014. Alors plaque tournante du milieu de terrain de Rudi Garcia à la Roma, le Hollandais se fait les ligaments croisés face au Napoli. Et sort en pleurs du terrain, conscient de la gravité de sa lésion. Une blessure mystérieuse au genou, qui laisse perplexe les chirurgiens qui se risquent à tenter de rétablir l'ancien joueur d'Utrecht. En deux ans, ce dernier enchaîne trois lourdes opérations au genou. En Italie, rares sont alors ceux qui croient en son retour. Mario Brozzi, ex-médecin de la Roma estimait ainsi en février 2015 que le joueur était simplement fini : « Je ne sais pas ce qui est arrivé à son genou, mais j'ai l'impression que ses opérations n'ont pas été couronnées de succès. Je ne vois pas de retour possible pour lui.  » Peut-être encore plus poissard que son homologue romain, Sergio Asenjo, lui, a dû composer avec pas moins de trois ruptures des ligaments croisés depuis le début de sa carrière professionnelle. Ses deux premières blessures lors de ses passages à l'Atlético de Madrid et Málaga avaient déjà considérablement ralenti la carrière d'un gardien souvent cité comme l'un des plus prometteurs de sa génération. Mais sa dernière lésion, contractée avec Villarreal face à l'Atlético fin avril 2015, avait des airs de chant du cygne. Les images du gardien, hurlant de douleur et suppliant à plusieurs reprises les médecins du clubs de lui expliciter la gravité de sa blessure, en répétant : « Dime la verdad, dime la verdad ! » ( « dites-moi la vérité » en VF) avaient d'ailleurs profondément touché l'Espagne du football toute entière.

Vidéo

Mental d'acier


Là où Kevin Strootman et Sergio Asenjo se rejoignent dans le vécu de leurs déconvenues physiques, c'est dans la force mentale peu commune qui n'a jamais cessé de les habiter. Des ressources qui avaient notamment complètement bluffé Darcy Norman, le préparateur physique de la Roma : « Kevin Strootman est un cas unique, considérant ce qu'il a dû subir. Normalement, ce type de blessures a tendance à diminuer les gens, à les rendre moins forts, mais lui a eu la capacité de les affronter. Sa force mentale, qu'on peut voir sur le terrain, lui a permis de surmonter tout ça et de reconstruire son corps. » Musique identique pour Sergio Asenjo, survivant parmi les survivants, habitué à se relever de blessures gravissimes : « Les gens m'écrivent comme si c'était la fin du monde, mais les vrais problèmes dans la vie, ce n'est pas ceux-là. Je suis déjà passé par là et je reviendrai, soyez-en sûrs » , prophétisait ainsi le portier de Villarreal en 2015, alors qu'il venait d'apprendre qu'il allait devoir passer près d'un an à l'infirmerie. Avant de confier n'avoir jamais réellement pensé mettre un terme à sa carrière, malgré les obstacles qui ne cessent d'obstruer son chemin : «  Je ne changerais rien. Mes blessures m'ont permis de mûrir, de voir la vie différemment... Et je me dis que, pour toutes ces personnes qui souffrent de blessures, mon exemple est imbattable. »

Talents bruts


Les renaissances du Néerlandais comme de l'Espagnol sont aussi celles de deux joueurs supérieurement doués. Loin de seulement réintégrer le groupe pro, Strootman et Asenjo ont marché allègrement sur la concurrence pour s'imposer comme deux éléments indiscutables de leurs collectifs respectifs. Le premier n'a pas tardé à reconquérir le surnom qui lui avait été donné à ses débuts en Italie par Rudi Garcia : « La Lavatrice » (la machine à laver, ndlr). Milieu de terrain total, à l'aise à la récupération, où sa puissance physique et sa lecture des trajectoires font merveille, le Batave dispose également d'un pied gauche soyeux, dont la qualité de passe longue comme courte fait à nouveau le bonheur de la Roma. « Je pense que Strootman pourrait jouer à Barcelone ou au Bayern. C'est un joueur exceptionnel et une personne fantastique » , s'enflammait ainsi Luciano Spalletti fin novembre. Asenjo s'est, lui, imposé en l'espace de quelques mois comme l'un des tout meilleurs gardiens de la Liga, notamment en se fendant d'une prestation majuscule face au Real fin septembre dernier (1-1) ou encore en écœurant méthodiquement les attaquants du FC Séville début février (0-0). Rappelant ainsi, à vingt-sept ans, l'étendue du talent qu'on lui prête depuis ses jeunes années, lorsqu'il gardait les cages de l'Atlético de Madrid à seulement vingt piges. «  On le voyait tous comme le titulaire indiscutable de l'équipe  » , expliquait Antonio Lopez, ex-capitaine des Colchoneros, à So Foot en 2015. « Il était d'une sérénité incroyable... vraiment complet dans toutes les caractéristiques du gardien moderne. Le plus impressionnant, c'était sa réactivité dans les buts... c'était un phénomène. » Qui croisera donc la route de Strootman ce jeudi soir sur la pelouse du Madrigal, un autre rescapé du football. Illustrant ainsi tous deux qu'un mental d'acier peut parfois dépasser les limites imposées par un physique en cristal.



Par Adrien Candau Tous propos issus de AS, Marca, El Confidencial, La Gazzetta dello Sport et le Corriere dello Sport.
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié


Dans cet article


Hier à 16:00 Tuto Panini Adrenalyn XL : Préparer son équipe 3
Partenaires
Tsugi MAILLOTS FOOT VINTAGE Olive & Tom Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Un autre t-shirt de foot est possible Podcast Football Recall
Hier à 12:38 L'avocat de Mogi Bayat ne comprend pas pourquoi son client est toujours en prison 32 Hier à 09:06 Le magnifique coup franc de Rooney avec DC United 11