1. //
  2. // 8es
  3. // Man. United-Man. City

Stones, la peur du vide

Auteur d’une belle boulette contre Southampton, John Stones reste l’avenir de son club et de sa nation. Mais celui qui aime bien le risque va devoir grandir rapidement pour répondre aux promesses placées en lui.

Modififié
998 7
Manchester United - Manchester City
21h - beIN Sport 1

Depuis cette action, tout Twitter se paye sa tête. En foirant sa passe en retrait face à Southampton, John Stones a grandement écorné sa réputation en Angleterre, où les mauvaises langues ne se privent pas pour le comparer à une arnaque. Acheté environ 56 millions d’euros à Everton, le Britannique est en effet le défenseur le plus cher de l’histoire du football. Et force est de constater qu’il est, pour le moment, loin d’être le meilleur défenseur de la planète sur le terrain. Ce qui, en dehors des moqueries, peut faire du mal à son équipe. Comme lors de cette 27e minute et le but offert à Nathan Redmond, obligeant Manchester City à courir après le score, concédant finalement un match nul qui participe à la mauvaise série actuelle du club.

Mkhitaryan, le papier d'Arménie


Ce n’est pas la première fois que le jeune arrière central de vingt-deux ans commet une erreur de la sorte. Les fans d’Everton s’en souviennent. Pourtant, le natif de Barnsley a signé à City pour passer un cap, comme il l’a récemment déclaré en conférence de presse : « Je sentais que je m'améliorais à Everton et je travaille dur pour continuer avec mon nouveau club. Je profite de la façon dont les choses se passent et j'essaye de jouer du mieux que je peux afin de m'exprimer autant que possible pendant les matchs. J'essaye de fixer des objectifs élevés pour moi-même. J'essaye de les maintenir à chaque fois que je joue et je veux progresser en tant que joueur, mais aussi en tant que personne en dehors du terrain. » Le problème, c’est qu’il ne semble toujours pas avoir réellement progressé depuis sa première saison avec les Toffees, en 2014-2015. Avec lui aligné d’entrée sur la pelouse, Manchester n’a jamais conservé son but inviolé en huit journées de championnat. Sévère constat, même si, évidemment, il n’est pas le seul responsable à devoir assumer ce bilan.

Stones qui roule n'amasse pas mousse


En réalité, Pep Guardiola, qui adore son poulain, a réclamé (voire imposé) l’international aux treize sélections à ses dirigeants pour ses qualités balle aux pieds. John Stones est plutôt agréable à voir jouer, John Stones est un bon relanceur, John Stones aime le jeu au sol. Et ça, Pep kiffe. Du coup, sous les ordres du technicien catalan, l’Anglais a conservé ses 90% de passes réussies, tout en augmentant logiquement, quoique légèrement, son nombre de passes par match (54 en Premier League cette saison contre 47 en 2015-2016) et en diminuant drastiquement son nombre de longs ballons autrefois destinés à Romelu Lukaku (1,6 par match en moyenne contre 4,4). Avec Guardiola aux commandes, c’est un minimum.

Bah oui, mais à force de prendre goût au ballon et au beau jeu, John Stones a tendance à surjouer, préférant la passe osée à un dégagement en tribune – ce que ne lui reprochera d’ailleurs jamais Guardiola. Toujours par rapport à l’an dernier, le défenseur a élevé son nombre de dribbles en championnat et divisé celui des fautes commises. La recherche de la classe, toujours. Sauf que si John Stones a toujours aimé prendre des risques, il n’a pas encore l’expérience du vieux briscard qui plonge lorsqu’il se trouve en situation délicate. Donc forcément, John Stones commet parfois des bourdes comme le week-end dernier.


Ce qui est incontestable, c’est que le chouchou du Pep a du talent, et qu’il représente sûrement l’avenir de la défense des Sky Blues. Destiné à succéder à Vincent Kompany, John est également considéré comme le futur pilier de la sélection anglaise. Il le sait, puisqu’il s’imagine déjà en capitaine des Three Lions : « Si cela arrive, ce serait fantastique. C'est le rêve de chaque enfant de devenir capitaine de son pays et je ne suis pas différent, donc si cela se produit à l'avenir, je serais sur la lune. » Sauf que c’est bien la réalité du terrain qu’il va devoir affronter pour s’envoyer en l’air et atteindre les étoiles. Pour cela, il convient de devenir un adulte, même à seulement vingt-deux ans. Parce que papa Guardiola ne sera pas toujours là. Et parce qu’on est toujours plus exigeant avec celui qui a des promesses plein les pieds.




Par Florian Cadu
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Dans cet article

Note : 1
22 balais...c'est "normal" de faire ce genre d'erreurs, il est jeune, d'autant plus pour un central
Oui mais il est anglais, donc pour les journalistes il passera de meilleur défenseur du monde à sous-merde en moins de 6 mois, c'est tout à fait normal.
En plus c'est sa première vraie saison au top niveau, il découvre les pressions de: la C1, jouer le titre, etre entrainé par un grand malade et s'en sortait plutot bien jusque là! Il va progresser tranquillement à mon avis mais ne sera pas LE crack annoncé par les anglais comme tous les 6 mois!
2 réponses à ce commentaire.
Difficile de briller quand dans le club ennemi joue le Black Maldini.

Stones est jeune et a un grand coach qui se débrouille plus que bien avec les dc. Si la prise de risque engendre des erreurs ça ne va pas pour autant dire qu'il faut le considérer comme une quiche. 22 piges pour un central c'est encore un puceau et ses performances vont forcément dépendre de celles de l'équipe et du binôme avec qui il joue.

Bref enflammade so footienne typique après un mauvais match.
J'espère pour lui qu'il fera pas une "Micah Richards" qui était annoncé comme un monstre et qui ne fait qu'une carrière correcte aujourd'hui à Aston Villa...
Randallmcmurphy Niveau : District
Il a vraiment pas été épargné par les blessures aussi... Je le trouvais vraiment intéressant à ses débuts à City et en pleine possession de ses moyens
1 réponse à ce commentaire.
Un peu dur l'article, il a que 22 ans ce sont ce type d'erreurs qui le feront progresser et en plus franchement on peut pas dire qu'il et bien entouré. J'ai jamais été fan de Bravo, si ce n'est avec son équipe national, et Otamendi c'est le Rolando local. Stones est bon balle au pied et physiquement il tient la route. En plus de ça il a un petit air de Thomas Shelby, nan j'aime bien ce type.
J'ai investit 40k sur sa black card dans fut il à intérêt à faire des perfs de ouf. Bon pour l'instant c'est un titulaire indiscutable sous Pep ça me rassure.
Estebanana Niveau : CFA
à la rigueur que l'on parle de justifier le salaire, parce que les joueurs n'y sont pour rien (à ce que je sache) dans le prix de leur transfert...
Partenaires
Logo FOOT.fr Olive & Tom
998 7