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Stones, la peur du vide

Auteur d’une belle boulette contre Southampton, John Stones reste l’avenir de son club et de sa nation. Mais celui qui aime bien le risque va devoir grandir rapidement pour répondre aux promesses placées en lui.

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Manchester United - Manchester City
21h - beIN Sport 1

Depuis cette action, tout Twitter se paye sa tête. En foirant sa passe en retrait face à Southampton, John Stones a grandement écorné sa réputation en Angleterre, où les mauvaises langues ne se privent pas pour le comparer à une arnaque. Acheté environ 56 millions d’euros à Everton, le Britannique est en effet le défenseur le plus cher de l’histoire du football. Et force est de constater qu’il est, pour le moment, loin d’être le meilleur défenseur de la planète sur le terrain. Ce qui, en dehors des moqueries, peut faire du mal à son équipe. Comme lors de cette 27e minute et le but offert à Nathan Redmond, obligeant Manchester City à courir après le score, concédant finalement un match nul qui participe à la mauvaise série actuelle du club.

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Ce n’est pas la première fois que le jeune arrière central de vingt-deux ans commet une erreur de la sorte. Les fans d’Everton s’en souviennent. Pourtant, le natif de Barnsley a signé à City pour passer un cap, comme il l’a récemment déclaré en conférence de presse : « Je sentais que je m'améliorais à Everton et je travaille dur pour continuer avec mon nouveau club. Je profite de la façon dont les choses se passent et j'essaye de jouer du mieux que je peux afin de m'exprimer autant que possible pendant les matchs. J'essaye de fixer des objectifs élevés pour moi-même. J'essaye de les maintenir à chaque fois que je joue et je veux progresser en tant que joueur, mais aussi en tant que personne en dehors du terrain. » Le problème, c’est qu’il ne semble toujours pas avoir réellement progressé depuis sa première saison avec les Toffees, en 2014-2015. Avec lui aligné d’entrée sur la pelouse, Manchester n’a jamais conservé son but inviolé en huit journées de championnat. Sévère constat, même si, évidemment, il n’est pas le seul responsable à devoir assumer ce bilan.

Stones qui roule n'amasse pas mousse


En réalité, Pep Guardiola, qui adore son poulain, a réclamé (voire imposé) l’international aux treize sélections à ses dirigeants pour ses qualités balle aux pieds. John Stones est plutôt agréable à voir jouer, John Stones est un bon relanceur, John Stones aime le jeu au sol. Et ça, Pep kiffe. Du coup, sous les ordres du technicien catalan, l’Anglais a conservé ses 90% de passes réussies, tout en augmentant logiquement, quoique légèrement, son nombre de passes par match (54 en Premier League cette saison contre 47 en 2015-2016) et en diminuant drastiquement son nombre de longs ballons autrefois destinés à Romelu Lukaku (1,6 par match en moyenne contre 4,4). Avec Guardiola aux commandes, c’est un minimum.

Bah oui, mais à force de prendre goût au ballon et au beau jeu, John Stones a tendance à surjouer, préférant la passe osée à un dégagement en tribune – ce que ne lui reprochera d’ailleurs jamais Guardiola. Toujours par rapport à l’an dernier, le défenseur a élevé son nombre de dribbles en championnat et divisé celui des fautes commises. La recherche de la classe, toujours. Sauf que si John Stones a toujours aimé prendre des risques, il n’a pas encore l’expérience du vieux briscard qui plonge lorsqu’il se trouve en situation délicate. Donc forcément, John Stones commet parfois des bourdes comme le week-end dernier.


Ce qui est incontestable, c’est que le chouchou du Pep a du talent, et qu’il représente sûrement l’avenir de la défense des Sky Blues. Destiné à succéder à Vincent Kompany, John est également considéré comme le futur pilier de la sélection anglaise. Il le sait, puisqu’il s’imagine déjà en capitaine des Three Lions : « Si cela arrive, ce serait fantastique. C'est le rêve de chaque enfant de devenir capitaine de son pays et je ne suis pas différent, donc si cela se produit à l'avenir, je serais sur la lune. » Sauf que c’est bien la réalité du terrain qu’il va devoir affronter pour s’envoyer en l’air et atteindre les étoiles. Pour cela, il convient de devenir un adulte, même à seulement vingt-deux ans. Parce que papa Guardiola ne sera pas toujours là. Et parce qu’on est toujours plus exigeant avec celui qui a des promesses plein les pieds.




Par Florian Cadu
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