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Sterling, par amour du cash

Kondogbia, Turan, Roberto Firmino... si quelques transferts avaient mis l'eau à la bouche aux accros du mercato, on attendait encore le premier très gros coup, financièrement parlant, de la fenêtre estivale. Et à en croire l'ensemble de la presse britannique, c'est Manchester City qui a décidé de flamber le premier en arrachant Raheem Sterling à Liverpool pour 68 millions d'euros. Un transfert qui pose pas mal de questions.

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Luis Suárez, Steven Gerrard... et puis Raheem Sterling. En un an, Liverpool a donc vu partir les trois joueurs qui lui avait permis de croire pratiquement jusqu'au bout à son premier titre depuis 1990, lors de la saison 2013-2014. Mais si le premier est parti la tête haute, après avoir pratiquement porté à lui seul l'espoir rouge à coups de trentaines de buts, et que le second a bénéficié d'un hommage, justifié, réservé aux plus grands, l'histoire est tout autre pour Raheem Sterling, passé en quelques semaines d'étendard à Judas en personne. Après un bras de fer initié en fin de saison dernière, Sterling et son agent vont enfin obtenir le « fruit » de leur travail de sape : un contrat de longue durée, et sur lequel les zéros s'alignent à n'en plus finir. De fait, Raheem Sterling s'apprête à devenir le deuxième joueur britannique le plus cher de l'histoire, derrière Gareth Bale, et le plus cher à être transféré entre clubs britanniques, devant Andy Carroll et Rio Ferdinand. Une folie.

Sterling = 2 Benzema


Une folie qui interroge sur plusieurs points. D'abord, le prix, exubérant. S'il est évident que les clubs anglais surpayent les joueurs des Three Lions en raison d'un manque de talents d'une part, et de retombées marketing immenses liées à l'achat d'un local, le montant du transfert de Sterling est un nouvel indicateur des transformations du marché ces dernières années. On parle ainsi d'un jeune de 20 ans, certes prometteur, mais qui n'a jamais dépassé ni la barre des dix buts, ni celle des dix passes décisives en championnat au cours de sa courte carrière. Un joueur qui n'a disputé que six matchs de Ligue des champions, aussi, et qui vante 16 sélections en équipe nationale. Ce joueur-là est donc plus cher qu'un Kaká Ballon d'or, ou vaudrait deux Karim Benzema, qui avait, à l'époque de son transfert à Madrid, terminé meilleur buteur de Ligue 1 et éclaboussé la Ligue des champions de son talent.

Une nouvelle N.B.A ?


Alors, oui, Sterling a montré au cours de ces deux dernières saisons qu'à l'instar de Paul Pogba ou de Julian Draxler, il était l'un des gamins les plus prometteurs de la dernière génération. Mais 68 millions, cela fait cher le potentiel. Au même âge, Neymar s'était déjà imposé comme la future star de la Seleção et avait porté son club sur le toit de l'Amérique du Sud, en remportant la Copa Libertadores. Bref, cela interroge surtout sur la puissance financière désormais déconnectée - merci les droits TV - des clubs anglais. Car à force de s'insurger que des clubs comme Swansea ou West Ham puissent s'offrir deux des meilleurs joueurs de Ligue 1, on a oublié ce que cela signifiait pour les clubs du haut du panier, qui peuvent désormais faire plus ou moins ce qu'ils veulent sur le marché, fair-play financier ou pas.


De là à faire de la Premier League, d'ici quelques années, une sorte de super ligue fermée, sorte de N.B.A du football, il y a un pas que l'on ne franchira pas. Enfin pas tout de suite, du moins. En attendant, n'oublions pas que dans cette histoire, Liverpool fait une énorme affaire, en revendant un joueur acheté 650 000 euros à Q.P.R, soit environ 100 fois son prix d'achat. Et si les Rangers pourraient récupérer entre 10 et 20 % du montant total du transfert, en raison d'une clause incluse lors de la signature de Sterling chez les Reds, ces derniers peuvent avoir le sourire. Il est toujours plus facile de sécher ses larmes avec de gros billets.

Par Paul Piquard
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