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Stephen Frears : « Après Wenger, Arsenal deviendra un club pour mercenaires »

Né à Leicester, Stephen Frears n’a pourtant que faire du sacre des Foxes la saison dernière. Affalé dans un fauteuil club dans l’ouest de Londres, le vieux réalisateur dont le vingt-quatrième long métrage, Victoria and Abdul, sortira en 2017 explique sa préférence pour Arsenal et donne son verdict sur le projet de biopic de Jamie Vardy.

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Enfant, vous supportiez quand même Leicester ?
Oui. La première fois que j’ai vu Leicester au stade, dans les années 50, c’était un match contre Leeds, et John Charles (légende galloise passée par la Juve et la Roma, ndlr) était sur le terrain. Vous voyez à quel point je suis vieux...

Vous nous racontiez, il y a une dizaine d’années, que c’était à la fois très drôle et tragique d’être fan de Leicester...
(Il coupe) Ça l’est, en principe. Je me souviens qu’ils étaient en finale de Cup en 1949 (contre Wolverhampton, défaite 1-3, ndlr), et un gars nommé Ken Chisholm a marqué un but qui nous permettait d’égaliser, qui a été signalé hors jeu. Je ressens toujours cela comme une grave injustice. Mais sinon, je ne me souviens pas de la dernière fois que je suis allé voir un match à Leicester. Cela doit bien faire cinquante ans...

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Comment avez-vous remplacé Leicester par Arsenal ? Vous n’avez aucune compassion pour le club de votre enfance en cas de confrontation ?
Non, aucune. J’ai arrêté de suivre Leicester après la finale de la Cup de 1961. Une défaite contre les Spurs. Je n’ai plus aucune famille à Leicester, donc je n’y vais jamais. Mon frère habitait dans le Leicestershire, donc j’ai dû conduire à travers Leicester pour aller chez lui. J’imagine, je ne m’en souviens pas. Et le théâtre de Leicester a été très intéressant, brièvement. Mais sans ça, c’était une ville très terne. Aujourd’hui, je crois que c’est à quelque chose comme 49% asiatique. Donc ça a dû rendre les choses plus intéressantes. C’était toujours la partie anglaise qui était terne ! La partie asiatique, je ne sais pas. Puis Arsenal, c’était en 1964. Je suis descendu de Cambridge avec mon pote Joe qui m’amenait voir des matchs. J’avais perdu tout intérêt pour le soccer, donc je n’ai pas trahi. J’ai juste renoué mon intérêt.

Vous avez totalement perdu votre accent de Leicester. Vous aviez honte de dire que vous veniez de Leicester quand vous étiez à Cambridge ?
J’ai dû perdre mon accent à Cambridge, mais nous avions d’abord déménagé à Nottingham. Qui est une ville formidable. C’est très rabelaisien, comme ville. C’est super.

Et il y avait Brian Clough. Vous avez tout de même suivi Leicester la saison dernière ?
Non. (il réfléchit) Bon, je voyais qu’ils s’en sortaient bien. Ça me faisait rire !
« Il y a deux ans, Leicester avait ce formidable défenseur chauve que j’aimais bien : Konchesky. Il était bon. Pas comme Huth, qui est épouvantable. Un véritable voyou. »
Je ne regrette pas d’avoir choisi Arsenal pour autant. J’ai dû voir quelques matchs à la télé, mais je ne m’en rappelle pas vraiment. Ce qui était mystérieux, c’était que personne n’arrivait à comprendre comment les gérer. Aujourd’hui, tout le monde a compris. Ils ont trois ou quatre joueurs rapides et voilà. Ce gars, Kanté, était évidemment très bon. Mahrez aussi, mais je préfère Kanté. Il y a deux ans, Leicester avait ce formidable défenseur chauve que j’aimais bien : Konchesky. Il était bon. Pas comme Huth, qui est épouvantable. Un véritable voyou. Ranieri est aussi très appréciable. Un homme intelligent, comme Wenger.

C’est la dernière saison de Wenger ?
Probablement. J’imagine qu’après lui, Arsenal deviendra l’un de ces clubs pour mercenaires. Et ils auront Ancelotti ou un autre. Comment il s’appelle... Guardiola ! Ça va devenir un club de gens riches, plus que ça ne l’a jamais été. On paiera pour une équipe, on paiera pour des résultats. Wenger n’a pas voulu faire ça. Donc j’imagine que l’un de ces géants européens ou sud-américains finiront par manager Arsenal.

Donc Arsenal deviendra comme Manchester United aujourd’hui ?
C’est comme ça que je vois les choses, oui. Ensuite, ils peuvent être tentés de la jouer sentimentale. Ils aiment bien le mec de Bournemouth (Eddie Howe, ndlr), n’est ce pas ? Il a l’air très bon. Mais ça doit être si difficile... Wenger est extraordinaire d’avoir tenu si longtemps. C’est parfaitement clair : Chelsea, Manchester City, Manchester United dépensent plus d’argent que tous les autres et sont tout en haut. Arsenal, d’une manière ou d’une autre, a réussi à garder le rythme. Et Liverpool, plus ou moins. Après ça, le fossé financier rend les choses impossibles. Alors soit tu mets un pont pour fermer le fossé, soit c’est fini. Je sais qu’on ne gagnera pas le championnat cette année et qu’on aura même du mal à finir quatrièmes. Et Chelsea va gagner le championnat. C’est assez répétitif. Je pense qu’Arsenal et Liverpool peuvent avoir une chance ces prochaines années. Même si ce Jürgen Klopp m’a l’air totalement fou. Tu regardes ses interviews, c’est divertissant, mais complètement dingue. Il part dans tous les sens !

Ne pensez-vous pas que Leicester, qui a gagné le championnat, représente une lueur d’espoir ?
« Je n’ai aucun problème avec Leicester. Je trouve juste que ce n’est pas très intéressant. »
Je n’ai aucun problème avec Leicester. Je trouve juste que ce n’est pas très intéressant. Et je savais qu’ils ne s’en sortiraient pas cette saison... J’aurais juste préféré qu’Arsenal gagne le championnat ! Je suis très partisan, c’est tout.

Jamie Vardy a failli signer à Arsenal. Ça vous aurait plu ?
Non, je n’ai jamais pensé que c’était une bonne idée pour Arsenal. Pour lui, oui. Mais il n’était pas assez intelligent pour accepter. Je n’ai jamais gobé que Wenger croyait réellement en lui.

Il y a eu pas mal de rumeurs au sujet d’un film sur Jamie Vardy...
(Il coupe) Je ne pense pas que cela puisse être très intéressant. Première chose : je ne sais pas comment tu peux faire un film sur les footballeurs. Et le football en général. C’est très difficile. C’est dur de se rappeler d’un qui a été réussi. Vardy était ce que les gens voulaient. Et c’est une histoire assez romantique qu’il ait fini par jouer pour l’Angleterre. Il a marqué ce but (contre le pays de Galles, ndlr), mais seulement parce qu’il était là, debout. Mais non, je ne pense pas que ce serait intéressant. Son histoire de bracelet électronique est drôle, ça le rend plus intéressant, mais pas suffisamment. Je préférerais faire un film sur Mesut Özil. Je ne sais pas quel genre de film, mais c’est une personne beaucoup plus intéressante.

Vardy lui-même a dit qu’il aimerait être joué par James Corden...
(Il rit) C’est drôle. C’est très drôle à dire. Ça prouve que Jamie Vardy a au moins le sens de l’humour. En revanche, je dois y aller, on m’attend pour déjeuner...

(Il se lève et les mains levées au ciel, souffle)

Jamie Vardy... Que Dieu nous aide... Bye bye !

Propos recueillis par Thomas Andrei, à Londres
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