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Stéphane Buréta, le Chamois globe-trotter

Au compteur, il affiche 418 déplacements, 360 000 km parcourus, soit l’équivalent de neuf tours du monde. Depuis 2002, Stéphane Buréta, 44 ans, suit absolument partout les Chamois niortais. Avec son maillot blanc, son écharpe et sa bâche représentant l’emblème du club. Interview avec un baroudeur amoureux d'Emiliano Sala.

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Quels sont vos premiers souvenirs de supporter des Chamois ?
À l’adolescence, lorsque le club est monté en première division en 1987-1988. Plus petit, le foot ne m’intéressait pas. Les Chamois jouaient à un petit niveau, et puis on est montés quatre ans de suite. Niort est devenu le club phare de la région. J’écoutais les matchs sur une radio locale avec la voix d’Eric Mazin. Il y a une victoire qui m’a marqué : à Monaco. On gagne 3-1 et 2 000 personnes attendaient les joueurs à leur retour à l’aéroport. Je n’y étais pas, j’avais douze ans à l’époque. C’est vraiment à l’âge de seize ans que je suis allé au stade.

Depuis ces premières amours, quel est votre joueur préféré, toutes époques confondues ?
Emiliano Sala, qu’on a eu en prêt il y a quatre ans.

Pourquoi ?
En rapport à sa classe de buteur. Sur un terrain, il est impressionnant. On le remarque encore à Nantes, les Bordelais, eux, n’en voulaient pas, car apparemment, il ne marquait pas assez de buts...

Il a un style peu académique.
C’est vrai qu’il a un jeu spécial. C’est un renard des surfaces.

Qu’est-ce que représentent les Chamois niortais dans votre vie ?
Une soupape de décompression. Passer le week-end entre copains, et puis se lâcher. Moi, je suis laborantin dans le béton. J’analyse les graviers quand ils arrivent à l’usine, j’analyse le béton qu’on fabrique et je fais des éprouvettes pour connaître la résistance du béton.

« Une fois, en arrivant à Moulins, la batterie de ma R19 n’était plus assez puissante : panne de lumière. On a fait le retour dans le car des joueurs avec mon frangin. »

Mais vous ne travaillez pas le vendredi, parce que vous allez voir tous les matchs à domicile et à l’extérieur des Chamois...
Comme on fait sept heures en continu, le vendredi, j’embauche à six heures et je suis débauché à 13h20. Cela permet de faire des déplacements à cinq heures de route. Sinon, je pose une journée de vacances.

Comment êtes-vous devenu le plus fidèle supporter des Chamois ?
Au départ, je faisais partie du groupe de supporters, les Unicamox. Pendant une AG, on a parlé de faire un grand chelem (aller voir tous les matchs de la saison de son équipe, ndlr). La saison suivante, je me suis dit : « Pourquoi pas. » C’était en 2002-2003. Et puis, un deuxième, les 100 matchs, un troisième... Comme un record, c’est fait pour être battu, j’essaye d’aller le plus loin possible.

Ça demande des sacrifices ? Dans votre vie privée ?
Je suis célibataire, je n’ai pas d’enfant, de ce côté-là, ça ne me dérange pas trop. Il y a un sacrifice financier, ça, c’est sûr, mais pour moi, c’est un plaisir. Qu’ils gagnent ou qu’ils perdent. Être présent pour dire aux joueurs : on est derrière vous.

Vous y allez seul, en voiture ?
Le plus souvent, oui. En ce moment, c’est une Renault Clio. Il y a eu une fameuse R19 bleue qui comptait plus de 450 000 km ! Celle-ci, elle a parcouru toute la France. Une fois, on a été voir un match à Beauvais, on allait ensuite à Lens pour un match de l’équipe de France. À un moment, le copain voulait prendre des photos du stade Bollaert, il avait oublié son appareil dans la voiture. Je lui prête ma clef, il me la redonne après... Et puis, machinalement, je me rends compte que ma clef est coupé en deux dans ma main. Samedi soir : toutes les assurances fermées. D’abord, on va voir le match, hein. On voit ça après le match... Je tente le coup de mettre les deux bouts de clef dans le neiman, j’ai tourné, et ça a marché. J’avais peur de ne pas pouvoir ouvrir le réservoir à essence, heureusement, j’en ai eu assez pour rentrer à Niort. Une autre fois, en arrivant à Moulins, la batterie n’était plus assez puissante : panne de lumière. On a fait le retour dans le car des joueurs avec mon frangin.

Vous avez des relations particulières avec des joueurs ?

Sans plus. On discute un peu avec Jimmy Roye, c’est le boute-en-train. Autrement, ils sont timides.

« Mardi dernier, j’étais tout seul à Auxerre. Le problème, à Auxerre, c’est qu’ils nous mettent à l’étage, donc les joueurs ne peuvent pas nous entendre. Alors je suis le match tout seul derrière ma bâche avec l’écusson des Chamois. »

En 2009-2010, les Chamois sont descendus en CFA. Vous l’avez vécu comment ?
Ça fait plaisir d’aller dans des stades champêtres. L’ambiance est plus sympa. J’aime bien les matchs de Coupe de France à la campagne. Moulins, par exemple, le personnel est très accueillant. En Ligue 2, on est fliqués par la sécurité, on est dans des poulaillers, les toilettes à l’extérieur, c’est dégueulasse, il n’y a pas de buvette.

Vous en êtes à combien de déplacements ?
Avant de faire ma série de grands chelems, j’avais fait une bonne centaine de déplacements. Maintenant, j’en suis à 418, neuf tours du monde, ça représente 360 000 kilomètres. Mardi dernier, j’étais tout seul à Auxerre (défaite 5-0, le 16 janvier, ndlr). Le problème, à Auxerre, c’est qu’ils nous mettent à l’étage, donc les joueurs ne peuvent pas nous entendre. Alors je suis le match tout seul derrière ma bâche avec l’écusson des Chamois.

Avec tous ces kilomètres, vous raquez souvent à la pompe à essence.
Oui, une bonne moitié de la paye passe dans les déplacements. Mes vacances, ce sont les déplacements. La dernière fois que j’ai pris des vacances en dehors des matchs, cela remonte à plus de vingt ans.

Quel est votre rêve de supporter ?
Avoir un nouveau stade, déjà. On est beaucoup trop loin des joueurs avec la piste d’athlétisme. Et puis vivre une montée en Ligue 1, ce serait un rêve. Mais bon, ce n’est pas pour cette saison.

Propos recueillis par Florian Lefèvre
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