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Stefano Eranio : « Sacchi a construit les bases, Capello les a consolidées »

Stefano Eranio, c’est dix-sept ans au Genoa et cinq saisons dans le grand Milan, sans oublier une expérience très réussie à Derby County. Aujourd’hui consultant après avoir tenté une reconversion en tant qu’entraîneur, cet incontournable du football des 90’s revient sur sa belle carrière.

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Vous qui êtes génois, pouvez-vous expliquer la différence entre « genoani » et « doriani » ?
La Gênes sportive a toujours été plus genoana jusqu’à l’avènement de Paolo Mantovani à la tête de la Samp, il avait d’ailleurs voulu acheter le Genoa, mais sans succès. C’est à ce moment-là qu’une autre équipe génoise est née. Elle était très compétitive et tous les jeunes génois en sont devenus supporters, ce qui a équilibré la balance dans la ville.

Quelles sont les caractéristiques de la « genoanità » ?
Un public chaud, passionnel qui exige une grande implication, mais ça ne lui suffit pas toujours. Si les choses se passent bien, c’est un douzième homme en plus, en revanche, si ça se passe mal, ça risque de dégénérer.


Gênes est une terre de foot, mais peu de footballeurs en sont finalement originaires.
Cela peut s’expliquer par l’état des infrastructures, il y a peu de terrains pour pratiquer le football de façon sérieuse. Et puis, la Samp et le Genoa sont finalement les deux seules grandes équipes de Ligurie contrairement à d’autres régions, ça se ressent.

Les deux meilleures années de l’histoire de la Samp (Scudetto et finale de Ligue des champions) correspondent aux deux meilleures de celle récente du Genoa, y a-t-il eu une sorte d’émulation à cette époque ?
La Samp était programmée pour gagner, tandis que c’était plus un hasard concernant le Genoa. Il suffit de voir que le joueur qui nous a fait passer un palier n’était pas vraiment voulu. En effet, le Peñarol ne vendait Perdomo et Paz que si nos dirigeants prenaient également Pato Aguillera. Et finalement, c’est ce dernier qui a fait la différence.

« Cette finale contre l'OM, c’était un peu comme aller à Rome sans voir le pape. »

Tout a été dit sur la Samp d’oro, mais on en sait beaucoup moins sur votre Genoa.
Il y avait une belle équipe, Bortolazzi, Branco, Signorini, Collovati, etc. Tout est parti d’un match de Coupe d’Italie contre la Roma. On avait perdu 2-0 à l'aller et on fait 1-1 chez nous au retour en loupant un penalty et en jouant très bien. En championnat, on galérait un peu, mais on était en train de se roder, or les supporters ont été clairs à la fin de ce match : « Si vous ne gagnez pas le derby, on vous casse les os ! » En conférence de presse, le coach Bagnoli n’a pas hésité à dire qu’il n’en avait rien à faire et qu’ils feraient même bien de rester chez eux. Il a allumé la mèche ! Quelques jours plus tard, on affronte donc la Samp leader et invaincue et on l'emporte 2-1 grâce à un but de Branco et moi-même. Ça lance notre saison et on se classe finalement quatrièmes. Une grosse année avec une qualif en Coupe de l’UEFA au bout sauf que la Samp est championne, ça a un peu gâché notre plaisir.

Justement l’année suivante, votre parcours européen s’arrête en demies contre l’Ajax.
Personne n’avait joué à ce niveau hormis Collovati. On manquait d’expérience, mais on était conscients de notre force, on avait compris qu’on pouvait rivaliser avec tout le monde et l’Ajax n’était pas meilleur que nous. Or, le président n’a pas assumé son rôle, il y avait le discours des primes qui traînait et qui était à chaque fois repoussé, à tel point que les plus anciens ont à un moment refusé de s’entraîner. Tu parles, les supporters l’ont appris et ne nous l’ont pas pardonné, on a même été contestés après la défaite 3-2 à la maison en demi-finale aller. On demandait pourtant seulement un dialogue et pas des chiffres exorbitants, d’ailleurs, Spinelli aurait pu construire une équipe capable de lutter pour le titre s’il l’avait voulu.


Il paraît que vous signez au Milan en 1992 pour faire le vice-Tassotti, vrai ?
C’est exact, tout comme j’ai joué à de nombreux postes dans ma carrière. J’étais 9 et demi jusqu’en U19, puis ensuite milieu. C’est Scoglio qui m’a mis sur le côté droit dans un 3-5-2 et c'est à ce poste que Bagnoli m'a connu. En sélection, Vicini me faisait évoluer dans l’axe. Quand j’arrive au Milan, Tassotti jouait tellement bien qu’on m’a mis ailier devant lui avec Donadoni transféré côté gauche.

Ce Milan était le premier club à instaurer une concurrence aussi folle.
Savićević, Boban, Lentini, Donadoni, rien qu’à mon poste... C’était la première fois qu’un effectif était aussi pléthorique et de qualité, mais cela était bien vécu, car il fallait tout simplement gagner sa place à l’entraînement. Il était difficile de ne pas comprendre pourquoi on ne jouait pas. Moi, à chaque fois que j’étais en forme, Capello me titularisait, mais j’ai malheureusement été souvent blessé.

Si on vous dit : « Olympique de Marseille » ?
Un adversaire très fort, mais on méritait de l’emporter, on a loupé trois, quatre buts... On avait gagné tous nos matchs, et cette finale, c’était un peu comme aller à Rome sans voir le pape. Mais bon, il faut savoir accepter la victoire et la défaite dans le foot.

« En 2009, j’ai été élu dans le onze all-time et même fini sur les bières produites spécialement pour l’occasion ! »

C’est Tabárez qui remplace Capello en 1996, ça n'a pas été une réussite.
Une personne humainement splendide, il y en a peu comme lui, surtout dans le monde du foot, il me rappelait Bagnoli. Néanmoins, son erreur a été de dicter une loi qui ne pouvait pas fonctionner au Milan. Avant même le premier entraînement, il a annoncé ouvertement les onze titulaires et les deux remplaçants, or, il y avait 25 joueurs dans l’effectif ! Vous pouvez le penser, mais le dire non, ça a déstabilisé le groupe et la qualité des entraînements a logiquement baissé. Ceux qui étaient certains de jouer s’économisaient alors qu’auparavant, notre force était justement de savoir que tes concurrents auraient tout fait pour te prendre ta place. Sacchi a été rappelé, mais la saison avait trop mal commencé pour être redressée.

D'ailleurs, vous êtes plutôt Sacchi ou Capello ?
Le premier a construit des bases très solides avec la philosophie que l'on connaît, le second les a consolidées. Il était plus dans la gestion, cela se voyait qu'il avait été footballeur de haut niveau et il savait quand il fallait relâcher la pression.


Vous étiez souvent convoqué en Nazionale (vingt sélections, deux buts) dans la première partie des années 90, à tel point que vous êtes décisif pour la qualif de l’Italie au Mondial 94.
J’ai été quasiment tout le temps titulaire en marquant deux buts importants, dont celui effectivement décisif contre la Suisse. Malheureusement, je me blesse quelques mois avant la World Cup. C’est un peu le tournant de ma carrière, si j’y vais, avec l’exposition, la visibilité, et une chance d’être titulaire, puisque Berti a finalement joué à mon poste, ça peut m’ouvrir d’autres portes.

Ce sera finalement celles de Derby County, où vous évoluez de 1997 à 2001.
On joue à Udine avec le Milan, le manager Jim Smith vient me voir au stade et je suis le meilleur sur le terrain. Ce n’était pas un club de renom, mais il avait une longue histoire. Juste au début, les joueurs qui devaient penser le jeu couraient comme des porteurs d'eau et inversement, j’ai alors dit au coach : « Pardon, mais là faut inverser, sinon ça va être compliqué. » Il me met au milieu et c’est le tournant. Il me demande également mon avis sur Ciccio Baiano, que je lui conseille de recruter de suite. On s’est vraiment amusé et les supporters aussi, ils considèrent d'ailleurs cette période comme la meilleure de l’histoire récente (deux neuvièmes places, ndlr). En 2009, j’ai été élu dans le onze all-time et même fini sur les bières produites spécialement pour l’occasion !



Propos recueillis par Valentin Pauluzzi
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