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Stefan Babovic, le « et si » des Balkans

L'été dernier, Adryan débarquait au FC Nantes avec le surnom discret de « nouveau Zico » . Les Canaris auraient dû se méfier. En décembre 2007, ils avaient déjà ouvert leurs portes au Serbe Stefan Babović, alors sobrement présenté comme « le Messi des Balkans » . Résultat, une galère qui durera une saison et demie, et qui restera comme l'un des plus gros fours d'un mercato hivernal.

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Le passage au XXIe siècle a été un tournant compliqué à négocier pour quelques popstars, quelques tendances vestimentaires, et pour le FC Nantes. La décennie avait pourtant commencé par le magnifique titre de 2001, avant la rapide descente aux enfers qui a conduit en 2007 à la première relégation des Jaune & Vert en près d'un demi-siècle. Lors de cet été, il fait donc très chaud sur les rives de l'Erdre. Le mercato est dantesque, 18 départs, et l'ancien médecin Luc Dayan opte pour la présidence éclair en s'asseyant sur le trône en juin, pour en partir en juillet, et laisser sa place à Waldemar Kita. Quelques mois plus tard, après un bon début de saison en Ligue 2, la planète canari a encore beaucoup à demander au père Noël, à commencer par de la stabilité. Christian Larièpe, directeur sportif du FC Nantes, s'envole alors faire son marché à Belgrade et ramène deux jeunots dans son caddie : Filip Djordjevic, 17 ans, et surtout Stefan Babović, 20 ans, annoncé comme un crack. Larièpe revient sur son erreur de jugement : « Filip était un pari sur l'avenir, mais Stefan devait être prêt à jouer avec nous. (…) J'avais des craintes pour l'intégration de Filip, alors que pour Stefan, je pensais que ça serait facile. » Car si Djordjevic n'est encore qu'un gamin prometteur, Babović est censé en avoir déjà sous le capot. Fils d'un richissime homme d'affaires serbe, capitaine de l'équipe de Serbie espoir, capable de jouer milieu offensif ou attaquant, au milieu ou sur les ailes, pisté par des clubs de Liga et de BuLi, il a finalement jeté son dévolu sur les Nantais. Les Jaune & Vert peuvent rougir de plaisir, ils viennent d'attirer dans leurs filets un homme surnommé chez lui « le Messi des Balkans » .

L'enfant gâté


Son transfert pour 2,5 millions d'euros devient vite le symbole de l'ambition retrouvée du FC Nantes. Séduit par le discours du président Kita et par le plan de carrière qui lui était proposé, Stefan Babović arrive à la Beaujoire plein de bonnes intentions. Rémi Maréval, qui avait rejoint le vestiaire nantais quelques mois plus tôt, se souvient : « Il a vite fait des efforts énormes pour apprendre à parler français. Au départ, son intégration s'est bien passée. » Côté terrain, Maréval est tout aussi impressionné : « Techniquement, c'est un super joueur. Il avait ce petit truc qui fait qu'à tout moment, il pouvait débloquer un match. » David Phelippeau, journaliste à 20 Minutes Nantes, a eu la même impression : « Lors de son premier match, on se dit qu'il est plutôt pas mal, et qu'il a du ballon. » Le Serbe court pourtant à la catastrophe, et ne marquera même pas un but lors de la saison et demie qu'il passera à Nantes. Et ce n'est pas faute de l'avoir fait jouer, un peu trop même pour certains joueurs, qui ont vite accusé Babović d'avoir un traitement de faveur et d'être le chouchou de Kita. Des allégations balayées par Christian Larièpe : « On n'était pas forcément plus tolérants avec Stefan. Le président faisait son métier pour l'intégrer. » En outre, l'équipe se porte bien et remonte en Ligue 1 à la fin de la saison 2007-2008. Mais la confiance quasi aveugle du staff nantais en Babović malgré ses mauvaises performances, le fait qu'il soit fils de millionnaire et son manque de professionnalisme évident l'envoient très rapidement dans la catégorie des pourris gâtés. Et son comportement ne fera que faire chuter sa cote de popularité.

Une série B venue de Serbie


Insipide sur le terrain, Babović peut même devenir agaçant en dehors. David Phelippeau de 20 Minutes se rappelle un homme « qui se faufilait sur le parking pour éviter les journalistes » . D'autres médias nantais ont, eux, le souvenir de lapins posés par le joueur, ne se présentant même pas pour l'interview. À l'animateur d'une radio locale, Babović a ainsi expliqué qu'il n'a pas pu lui répondre de la soirée, car il était aux toilettes sans son téléphone... « Il avait un comportement de starlette » , reconnaît Christian Larièpe, qui ajoute toutefois « mais c'était vite rattrapable » . Mais l'incident survenu dans les vestiaires avec Djamel Abdoun en août 2008 est de ceux qui ne passent pas. Après un entraînement passé à se chercher, les deux hommes se retrouvent dans les vestiaires de la Jonelière. Alors qu'Abdoun est assis pour faire ses lacets, Babović lui envoie un coup de pied dans le visage, sans prévenir. Abdoun est assommé. « Après ça, il a bouffé à la paille pendant 3 mois » précise David Phelippeau. Le séjour de Babović à Nantes vient d'atteindre un point de non-retour. « On l'a récupéré in extremis à Paris. Il ne voulait plus entendre parler de jouer avec nous » , rapporte Larièpe. Dans l'effectif, même rupture, comme en témoigne Rémi Maréval : « Après l'incident avec Abdoun, c'est pas facile de rester quand on a une partie du vestiaire à dos. »


Une greffe ratée


À partir de là, Babović lâche prise et devient ingérable. Au mois de septembre, il oublie carrément son sac avant de monter dans l'avion pour Bordeaux et joue le match avec des cartons en guise de protège-tibias. Convoqué avec l'équipe réserve quelques mois plus tard, il ne se pointe même pas et rend fou son coach, Élie Baup. Il ne marque toujours pas, mange mal et ne se défait pas de l'étiquette « fils de riche et enfant chéri du président » . Christian Larièpe pense aujourd'hui que « ça aurait dû être un avantage pour lui d'avoir une situation familiale stable. (…) Son père lui mettait tout à disposition pour réussir, et ce qui aurait dû lui servir lui a desservi. » Babović se révèle être un garçon sans doute très talentueux, mais trop sensible et trop peu téméraire pour encaisser les exigences du sport professionnel. Larièpe poursuit son analyse, cette fois-ci sur les pépites en provenance des pays de l'Est en général : « Là-bas, ils sont mis sur un piédestal. Et quand ils arrivent pour jouer en Europe, ils pensent que le talent va suffire. » Filip Djordjevic connaît pourtant une progression éclair, et devient l'un des hommes forts du club. À l'été 2009, Babović fait un premier pas hors de Nantes en rejoignant Rotterdam en prêt. Un an plus tard, son contrat avec les Canaris est définitivement résilié et le joueur retourne dans son club formateur, le Partizan Belgrade. Une pige ratée à Saragosse plus tard, le voilà au Voždovac Belgrade où il joue encore actuellement, après avoir perdu toute chance de reporter un jour le maillot de la sélection nationale. Et huit ans après s'être planté sur l'homme, Christian Larièpe peut enfin juger Babović : « C'est un garçon qui, très objectivement, a raté sa carrière. » Et cette fois, sans risquer de se tromper.

Par Alexandre Doskov
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