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Stadio Olimpico : la fin des barrières ?

Les barrières divisant les virages du Stadio Olimpico de Rome depuis près de deux ans sont proches d’être démontées. Par protestation, les tifosi de l’AS Roma et de la Lazio en avaient même déserté le stade. Une réunion mardi au ministère de l’Intérieur italien avec les dirigeants de deux clubs pourrait aller dans ce sens.

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Après presque deux ans de polémiques et d’une bataille acharnée menée par les supporters, les barrières érigées en plein milieu des virages du Stadio Olimpico de Rome n’ont jamais été aussi proches d’être enlevées. Le quotidien romain Il Corriere dello Sport révèle qu’une réunion se déroulera mardi au Palais du Viminal, le ministère de l’Intérieur italien, en présence des dirigeants de la Roma et de la Lazio. Nous sommes en juillet 2015 lorsque la décision du préfet de Rome de l’époque, Franco Gabrielli tombe. Les Curva Nord et Sud, les secteurs des tifosi biancocelesti et giallorossi les plus actifs, vont être amputées de quelques sièges et divisés par des barrières au milieu des escaliers. Les habitués de ces virages expriment leur vive colère. Les campagnes d’abonnements sont déjà bien amorcées, à un mois de la reprise de la Serie A, occasionnant des problèmes logistiques. Certaines places réservées ont été supprimées et des amis se voient séparés par un mur de plexiglas. Le manque de réactivité et de sérieux du service après-vente des clubs oblige les supporters à s’organiser d’eux-mêmes en revendant leur place sur des groupes Facebook.


Surtout, le caractère inopiné et injustifié de la nouvelle rend fous de rage les tifosi. Un « motif de sécurité » est invoqué par Gabrielli. Or, aucun antécédent récent au sein de ces virages ne légitime une telle mesure. La décision est pourtant prise par le biais de quelques têtes pensantes sans même concertation auprès de la Roma et de la Lazio. L’Italie se trouve dans un contexte global de répression accrue, un an après la mort du supporter napolitain Ciro Esposito en marge de la finale de Coupe d’Italie Naples-Fiorentina. Si l’apparition de ces barrières peut sembler futile, elle sonne comme une véritable catastrophe pour les ultras. Outre «  l’acharnement » dont ils s’estiment victimes, ce mur entrave les animations et l’ambiance générale déjà restreinte par la piste d’athlétisme. C’est ainsi que, tant du côté des ultras de la Curva Nord que de la Curva Sud, un douloureux boycott des rencontres à domicile s’installe dans le but de faire céder les autorités. Histoire d’achever le ridicule, de simples cordons de stewards séparent les tifosi les premiers matchs, le temps des travaux. Ces séparations sont d’ailleurs enlevées lors des soirées européennes car non conformes aux normes de l’UEFA. Preuve de leur inutilité si ce n’est pour gêner la vision du terrain de certains spectateurs.

Des derbys désertés


La contestation a fini par se durcir au fil du temps, que ce soit côté romanista ou laziale. Et de s’étendre, également à cause de résultats sportifs décevants, au-delà des franges de chaque virage. La crise est profonde. Le Stadio Olimpico et ses travées vides font peine à voir. Quatre mois après le début de la contestation, le derby romain sera lui aussi sacrifié par les ultras. Cet événement qui avait autrefois la capacité de paralyser la capitale transalpine ne rassemble qu’un peu plus de 20 000 spectateurs comparé aux 60 000 quelques années plus tôt. Le noyau dur des supporters de la Lazio se rassemblera à Formello devant un écran, tandis que celui de la Roma l’imitera à Campo Testaccio, son quartier historique, où il y aura plus d’ambiance qu’au stade.


Devant ce triste spectacle, la pression se multiplie autour du préfet et de l’autoritaire ministre de l’Intérieur Angelino Alfano (centre-droit). L’opinion, les clubs, lésés financièrement, et le président du Comité olympique italien (CONI) Giovanni Malagò réclament une marche arrière. Le derby retour sera du même acabit malgré une réunion au sommet sur la question. Franco Gabrielli affirme que ces barrières seront enlevées si « les tifosi se comportent de manière irréprochable » sans plus de précision. La préfète Paola Basilone, qui héritera du poste, se positionne sur la même ligne, laissant peu d’espoirs.

Spalletti en VRP des tifosi


L’été 2016 voit alors une fracture entre Giallorossi et Biancocelesti, jusqu’ici solidaires dans la grève. Les ultras de la Curva Nord de la Lazio, de peur de voir la passion et leur groupe s’éteindre définitivement, décident de revenir à l’Olimpico en dépit des barrières. Un choix contesté y compris entre Laziali et évidemment décrié par les Romanisti. Ils ont donc pu assister à la défaite (2-0) de leur équipe dans le derby début décembre. Cependant, le véritable événement important se produit dans la foulée et se veut d’ordre politique. Le Premier ministre italien Matteo Renzi démissionne, laissant place à un nouveau gouvernement. Luca Lotti est nommé ministre des Sports. À seulement trente-quatre ans, il est le principal instigateur de ce possible revirement.


Passionné de foot, Luca Lotti est sensibilisé à la problématique par Luciano Spalletti, originaire de Toscane comme lui. L’entraîneur de l’AS Roma se lasse de voir son équipe jouer dans un véritable cimetière. Le sujet est donc pris à bras-le-corps par Lotti à peine deux mois après sa nomination. Un proche du dossier nous indique que le probable départ de Niccolò D'Angelo, chef de la préfecture de police de Rome partisan des barrières, contribuerait d’autant plus à ce revirement. Il serait question de démonter les séparations dans le courant du mois en cas d’issue positive. « C’est un pas important et j’espère que ce sera fait. Cette décision peut amener les tifosi à revenir en Curva Sud, abandonnée maintenant depuis deux ans, tant à cause des barrières que pour les amendes en cas de changement de place (pendant le match, ndlr). En plus évidemment de la grève des supporters, ça a beaucoup aidé que tant la Roma que les politiques expriment leur opposition aux barrières » , confirme à So Foot l’avocat de supporters Lorenzo Contucci. En revanche, le ministre des Sports devrait signifier aux tifosi qu’en cas de débordements, ces barrières pourraient faire leur retour en virages. Les Romanisti de la Curva Sud, dont le retour peut aussi être conditionné à la fin d’amendes pour les changements de place et censure de banderoles, vont sans doute s’enorgueillirent du rôle-clef de leur entraîneur dans la probable victoire de ce long combat. Comme celui de n’avoir jamais abdiqué leur grève, au nom de la «  cohérence et mentalité » , principes chers aux ultras. Au contraire de leurs meilleurs ennemis. Un autre motif pour se chambrer aux prochains derbys.

Par Adrien Verrecchia Propos de Lorenzo Contucci recueillis par AV
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