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Stade rennais : la défaite de trop ?

« … et à la fin, c’est Rennes qui perd. » Voici donc comment se termine chaque fois une pièce avec la formation bretonne au générique. Celle qui s’est jouée samedi au Stade de France face au voisin guingampais n’a pas dérogé à la règle, avec une innovation de la part des acteurs rennais : ils ont fait acte de présence sur scène, mais ont carrément oublié de jouer ! Comment réagit leur public après cette vilaine prestation ? Entre colère, détresse et incompréhension face à ce qui ressemble de plus en plus à un club maudit.

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Le match de samedi : « le supplice de Tantale »

« Être supporter rennais, c’est un sacerdoce. On aime profondément ce club, et pourtant on n’en retire quasiment que de la souffrance. » Ainsi parle Sylvain, supporter de longue date et rédacteur de Stade rennais Online, la principale communauté de fans sur Internet. Pour caractériser cette nouvelle désillusion, il évoque « le supplice de Tantale » , qui consiste à présenter à un homme soumis à la torture la nourriture dont il a besoin et à l'enlever au moment où il est près de se servir. Comme en 2009 déjà face à Guingamp, comme l’an dernier en Coupe de la Ligue face à Saint-Étienne, le public rouge et noir s’est déplacé en nombre au Stade de France, espérant follement décrocher ce titre qui lui échappe depuis tant d’années. Et comme d’habitude, c’est la frustration qui l’a emporté. « La clé du match, c'était de répondre en imposant notre rythme, en mettant de l'intensité et en profitant de notre surnombre au milieu, analyse Sylvain. Sauf que Konradsen, Makoun et Doucouré ont été parfaitement pris par les Guingampais et qu'on a été incapables de répondre dans l'engagement, de se sortir de cette situation. Ce qui est désespérant, c'est que c'était déjà le cas lors des deux matchs de championnat (deux défaites 0-2). Comme si Montanier n'avait jamais trouvé la clé pour répondre à Gourvennec.  » Bastien, autre supporter actif sur les réseaux sociaux, poursuit : « Comme tous les Rennais, j’ai fait le deuil dès la première mi-temps. Si l’on était rentré au vestiaire à 0-0, c’était jouable. À 1-0, c’était déjà impossible ; à 2-0 au retour des vestiaires, c’était fini. Je crois que le sentiment prédominant est la résignation. Ça tombe bien, c’est aussi ce que les joueurs rennais ont montré dès le début du match. »

De la résignation, c’est aussi ce que ressent Fabrice, du site Rouge Mémoire, mais ce n’est pas le seul sentiment qu’il exprime. « Il y a de la honte et de l’incompréhension aussi. Une honte liée à la prestation proposée samedi. Perdre une finale sans défendre ses chances, sans révolte et sans envie, c'est le pire scénario proposé à un supporter. Pour ce qui est de l'incompréhension, comment expliquer que plus on enchaîne les expériences en finale, plus on les aborde mal ? On pensait que les douloureuses expériences du passé serviraient pour construire l'avenir. Et bien non ! Le Stade rennais accumule les expériences pour produire pire encore. Dans l'avant-match, on avait un peu le sentiment de dernière chance. Et au final, ça casse ! Ça casse un processus de réconciliation entre le public et son équipe, ça casse aussi une énième opportunité pour le club de changer de dimension.  » Et de lâcher cette si collante étiquette de loser

Les coupables : Montanier garde l’impunité (pour l’instant)

Le pire pour les supporters rennais samedi a été d’assister à la faillite collective de l’équipe, incapable d’élever son niveau de jeu à hauteur de l’enjeu. Non seulement elle n’a pas gagné face à ce qui s’apparente de plus en plus comme sa bête noire voisine, l’EAG, mais elle n’a même pas essayé de gagner. Un engagement minime, pas d’esprit de révolte, peu de construction… Même les individualités censées pouvoir faire la différence offensivement ont semblé aspirées dans le siphon de l’inéluctable défaite. Face à ce constat, deux points de vue peuvent s’envisager : ou bien l’équipe n’a pas réussi à se mettre mentalement en condition pour jouer une finale – c’est notamment ce qu’a déclaré Kana-Biyik après-match – ou bien ils ont été paralysés par la pression, alors que les supporters s’étaient présentés en nombre au dernier entraînement à La Piverdière avant le départ pour Saint-Denis. « La pression, ils doivent pourtant savoir la gérer, s’agace Bastien. C’est aussi ça, leur boulot. La première chose qu’un joueur devrait apprendre en arrivant à Rennes est la mesure des attentes des supporters. Si le soutien des fans à l’entraînement suffit à leur faire perdre leurs moyens, c’est qu’il y a un gros problème dans la préparation mentale. Si les leaders ont les pieds qui tremblent, comment veux-tu que de jeunes joueurs comme Moreira, Konradsen ou Doucouré jouent sereinement ? »

Bousculé par des supporters en colère à la reprise de l’entraînement lundi, le groupe rennais termine encore sa saison d’une bien vilaine manière, alors que le staff à sa tête a pourtant changé. De quoi remettre aussi en cause la méthode de celui qui a été élu meilleur entraîneur de Liga la saison dernière avec la Real Sociedad ? Non, estime Sylvain, en tout cas pas tout de suite : « Je pense que Montanier aura encore une immunité pendant quelques mois, parce qu'on savait à l'avance qu'il avait besoin de temps, et qu'il y a eu énormément de changements dans l'effectif en l'espace de quelques mois. Si la saison 2014-2015 est aussi compliquée que celle-ci, par contre, ça risque d'être difficile pour lui. » Le coup de pression et l’impatience sont les mêmes chez Fabrice : « Les changements sont intervenus dans l'urgence l'été dernier avec le départ d'Antonetti et celui plus tardif de Dréossi. Avec ces douze mois écoulés pour bien préparer les choses, le prochain recrutement de Jean-Luc Buisine répondra au cahier des charges fixé par Montanier. Il aura le groupe qu'il a désiré de A à Z et devra donc confirmer que sa deuxième saison dans un club est toujours sa meilleure. »


Assurer le maintien, puis changer les mentalités

Pour assurer le maintien, un point devrait suffire au Stade rennais alors qu’il lui reste trois matchs à disputer. Même en jouant le premier au Parc ce soir face à un PSG qui veut fêter le titre, même en ayant la tête dans la lunette des toilettes, ça devrait pouvoir se faire. Si c’est le cas, reste ensuite à voir ce qu’il y a à changer pour apprendre à gagner. Pour Bastien, le chantier est énorme : «  Tu peux repeindre la coque de ton bateau tant que tu voudras, si elle est bouffée par la rouille, tu continueras à prendre l’eau régulièrement. Ce club est mou du genou, c’est dans son ADN. Le fait de n’avoir eu aucun objectif clairement défini depuis le milieu des années 90 n’aide pas non plus à se surpasser. On ne joue pas la promotion, rarement le maintien, on ne joue pas le titre, pas vraiment l’Europe et si on fait un bon parcours en Coupe, c’est bien. Ce club manque d’objectifs chiffrés et de pression à tous les étages.  » Fabrice évoque une cascade de maladresses ayant conduit à cette nouvelle faillite collective : « La direction qui communique sur une possible qualification en Ligue Europa avant même que l'EAG ne joue sa demi-finale, des supporters qui fêtent la qualification pour la finale comme une victoire finale, des joueurs qui ne prennent pas la dimension de l'événement même avec 2000 supporters pour le dernier entraînement public et enfin un staff technique et son coach qui annoncent en avant-match que l'on ne court pas après les trophées… Au final, la sanction est logique. On prévoit des T-shirts de la victoire, un bus impérial et son trajet... On oublie les fondamentaux. À Guingamp, tout est fait à l’arrache, mais ça sourit : on pousse les joueurs jusqu'au stade et, ensuite, on verra bien si on organise une fiesta. Un raisonnement plus pertinent au final. »

La comparaison avec le voisin breton fait mal, mais est nécessaire aussi selon Sylvain, à qui revient la conclusion : « Guingamp a dans son ADN le fait d'être une équipe de coupe, de se battre pour atteindre ses objectifs, de se dire que sur un match, il peut battre n'importe qui. Nous, depuis des années, on est une équipe de championnat qui obtient des résultats sur la durée. Le problème, c'est qu'il y a 0,0001 % de chances qu'on soit champion de France dans les prochaines années, et que les supporters n'attendent qu'une chose, une victoire en coupe. Alors certains dans l'équipe dirigeante du club doivent dégonfler un peu et arrêter de prendre le Stade rennais pour ce qu'il n'est pas. Il faut que le club s'ouvre à plus de proximité avec ses supporters, retrouve plus d'humilité, et en imprègne les joueurs.  »

Par Régis Delanoë, à Rennes
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