Splash Wave : « Un entraîneur espagnol au Bayern, ça sent le camouflet »

Alex et Cyril, les deux mecs qui composent Splash Wave, n'ont pas peur de le dire : la lose, c'est pour eux. Avec Rennes et Boulogne, surtout. Avec le Bayern, parfois. À côté de ça, le duo oscille entre théorie du complot hispano-allemand, ce malpoli de Ribéry et le Brest Armorique de François Yvinec.

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Quel est votre rapport au foot ?
Cyril : Plus ou moins supporter du Stade rennais. J'étais allé voir plusieurs de leurs matchs en Europa League : contre l’Étoile rouge de Belgrade, contre le Metalist Kharkiv... Bon, contre le Celtic, l'Udinese et l'Atlético, j'avais pas assez d'argent, donc j'y suis pas allé. Depuis que j'y ai emménagé il y a quatre ans, je trouve que ce club me sied bien. Ce sont des gros losers, donc c'est pas mal pour moi ! (rires) Sur tous mes bulletins scolaires, j'avais des trucs du genre : « Du potentiel, mais manque de concrétisation. » Comme disait Le Klub des Loosers : « J'avais déjà ce style étant enfant. » Et ça, c'est totalement Rennes. Dans les grands moments, il manque toujours un truc. Après, j'adore le Bayern Munich. Donc une semaine assez difficile pour moi... (l'interview a été réalisée après la défaite du Bayern en Ligue des champions et la défaite de Rennes en Coupe de France, ndlr). Je me rappelle que quand j'étais gamin, on était assez fans de Brest avec mon père. C'était la période de François Yvinec et si tu regardes l'équipe du PSG qui gagne le championnat en 1994 et la Coupe des coupes en 1996, c'est une bonne partie de l'équipe du Stade brestois. Enfin, du Brest Armorique FC : Le Guen, Guérin, Ginola, Colleter, Lama, etc. Un bon socle. Donc on était assez fiers. Du coup, les récents derbys bretons Brest-Rennes en Ligue 1, j'étais content. Je suis allé voir le derby contre Nantes, aussi. Ils se sont fait tôler, comme d'habitude. Mais contre Nantes, ça fait chier. Donc j'ai un peu arrêté d'aller au stade et j'ai lâché beIN, là.
Alex : Moi, il n'y a pas vraiment d'équipe que j'affectionne en Ligue 1. Par contre, j'ai suivi en 2009-10 parce que Boulogne était monté. Ça n'a pas fait long feu, mais ça faisait plaisir d'aller voir des gros matchs au stade de la Libération, même si on perdait tout le temps. Il faut savoir que le stade de la Libération est minuscule. J'allais y faire mon EPS au collège et au lycée, donc voir le PSG jouer là, c'est assez drôle. La veille, t'étais en train de faire du saut en longueur dans le bac à sable... Cette saison, c'était très simple : quand Grégory Thil s'est blessé, on n'a plus rien fait... Il était cool, Thil. Il y avait Damien Marcq, aussi. On a eu plein de mecs sous-estimés dans ce club. Même Mustapha Yatabaré est passé par ici.

Votre meilleur souvenir de foot ?
Cyril : J'aurais envie de te dire comme tout le monde : France 98. Mais France-Italie en 2000, c'est pas mal, quand même. Parce que là, on a du suspense, t'as un truc un peu chelou qui se passe avec le but de Wiltord. Tu le voyais pas venir. Ce genre d'événement, tu pries à tous les matchs pour que ça arrive tout en sachant que ça n'arrive quasiment jamais. Et là, c'est arrivé. C'est aussi les circonstances dans lesquelles le Bayern a perdu en 1999 contre Manchester United. C'était chaud pour moi... J'avais ma petite trousse du Bayern et je me faisais chambrer par tous les mecs de ma classe, fans de Manchester avec le maillot floqué Cantona.

OK donc, maintenant, on sait pourquoi t'es fan du Bayern. T'avais une trousse...
Cyril : Non, je ne sais pas trop pourquoi, mais je fais des fixettes par moment. Avant, j'étais fan de Paul Ince, mais je ne saurais pas te dire pourquoi ! (rires) Après, l'Allemagne, c'est une histoire de famille, un truc un peu plus intime. C'est peut-être aussi parce qu'il y avait Lizarazu à l'époque, Papin avant.
Alex : Moi, en tout cas, c'est pas pour Ribéry ! Même si je suis boulonnais.
Cyril : Ouais, moi non plus. Pourtant, il a joué au Stade brestois.

Il vous a fait quoi, Ribéry ?
Alex : Il a fait un doigt à ma marraine ! (rires) Ses enfants étaient fans de lui et quand elle l'a croisé dans la rue en bagnole, elle a klaxonné. En retour, il lui a fait un gros fuck !
Cyril : Pour revenir au Bayern, j'aime bien l'esthétique allemande. La coupe mulet, c'est quand même très classe ! (rires) Et puis les Allemands ont toujours eu les plus beaux maillots... Je suis assez superficiel, comme gars. J'ai une théorie concernant le Bayern actuel. Enfin, Guardiola. Je pense que c'est un complot sur le foot allemand. Il a été envoyé là-bas pour torpiller l'Allemagne avant la Coupe du monde et que l'Espagne fasse son double-double. Il essaie de changer la physionomie de jeu du Bayern, les mecs s'y retrouvent pas et ils se font latter par le Real. Tout ça pour installer le doute avant la Coupe du monde.

Si on accorde du crédit à ta théorie, c'est quand même le Bayern qui est venu chercher Guardiola. Pas l'inverse.
Cyril : C'est à cause d'un complexe que les Allemands ont de ne pas produire du beau jeu. Là, ils avaient le meilleur entraîneur du monde – tout du moins, celui qui produit le plus beau jeu – à disposition et ils ont voulu faire taire les critiques. Finalement, c'est pas la bonne philosophie. Il a fallu attendre combien de temps pour que Kroos tire au but et joue comme il sait le faire, à l'allemande avec des grosses patates ?

La sélection allemande ne joue plus comme ça depuis plusieurs années, il me semble.
Cyril :C'est vrai. Mais je sais pas, je suis pas confiant pour l'équipe d'Allemagne. Le Bayern reste la racine de la Mannschaft. Franz Beckenbauer, il en peut plus, là... Bon après, ils sont Rekordmeister, mais c'est facile de survoler le championnat quand t'as une équipe comme ça. Il y a un truc pas clair. Déjà, un entraîneur espagnol au Bayern, ça sent le camouflet... T'as déjà vu un entraîneur allemand en Espagne, toi ?

Ouais, Bernd Schuster, au Real Madrid durant la saison 2007-2008, notamment.
Alex : C'était un complot aussi !
Cyril : Merde, ça tient plus debout ! (rires) Bon ben, il me reste plus qu'à envoyer une spéciale dédicace à Marianne Mako si elle nous lit. Merci.


Le Facebook de Splash Wave
L'album Guilty of Being Rad de Splash Wave est sorti le 15 janvier 2014 chez Spiral Jetta Recordings


Matthieu Rostac
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Cette mode de la lose

Pourtant j'aime bien ce que fait Orelsan avec son pote. Époque où on n'assume peu, dommage.

Et laissez Frankikie tranquille vous voulez le mondial ou pas ?
putin, mais c'est qui eux?
Ouaaaaaiiss une des rares bonnes itw dans cette catégorie. Cette fois vous avez trouvé des vrais fans de foot et pas de mecs qui fréquente le parc depuis qu'il y a les Qataris et qui adulent Zlatan.
Message posté par midgar
Ouaaaaaiiss une des rares bonnes itw dans cette catégorie. Cette fois vous avez trouvé des vrais fans de foot et pas de mecs qui fréquente le parc depuis qu'il y a les Qataris et qui adulent Zlatan.


A la fois, ne pas connaître d'entraineur allemand ayant entraîné une équipe espagnole...

Cela dit c'est sûr que c'est pas les pires qu'on ait eus.
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