Liga - J19 - Real Majorque/Real Madrid

Special One, Season Two

C’est la seconde saison de José Mourinho entraîne le Real. Et la seconde saison, il est coutume de dire que les équipes du Mou sont toujours meilleures…
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Special One, Season Two
Special One, Season Two
L’adage veut donc que les formations entraînées par José Mourinho sont plus performantes lors de leur seconde année de mandat portugais. Cette saison, en Liga-a-a, après dix-sept journées, le Real est premier avec 43 points. L’an dernier, il était second, avec 42 points. Par rapport à l’an dernier à la même période, le principal mérite du Real est de ne pas avoir encaissé de manita de la part de son grand pote catalan. Autrement, un Realinho chasse l’autre…

Moins de doigt dans l'oeil

Mais, malheureusement pour les opticiens, il n’y a pas que les stats dans la vie. Et quelques observations peuvent permettre de voir où sont les améliorations de ce Real, et dans quelle mesure elles sont inhérentes à son Special One d’entraîneur. Premièrement, c’est con mais ça joue: le Real peut compter sur plus de joueurs que l’an dernier. Sont arrivés cet été à la maison blanche Nuri Sahin, Hamit Altintop, Raphaël Varane, et Fabio Coentrao. Sont sortis du loft Dudek, Adebayor, Garay, Pedro Leon, Canales et Gago. L’effectif demeure donc toujours aussi pléthorique, mais Coentrao a tout d’un titulaire en puissance, quand un Gago ne jouait plus. Surtout, de la même façon qu’un Ribéry pourrait être considéré comme un immigré de l’intérieur, le Real a recruté en interne. Lassana Diarra joue plus, et mieux. Et Karim Benzema est tout simplement devenu, arguablement, le meilleur joueur de Madrid. Pour preuve, son but, celui de la qualif’, juste après son entrée en jeu contre Malaga (un Malaga d’un remarquable Jérémy Toulalan qui, s’il continue à récupérer tous les ballons au milieu de la Liga pourrait bien finir, par exemple, au Real).

Mourinho peut donc compter sur plus d’éléments, à la fois grâce au recrutement, mais également à son travail de fond sur certains. Logiquement, qui dit plus de joueurs dit plus de possibilités, donc plus de schémas tactique. Bingo. Si le Real passe toujours le plus clair de son temps en 4231, il a quelque fois sorti un 433, notamment quand le temps se fait plus rugueux. Mais les améliorations ne sont pas tellement tactiques, elles sont surtout morales. L’entente semble meilleure au sein du groupe ; le Mou moins dispersé, dissipé, discuté dans la presse. Moins de doigt dans l’oeil, moins de déclarations chocs, plus de sérénité, plus d’habitudes aussi, la deuxième saison du José Mourinho est toujours moins tumultueuse. L’effet de surprise et la découverte d’un nouvel environnement passée, la situation est forcément plus cool pour un homme qui a pour principe l’idiosyncrasie.

Le Real a trois points faibles

Ensuite, les dernières améliorations possibles pour le Real résident dans ses actuels points faibles. Ils sont trois. Trois points. Arbeloa, qui a trouvé le moyen de se faire exclure et de relancer Malaga, un exemple parmi d’autres de sa médiocrité; Kaka, qui n’en finit plus de se faire sortir à la mi-temps, un exemple parmi d’autres de sa décadence ; et Cristiano Ronaldo, qui n’en finit plus d’être frustré, un exemple parmi d’autre de son irascibilité. Pour le premier, la solution se nomme le banc. Pour le second, sa classe toute merengue semble vouée à devoir rester à tout jamais un fantasme. Pour le troisième, le simple souvenir de sa gueule au moment de son but contre Getafe suffit à comprendre sa frustration. Ombre de Messi, psychothérapie, théorème de Nadal, tout ça tout ça, on conseillera simplement au Christ’ de continuer à tirer ses coups, le reste suivra. Une remarque, ensuite, histoire de lui remonter le moral. Si le petit Argentin vient de remporter son troisième ballon d’or, le grand Portugais reste, paradoxalement, le joueur à prendre si l’on ne devait en choisir qu’un pour joueur avec dix charlots et espérer remporter des matchs de football. Ronaldo semble avoir moins besoin que Messi d’un collectif, d’un certain niveau de jeu, d’une certaine philosophie de foot pour performer. Non, il ne permettra certainement jamais au Portugal de remporter la Coupe du Monde, mais en championnat guesh’, qu’est-ce qu’il régalerait…

Mais surtout, surtout, la plus belle performance de ce Real-de-José-saison-deux, c’est d’avoir resserré l’écart avec son nemesis, le FC Barcelone. Car, quoiqu’en disent certains fans catalans, la différence entre les deux institutions se fait de moins en moins grande. La preuve : les membres du clan barcelonais ne veulent pas l’admettre. Certes, l’écart est toujours significatif, mais entre un 6-2 et un 3-1, il y’a quand même une différence. D’ailleurs, lors du dernier classico, le Real de Madrid aurait pu, aurait du avoir deux buts d’avance si CR48 n’avait pas bouffé la feuille. Et ça tombe bien, un nouveau classico s’annonce en Coupe d’Espagne et il y a fort à parier que ces deux équipes se retrouveront en Champion’s. À ce moment-là, on verra alors si la deuxième saison du Realinho est meilleure que la première… Dans les séries US, on vante souvent les mérites de la troisième.

Par Simon Capelli-Welter



Seuls les 10 derniers commentaires sont affichés  Voir tous les commentaires (21)
 
  • MacCoach
    14/01 à 14:56
    + -
     
    Quelle mauvaise plume et quel article de ----- : des fautes de frappe, des lieux commun à la pelle, presque pas de fond, un style voulu branché et des tournures approximatives .
    Ca pue la suffisance et la prétention .

    D'habitude je m'en fous du style, mais là, stop!
  • mario
    14/01 à 15:04
    + -
     
    Le duel Messi/CR (et au delà, le duel Barça/Real) prouve une chose: mieux vaut avoir une cantera efficace, une philosophie collective du foot, pour gagner des titres.

    C'est le B-A-BA de ce sport.

    Le Real retrouvera sa splendeur quand il retrouvera une politique de formation digne de ce nom.

    En gros, on vire les mégalos (Valentino surtout!) et on bosse!
  • Muforever
    14/01 à 16:12
    + -
     
    La Massia sort de bon joueurs que depuis l'avenement de Guardiola. Essayer de voir une feuille de matcvh du FCB a l'epoque Riijkaard et dite moi combien de joueurs de la massai eteaient titulaires à l'epoque. Depuis que la liga existe le real a sortit beaucoup plus de bon joueurs de son centre que le FCB.
  • mario
    14/01 à 16:37
    + -
     
    MUforever, on parle de la situation actuelle (qui dure depuis une petite dizaine d'années) pas de l'histoire de la Liga.

    Dans dix ans, le Real sera peut-être au dessus du Barça.

    Quoi qu'on puisse en douter. Certaines évolutions sont irréversibles. Si un club prend le mauvais chemin, il peut s'y perdre définitivement.

    Mais bon, dans une institution telle que le Real, il y aura toujours quelqu'un pour trouver la bonne solution et ne pas laisser le club s'enfoncer irrémédiablement.
  • Hem69
    14/01 à 17:01
    + -
     
    C'est marrant, encore une fois, ce truc qui consiste à louer la formation, la "tradition" à la barcelonnaise et la mettre dos à dos avec les pratiques madrilènes actuelles. C'est pas faire un peu fi de quelques décennies d'achats oranges et en tous genres? Je dis pas que Perez est un saint, mais Calderon a fait quoi de mieux avant lui? A quand remonte la dernière CL du RM? Perez, comme son joueur que je ne nommerai pas ou son entraîneur que l'article traite, n'a-t-il pas tout simplement et encore une fois le seul tort de tomber à une époque où, finalement, il n'y a plus qu'à attendre que l'orage passe en la personne du club catalan dont on n'arrête pas de louer le sens du jeu, l'exclusivité, les meilleurs joueurs, la tradition (je rigole gentiment), etc, etc. Je n'emploierai pas de "si". Mais que font les autres grand clubs européens? Ah bon? Ils forment? Ah, autant pour moi. C'est pas comme si le RM formait lui, ahah!

    Puis, le bon chemin, ne sont-ils finalement pas entrain de le prendre avec Mourinho qui a fait en sorte de gérer tout le sportif et donc enlever les vers de la pomme, les parasites qui ne le soutenaient même pas de l'intérieur? Et qu'on ne me parle pas de classe quand il y a tunes et hypocrisie de tous les côtés.

  • mario
    14/01 à 17:42
    + -
     
    Dire que le Barça actuel s'appuie essentiellement sur la cantera, c'est un truc?

    Certains clubs n'ont que la formation (je pense à l'Ajax) et pas le blé. D'autres ont le blé et pas la formation (la plupart des grands clubs actuels dont le Real).

    Le Barça c'est l'équilibre parfait.

    Mais bon avec 80% de ses titulaires issus de la Masia, on peut affirmer qu'une des plus belles équipes de l'histoire de ce sport a été formée par le club.

    Ce qui reste un contre-exemple à l'idée dominante actuelle qui prône le mercenariat et l'individualisme.
  • tx
    14/01 à 17:46
    + -
     
    @Muforever : Puyol, Valdez, Xavi, Iniesta. Soit 4 joueurs sur 11. Ce qui était déjà supérieur au Real. Et Messi arrivait.


    Sinon, encore une fois, dire que CR7 n'a pas besoin d'une équipe derrière lui.. Alors que justement toute l'équipe joue pour qu'il foutent des butes à la pelle..
  • carrapils
    14/01 à 17:49
    + -
     
    "la situation est forcément plus cool pour un homme qui a pour principe l’idiosyncrasie." waaah, c'est moi ou ça veut rien dire ?
    Super laborieux l'article...
  • Anonyme78
    14/01 à 18:16
    + -
     
    MacCoach n'a pas tort, "arguablement" n'existe pas, c'est quoi cet anglicisme à la noix?
  • camouf57
    15/01 à 12:37
    + -
     
    @tx: Muforever a raison, seul Messi aété lancé par Rijkaard, Valdès, Xavi et Iniesta étant déjà présents sous Van Gaal