Spanish Premier League

Depuis quelque temps, la Premier League s'est amourachée des joueurs espagnols. Des artistes en quête de gloire, mais pas que. Car derrière la réussite de la Roja et les paillettes du Barça et du Real, le foot espagnol cache une autre réalité. Celle, plus douloureuse, de la crise.

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Il ne le sait sans doute pas, mais il était le seul. En 1992, à l'heure où le championnat anglais troque son nom de First Division pour celui de Premier League, Mohammed Ali Amar, plus connu sous le nom de Nayim, est l'unique joueur espagnol à fouler les près du pays de Sa Majesté. À l'époque, l'Angleterre du football toise ses homologues européens et affiche – avec un dédain assumé – cette position nombriliste. Peu d'étrangers ont le privilège de venir faire le voyage, la Premier League faisant majoritairement ses emplettes en terres voisines (Écosse, Irlande, pays de Galles, Irlande du Nord). Près de deux décennies plus tard, le nombre d'étrangers a doublé et celle-ci se veut moins condescendante, bien plus ouverte à l'Europe. À l'image de sa capitale Londres, réputée comme étant l'une des plus cosmopolites du monde.

Le contingent espagnol a lui aussi fortement augmenté. D'un seul joueur en 1992, il est passé à vingt-huit la saison dernière, lui permettant de devenir la troisième nation étrangère la plus représentée derrière la France et l'Irlande. Et ce n'est peut-être qu'un début. Preuve en est, douze joueurs espagnols supplémentaires ont rejoint la Premier League cet été. Le dernier en date, la perle de la Masia, Gerard Deulofeu, prêté à Everton. Les chiffres se veulent aujourd'hui limpides. L'Angleterre est le championnat qui réunit le plus de joueurs espagnols. Au point que certains parlent déjà de « Spanish Premier League » . Vraiment ?

L'Euro 2008, élément déclencheur

L'amour porté par l'Angleterre aux joueurs espagnols n'a rien d'une dernière lubie. Celui-ci émane presque exclusivement de l'hégémonie espagnole sur la scène européenne et internationale. Ainsi, les succès successifs de la Roja et du Barça depuis 2008 ont fait succomber les derniers récalcitrants. Le joueur espagnol, c'est clairement le bon plan. Qui plus est financièrement. « Même si les Espagnols coûtent cher, ils coûtent tout de même moins cher que leurs homologues britanniques. Payer 15 ou 20 millions de livres pour un Espagnol, c'est plus intelligent que de dépenser la même somme pour un joueur anglais. Car les bons joueurs anglais, il n'y en a pas beaucoup  » , confirme Ric George, consultant à Canal + et spécialiste de la Premier League. Michu, trouvaille de Swansea - équipe anglaise avec d'ailleurs le plus de joueurs espagnols - la saison dernière pour seulement 2,5 millions d'euros, en est la parfaite illustration. Le transfuge du Rayo Vallecano n'a d'ailleurs pas manqué d'indiquer en retour tous les bienfaits du championnat anglais : « La Premier League est supérieure en tout : la structure, les supporters, la compétitivité, la puissance économique. Aujourd'hui, n'importe quel club anglais peut acheter un joueur espagnol de n'importe quelle équipe, sauf du Real ou du Barça. Le marché espagnol est très intéressant au niveau du rapport "qualité-prix". Ici tu peux gagner sur tous les terrains aussi. En Espagne, il est impossible de gagner au Bernabéu ou au Camp Nou par exemple. » C'est, là aussi, l'une des attractions en Angleterre. Permettre à des poulains d'Espagne de briguer le titre puisque les concurrents sont plus nombreux. Mata et Silva en savent quelque chose.

La réussite espagnole, la Premier League veut l'importer chez soi. C'est pourquoi les dirigeants espagnols squattent désormais les hautes instances des escouades anglaises. Manchester City s'est hispanisée avec les arrivées de Txiki Begiristain et Ferran Soriano, respectivement directeur technique et directeur exécutif des Citizens, Liverpool a misé sur Rodolfo Borrell, ancien coach des jeunes à Barcelone, comme directeur du centre de formation, pendant que Chelsea compte Juan Sol Oria en tant que scout. De telles responsabilités dévolues aux Espagnols montrent un domaine où les clubs anglais pèchent : la formation. « Les Anglais n'ont pas les moyens de faire évoluer leurs propres joueurs. La meilleure chose dans le cas échéant est donc de copier le modèle. Dans les années 90, on parlait beaucoup du modèle français. On a essayé de copier ça. Mais ce qu'on fait actuellement avec l'Espagne, c'est plus sérieux, corrobore Ric George. Pourquoi ? Car on fait directement venir les dirigeants espagnols sur place. Former de bons joueurs, c'est le problème qui se trouve actuellement chez les Anglais.  » Exemple à l'appui lors du dernier championnat d'Europe Espoirs. Pendant que la Rojita remportait son deuxième Euro d'affilée, la sélection anglaise se voyait piteusement sortie au premier tour...

« Plus de joueurs, moins d'argent »

En Espagne, pourtant, on voit les choses avec un certain pessimisme. « Ici, on regarde ça avec pas mal d'inquiétude. Après la fuite des cerveaux, c'est la fuite des talents » , souligne Pablo Polo, journaliste pour Marca. Il faut dire que l'Espagne n'était pas vraiment habituée à voir ses meilleurs footballeurs quitter la Liga. Il y a encore quelques années, elle avait tout pour elle : qualité de vie, climat, argent. Le mix parfait pour que le joueur espagnol s'épanouisse chez lui. Mais ça, c'était avant. Avant la crise économique qui frappe le pays depuis 2008, notamment. Si le soleil est resté, les thunes, elles, sont parties. « La crise a entraîné un véritable changement, explique Polo. Avant, les bons joueurs qui ne signaient pas au Barça ou au Real rejoignaient des clubs comme Valence, l'Atlético ou Séville. Mais aujourd'hui, ces clubs ont régressés, sportivement parlant. Et ils n'ont plus les moyens de concurrencer les équipes anglaises au niveau des salaires. Real et Barça mis à part, même Swansea offre des garanties financière supérieures à celle des clubs espagnols…  » À l'image des étudiants espagnols qui partent travailler à l'étranger, les footeux semblent avoir trouvé leur Eldorado en Premier League. Et certains n'hésitent pas à franchir le pas très tôt pour parfaire leurs formations en Angleterre. Derrière les « anciens » Cesc Fàbregas et Gerard Piqué, Daniel Pacheco et Suso (Liverpool), Denis Suárez (City), Oriol Romeu (Chelsea) ou Ignasi Miquel (Arsenal) ont tous choisi l'option Erasmus. Et ce, même si aujourd'hui tout le monde loue la qualité de la formation espagnole. « C'est un vrai problème, avoue Pablo Polo. Au-delà de l'envie des gamins, les dirigeants et les agents proposent souvent des contrats incroyables aux familles. Et vu la situation du pays en ce moment, rares sont celles qui hésitent. Aujourd'hui, on est le Brésil de l'Europe. Une usine qui forme un nombre de talents incroyables qui sont souvent obligés de partir pour des raisons économiques. Il y a de plus en plus de joueurs, mais de moins en moins d'argent. »

Pas sûr, pour autant, que la crise puisse servir d'unique justification à cet exode massif. Car l'attirance pour la Premier League est bien réelle. Une love-story qui a commencé en 2004, avec le « Spanish Liverpool » de Rafa Benítez. Pionnier du « made in spain » , le Madrilène a, en quelque sorte, ouvert la mentalité de ses compatriotes en prouvant qu'en Angleterre aussi, on pouvait s'éclater. Récemment nommé coach d'Everton, Roberto « Bob » Martinez, méconnu chez lui, en Espagne, mais idole en Angleterre, semble l'avoir parfaitement assimilé. Tout comme Vicente del Bosque. L'homme à la moustache est conscient que le départ de ses élèves a aussi contribué aux succès de la Roja. « C'est une bonne chose pour le football espagnol, avouait-il en 2011. Les joueurs qui partent ont plus de responsabilités. Et ça, c'est forcément enrichissant pour la sélection nationale. Certains d'entres eux sont partis très tôt et, dans un sens, ça nous a décomplexé.  » Gracias, Inglaterra.

Une mode partie pour durer ?

Crise ou non, les deux parties trouvent néanmoins leur compte. Les joueurs, souvent méconnus s'ils n'évoluent pas sous les tuniques de Madrid ou du Barça, bénéficient davantage d'exposition en ralliant la perfide Albion. « Le championnat anglais leur a donné de la renommée, avance George. Ils étaient connus chez eux, d'accord. Mais la Premier League est diffusé dans le monde, dans les pays asiatiques, partout. Maintenant, un supporter d'un club anglais, qu'il soit à Singapour, en Inde ou aux États-Unis, il connaît bien les qualités de Mata ou Silva. C'est grâce à la Premier League, le championnat le plus médiatisé du monde. » Santi Cazorla, tout juste arrivé de Málaga, l'avait notamment conforté après ses débuts à Arsenal. « Même si ça ne fait que quelques mois que je suis en Angleterre, on parle beaucoup plus de moi aujourd'hui que durant toutes ces années passées en Espagne. C'est forcément un plus dans l'évolution de ma carrière.  » En retour, Cazorla et consorts ont apporté une touche technique remarquable au championnat que les Anglo-Saxons ne possèdent pas. De quoi atténuer cette réputation d'âpreté et de kick and rush.

Reste à savoir si ce lien Premier League/Liga est une simple tendance ou un système parti pour durer. Ric George a, lui, choisi son camp. La Premier League n'hésite pas à suivre les tendances... tant qu'elles sont bénéfiques au championnat : « Les Anglais vont toujours chercher les meilleurs parce qu'ils ont les moyens de le faire. C'est cyclique. Aujourd'hui c'est l'Espagne, mais si le football tchèque était au sommet, les recruteurs anglais prendraient des Tchèques. Quand la France dominait le football mondial après la Coupe du monde 98 et l'Euro 2000, il y a eu un flux important de très bons joueurs français en Premier League. À l'époque de Wenger et Houllier, il n'y avait que ça, que des grands comme Petit, Vieira, Anelka, etc. Vraiment des joueurs de classe mondiale qui venaient chez nous. Pareil désormais avec l'Espagne.  » L'Espagne, elle, porte un tout autre regard sur la question. Plus qu'une simple mode, l'exode ressemble souvent à une nécessité. L'état économique du pays et le gouffre qui s'accentue un peu plus chaque année entre le Real et le Barça et les autres clubs de la Liga ne devraient pas inverser la tendance. À l'instar d'Isco ou d'Illarramendi avec la Casa Blanca, les très bons joueurs continueront de signer chez l'un ou l'autre des deux géants. Les autres, eux, choisiront l'exil. Comme Nayim. Putain de crise.

Par Romain Duchâteau et Grégory Blasco
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FootAddicted Niveau : CFA2
L'article aurait pu donner plus de chiffres concernant la présence espagnole en PL, les clubs de départ et d'arrivée, les raisons des choix faits par les joueurs..

Parce qu'à part dire que la PL est le championnat le plus médiatisé au monde et que l'Espagne laisse partir ses joueurs pour des raisons économiques (et parce qu'accessoirement l'Espagnol est ce qui se fait de mieux en Europe aujourd'hui), il ne nous apprend pas grand chose.
derIngenieur Niveau : CFA
Note : 2
Mata, sur la photo, attend qu'on tire sur son doigt pour péter. Comme au collége. ^^

J'ai honte.
La crise ?
Nan c'est juste que les Espagnols sont les meilleures footballeurs au monde a l'heure actuel , le foot est cyclique c'était comme d'antant après 98 ou chaques clubs Italiens et Anglais justement désirer avoir son joueur Français !

De ce plus en Espagne les grands salaires ne se font que au Real et au Barça , toutes propositions gardés bien sure , Villa a el Atletico n'est pas a plaindre bien sure !
Cependant justement les Matelassiers n'ont pas la surface financière pour s'assurer un 11 payer gracieusement , tout au plus un salaire extra !
Ce qui est le cas aussi avec Valencia et Soldado , pour le reste Malaga dégraisse et City va peut etre se payer Negredo ..

Tout est lié a l'économie , comme le disait un groupe disco d'antant " le freak c'est chic "
Note : 1
Peut être, mais l'article n'en reste pas moins intéressant. C'est con, mais cette simple question de notoriété à laquelle on ne pense pas forcément est bien soulevée ici. Au delà des titres inatteignables chez eux, c'est le manque de reconnaissance qui est criant. On ira pas jusqu'à dire que Mata est Silva était mal considérés à Valence, mais c'est vrai que leur départ leur a donné une nouvelle dimension.

Par contre j'aurais bien aimé quelques mots sur les (non) conséquences directes en équipes nationale. Ok, Del Bosque affirme que tous ces départs ont été bénéfiques (à part Torres et Xabi Alonso ??). Mais concrètement, qui sont les titulaires inamovibles de la Roja ?? Les cadres du Barça et du Real. Quand on voit la difficulté pour un Mata ou un Silva de gagner leur place de titulaire c'est à se demander si le fait de s'exiler ne les met pas non plus quelque peu à l'écart vis_à_vis des deux mastodontes. C'est comme si l'Espagne n'était pas encore prête à donner les clés de sa sélection à des types qui seraient partis sous prétexte qu'ils n'ont pas pu intégrer le BarçaReal.

Bref, l'Espagne se méfie encore des ses expat' !!!

Après, l'article soulève l'éternel débat des droits télé en Espagne et de la domination sans partage du BarçaReal... mais ça c'est classique.
Judge a Manager after the season not on a bit of Paper Talk.
leopold-saroyan Niveau : Ligue 1
Le staff de Liverpool annonçait récemment vouloir changer la donne et mettre le paquet sur la formation de joueurs locaux, bien que les résultats ne seraient visibles que dans quelques années..
LIGA total! Niveau : Loisir
58M? pour Torres ou 40M? pour Carroll ? Dilemme ...

Le Championnat Anglais : +60% de joueurs étrangers, du mécénat, des dettes ...
très bon papier.
enfin...c'est sur le net....mais très bon !
neo_la_fifouze Niveau : DHR
Message posté par Bepytobco
Judge a Manager after the season not on a bit of Paper Talk.


C'est moi ou ya un max de bots ou de commentaires bizarres sur SoFoot ces derniers jours?
Un peu chiant, faudrait y remédier
Mister Wayne Niveau : District
Il n'y avait que ça, que des grands comme Petit"
Marek Hamsik Niveau : National
Excellent article !
Note : 2
Logique et compréhensible pour les footeux espagnols. S'ils veulent faire quelque chose en Europe, gagner des titres majeurs tous les ans, c'est le Barça ou le Real. J'ai beau être pour l'Atléti, il est vrai que des joueurs comme Mata ou Silva sont inaccessibles pour des finances comme celle des colchoneros.
C'est une double réalité plus que logique: l'argent et le sport. On y revient toujours. Plus de t'as de tunes, et plus t'as les moyens de bâtir une très grosse équipe capable de lutter au premier plan tous les ans.
@El Xeneize
C'est bien ce qui est dit, l'Espagne est à la rue mais produit des supers joueurs, l'Angleterre leur offre de nombreuses opportunités accessibles de très bien vivre.

@saviola07
Oublie pas que Torres a eu un avant Chelsea qui lui a été largement bénéfique!

Mais c'est sûr que niveau médiatisation, quand on se concentre sur 2 clubs, c'est pas top pour les joueurs. Aujourd'hui le Big4 est devenu une légende. On parle d'une dizaine de clubs ultra médiatiques via leurs résultats (Tottenham), leur actualité (QPR) ou tout simplement leur côté mythique (Liverpool).
Même si au final, crise ou pas, la liga restera un éternel duel quand en Angleterre le Big4 est différent chaque année...
salvat1985 Niveau : DHR
Après faut relativiser, très peu d'italiens partent (et pourtant l'Italie c'est pas mieux que l'Espagne économiquement).
le fait est qu'en Espagne il n'y a que 2 grosse équipes et pleins de bonnes équipes mal en point fianncièrement. Du coup c'est compliqué d'aller dans ces grosses équipe alors tu pars tenter ta chance ailleurs pour espérer un gros club pour jouer des gros match.
Peut-être certains sont des emrcenaires mais Mata par exemple, c'est la LDC tous les ans et il est bien à Chealsea. De Gea pareil...

Mais à partir du moment où le footballeur professionnel a obtenu le statut professionnel, il agit comme quelqu'un sur le marché de l'emploi.
T'es payé 1 et tu as l'occasion de gagner 2 pour faire la même chose qu'est-ce que tu fais?
bah...tu signes direct.
Je ferai pareil c'est certain.

Après des joueurs à la Hierro, Maldini, Totti, Valeron... c'est la vision romantique du football qui est partie avec la vision économique.
On ne verra plus des joueurs qui feront 20 ans dans un club car si le club ne peut pas garantir leurs salaires bah ils partiront.

Des joueurs qui partent dans d'autres gros championnats ca ne me choque pas car je pense que tout le monde a accepté bon gré mal gré cette nouvelle donne dans un monde mondialisé.
combien de temps ca va durer on ne sait pas mais quand ca va se briser va y avoir un gros bazar désorganisé c'est sûr.
et c est pr ça que le championnat anglais est le meilleurrrrr , et ouiiiiiiii ... merci l espagne
Les gars, faut pas oublier l'autre nation entrain de coloniser la PL.

Désolé d'être lourd, mais oui c'est bien la Belgique!

A chelsea, tu vas avoir une attaque Lukaku-Hazard-De Bruyne.
A tottenham, Verthongen-Dembele (+Bentegoal?)
City : the prince.
Arsenal : Vermaelen
Everton : Fellaini et Mirallas
Liverpool : Mignolet

Et vous allez voir arriver Nacer Chadli (tottenham?), Toby Alderwereld (Liverpool) et Courtois qui va revenir!

Avec ca tu fais une équipe qui se balade en PL :D
Les Anglais se vantent de leur championnat (et ils n'ont pas tort de le faire), en attendant, ils sont toujours aussi ridicules en sélection depuis des années...
Karl Socrates Niveau : Ligue 2
Paradoxalement le championnat espagnol a récupéré la saison dernière la 1ère place au classement UEFA au détriment de la PRL qui le dominait depuis pas mal d'années...
La championnat anglais a clairement perdu de sa superbe ces 2-3 dernières saisons.
Man U n'arrive plus à rivaliser avec les plus grands cadors européens, Man City est catastrophique en Europe (même si ça reste une énigme), Arsenal en baisse de régime, Liverpool n'en parlons pas et Tottenham n'arrive pas à franchir la marche qui lui permettrait d'être un grand. Seule la victoire de Chelsea il y a deux ans permet de sauver les apparences mais si on regarde bien elle a été assez chanceuse car sur le plan du jeu c'était tout sauf la meilleure équipe d'Europe cette année là.
Petit commentaire hasardeux qui va déchaîner les passions (ou pas): le niveau technique et tactique moyen en PL est extrêmement bas... donc du coup tu mets un Michu à Swansea (et encore c'est pas un bijou de technique le Michu) et de suite, les mecs habitués au kick and rush et au jeu par domination physique ont l'impression d'avoir signé un ballon d'or... Michu à Valenciennes serait sans doute largement moins décisif... Dans la même veine, un Roberto Martinez à Wigan... les mecs se sont toujours pas remis qu'il puisse exister un football basé sur la possession et la circulation de balle... Un joueur latin moyen plus, si en plus il a du coffre et peut encaisser le rythme physique de la PL, ben de suite ça devient un cador las-bas... Mais je pense que c'est surtout dû à l'extrême pauvreté technique et tactique du football anglo-saxon...
Mouais... En meme temps y a pas un club anglais qui arrive ne serait-ce qu'a la cheville d'un club comme le real...
Et puis quel joueur anglais joue a l'etranger?
Leur plus grand joueur reste Paul gascoigne...
Denier titre mondial en 66 et encore...
Trouvez moi des joueur anglais techniques...

Je m'arrete pour le moment.
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